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PARALYSIE ET ATROI'HIE

conslale plus que la présence des anomalies qualitatives caractérisli- ((ues (secousse paresseuse AnFS > K.iFS, excitabilité nnécanique plus intense). C'est précisément dans la paralysie saturnine que l'on a constaté ces cas surprenants d'une DR galvanique, tout à fait isolée dans des muscles, qui n'avaient pas du tout été paralysés ou du moins qui n'avaient guère été gênés dans leur motilité (Erb, Bernhardt Kast ; voir aussi p. 189), sans compter qu'ici se manifeste aussi la DR partielle. La longue persistance de la paralysie saturnine et les récidives qui se produisent assez souvent, compliquent, il est vrai, passablement les résultats de l'excitabilité électrique et les rendent douteux et embrouillés, de sorte que bien des fois on ne peut retirer aucune lumière de l'exploration électrique.

Mais la DR ne s'attaque pas toujours à tous les muscles atteints de la paralysie du plomb ; elle en épargne plusieurs au contraire, qui ne font preuve que d'une simple et faible diminution de l'excitabilité électrique ou ne présentent aucune anomalie du tout.

C'est là un caractère important pour le /Jronosizc ; car ces muscles sans DR retournent bientôt d'ordinaire à leur état normal, tandis que ceux qui éprouvent la DR exigent ordinairement beaucoup de temps pour se reconstituer. En tout cas on peut, relativement au diagnostic, retirer de la DR une conclusion très précise en ce qui concerne l'atrophie dégénérative et, en même temps, sa présence témoigne surtout en faveur d'une origine névrotique et contre une origine myopathique et, lorsque la sensibilité est absolument intacte, elle indique comme très probable, l'origine spinale de la paralysie (tout au moins dans les racines antérieures).

Toutefois et malgré de nombreuses explorations récentes et toutes récentes, la question relative à la nature et au siège de la paralysie saturnine est encore toujours controversée. A la vérité, il paraît prouvé qu'elle ne peut pas avoir son siège primaire dans les muscles, mais qu'elle est d'origine névrotique ; mais la lésion d'origine doit-elle être cherchée dans les nerfs périphériques (et seulement dans leurs fibres motrices) ou dans les colonnes antérieures grises de la moelle épinière, c'est là un problème qui n'est pas encore définitivement résolu. Les observations les plus récentes qui indiquent, dans les nerfs périphériques une dégénérescence parenchymateuse, et par contre rien dans la moelle épinière, nous font en tout cas incliner dans le sens de la lésion périphérique. Malgré cela, je ne puis aucunement admettre comme démontré que la moelle épinière n'a pas été malade primitivement. Que prouvent des résultats négatifs avec nos méthodes si défectueuses de recherches microscopiques? Car on ne doit certes pas s'attendre à des lésions grossières. Dans une affection purement toxique qui peut guérir en peu de temps le fonctionne-

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