PARALYSIE ET ATROPHIE
quatre, liuil, douze mois. Naturellement on rencontre quelques exceptions et cas transitoires. Ces dill'fjrents degrés de gravité de la maladie ne dépendent ni de l'âge des sujets, ni du début plus ou moins tardif du traitement électrif|ue.
Il est indubitable que cette marche très diverse d'un seule et même maladie est déterminée purement et simplement parla différence d'intensité de la lésion, par le degré plus ou moins élevé de la compression et de la destruction que le nerf a éprouvées par l'afiection rhumatismale. En outre, il me paraît absolument indubitable ou du moins très vraisemblable que ces diflërences dans la gravité de la lésion proviennent, en grande partie, sinon d'une manière exclusive, de la localisation de la maladie. Si cette localisation affecte tout le tronc nerveux situé en dehors de la trompe de Fallope, dans un tissu lâche, une compression énergique de la maladie est impossible, la lésion reste légère et momentanée ; mais, si le mal s'étend (gonflement neurotique, etc.), jusqu'à l'entrée en forme d'entonnoir de la trompe de Fallope et qu'il s'3'^ introduise même, la pression sur les libres nerveuses, par suite de l'élroitesse de l'espace, devient de plus en plus intense, l'arrêt de conductibilité de plus en plus complet ; alors ce n'est pas seulement la conductibilité motrice, mais c'est encore la conductibilité trophique qui est complètement interrompue et on arrive par là aux différents degrés de la DR et par suite naturellement à une prolongation de la maladie. A cela répond aussi complètement le tableau symptomatique de ces cas (sauf des exceptions très rares) ; une participation des rameaux qui en émanent plus haut (corde, muscle de l'étrier, etc.) n'a jamais lieu que dans les formes graves. Naturellement il peut aussi se faire que de prime abord une intensité plus ou moins forte de la maladie puisse, jusqu'à un certain point, être décisive pour la durée et la gravité de la maladie.
Les autres anomalies de l'excitabilité électrique rares, et observées par-ci par-là dans les paralysies faciales rhumatismales (simple augmentation et simple diminution de l'excitabilité faradique et galvanique), n'ont pas d'importance au point de vue du diagnostic.
Voyons maintenant quelques exemples typiques de cette maladie, que l'on peut étudier tous les jours.
o.ï° Obs. personnelle. — Parahjsie faciale rhumatismale, forme légère. — Femme, 24 ans, atteinte depuis six jours d'une paralysie rhumatismale du facial droit. La luette et le voile du palais ne sont pas déviés ; pas de trouble du goût ni de l'ouïe. Excitabilité électrique des branches nerveuses el des muscles complètement normale. Traitement galvanique : le dixième jour de la maladie, premières traces du retour de la motilité ; au dix-huitième jour, guérison. L'excitabilité électrique n'a jamais présenté d'anomalies.
56° Obs. personnelle. — Paralysie rhumatismale du facial, forme légère. -