INTRODUCTION
YINGT-HUITIËME LEÇON
Sommaire : Introduction. Naliire et palhogénèse des crampes. La modification spasli" que. — Excitabilité électrique. — Problèmes éleclrothérapcutiques -.suppression de L'excitation motrice directe . — Suppression des excitants réflexes. — Introduction de puissants arrêts. — Cas divers. — Méthodes électrothérapeutiques : Traitement causal. — Traitement directement antispaslique etses méthodes : galvanique et faradique. — Plan général de trailement. Résultats. — Diverses formes de spasmes : spasme du muscle masticateur. — Spasme mimique de la face. Blépharospasme. — Spasme dans la région de l'accessoire et à la nuque. — Spasme dans les muscles du tronc. — Spasmes respiratoires, hoquet, etc. — Spasmes à l'extrémité supérieure et inférieure.
Messieurs, si j'en viens mainlenanl à parler de l'électrothérapie des spasmes je pénètre sur un terrain, qui a certaines analogies et bien des ressemblances avec celui des névralgies, mais qui est bien plus difficile et plus embrouillé que ce dernier. L'étude des spasmes constitue un des chapitres les plus obscurs delà pathologie du système nerveux et pour beaucoup de formes morbides singulières qui en font partie, nous manquons de toute clarté sur le siège et la nature de la lésion du système nerveux, qui leur sert de base, sur les processus délicats, qui déterminent la forme spéciale de beaucoup d'affections spasmodique, sur leurs relations avec les causes diverses de ces affections, en un mot sur la pathogénie des spasmes.
Il est clair que cet état défectueux et incomplet de la pathologie des crampes, surtout en ce qui concerne des points essentiels, touche de près la thérapeutique de ces crampes et spécialement leur électrothérapie et seuible de nature à entraver à chaque pas le développement de la science sur ce sujet. Effectivement notre thérapeutique se meut encore sur un terrain très peu sûr ; les méthodes ne sont encore en aucune façon dignes de confiance, tantôt elles réussissent bien, sans qu'on s'y attende, tantôt elles échouent et ce qu'il y a de bien certain, c'est que les succès obtenus contre les spasmes sont loin de valoir ceux que l'on a remportés contre les névralgies. Marchons donc sur ce terrain, plus que sur tout autre avec une prudente hésitation ; il y a encore ici beaucoup de place pour des recherches thérapeutiques exactes.
Occupons-nous d'abord brièvement des considérations générales émises sur les spasmes, puis examinons les cas dans lesquels des spasmes plus ou moins localisés ont pris une certaine' existance indépendante et se sont manifestés comme formes spéciales de maladie, ou les cas dans lesquels ces spasmes locaux ne sont qu'une manifestation partielle de maladies locales plus grossières du système nerveux. Par contre, je réserverai pour des leçons ultérieures l'étude des formes de
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spasmes considérées dans la pathologie nerveuse comme névroses générales on centrales (la chorée, l'éjiilepsie, la tétanie, la paralysie agitante, etc.)
Ici pareillement, il faut pour fonder la méthode élecirothérapeutique jeter un coup d'œil rapide sur la nature et la pathogénie des spasmes. Si nous les définissons contractions musculaires involontiiircs, provoquées par des processus pathologiques (définition qui n'épuise réellement pas la question), nous entendons par là, du moins, qu'il s'agit de phénomènes d'excitation anormaux (anormaux par leur apparition ou par leur intensité), dans les appareils moteurs au sens le plus large, muscles, voies de conductibilité motrice, centres moteurs et réflexes. Mais de quelle nature sont les modifications nutritives ou histologiques de ces appareils, qui provoquent ce phénomène anormal d'excitation ou l'accompagnent constamment, c'est ce que dans la plupart des cas, nous ignorons absolument. La plus simple observation prouve que certainement ce ne peuvent être des modifications anatomiques grossières, qui produisenlle spasme, car ces modifications sont toujours, et sans exceptions, suivies de paralysie et même quand nous trouvons, ce qui arrive a3sezsouvent,des lésions anatomiques grossières dans des accès de spasmes, nous pouvons toujours admettre, avec quelque certitude, que ces lésions n'ont pas atteint les appareils moteurs eux-mêmes, mais se trouvent seulement dans leur entourage et acquièrent ainsi, une influence excitante sur les appareils moteurs. Si sur une seule et même voie de conductibilité motrice, se rencontrent simultanément une paralysie et un spasme, il faut bien admettre que la modification paralysante atteint la voie de conductibilité en un endroit plus central que celle qui produit le spasme. Nous sommes donc forcés de croire que les spasmes ne sont pas produits en général par de très grosses lésions anatomiques, mais qu'il doit s'agir principalement de modifications délicates (moléculaires, nutritives, circulatoires), qui peuvent, sans doute, être provoquées de différentes manières. Si nous réfléchissons plus profondément aux relations de maints spasmes avec leurs causes, une pensée s'impose à notre esprit, c'est que, bien des fois, ces causes ne provoquent pas directement l'état d'excitation morbide, qui amène la crampe, mais que c'est leur présence seule qui cause une modification spéciale et particulière dans les appareils moteurs, une espèce de modification névralgique mentionnée plus haut, qui seule exprime la nature morbide des spasmes et provoque les spasmes isolés ainsi que les accès de spasmes. Mais ce ne sont là, pour le moment, que des conjectures plus ou moins plausibles.
Quant à lu palhogénie de ces excitations pathologiques, nous pouvons dire dès maintenant qu'elles doivent leur existence ou à un excitant normal ou à une augmentation de l'excitabilité des appareils moteurs
NATURE Eï l'ATHOGÉNÈSE DES SI'ASMES 489
eux-mêmes. Dans un grand nombre de cas, peuL-êlre dans la plupart des cas, il ne sera pas possible de séparer l'un d'avec l'autre, ces deux agents; bien des fois, ils seront tous deux présents ; toutefois il paraît plus probable que le surcroît d'excitabilité joue, dans la pathogénie des spasmes, un rôle plus important que l'augmentation de l'irritabilité et ce que je viens d'appeler modification spaslique des nerfs moteurs pourrait bien, finalement, ne pas différer beaucoup d'une excitabilité ainsi augmentée. Quant à la nature de ce phénomène d'excitation, qui doit produire ]es différentes formes de spasmes [Iremblement, spasme, tétanos, contracture, convulsions cloniques, etc.) nous n'en avons encore aucune idée.
Le phénomène anormal d'excitation peut atteindre directement les appareils moteurs, les fibres etlés-mêmes des muscles et les plaques motrices terminales (contractions fibrillaires, certaines formes de contracture), ou les voies de conductibilité périphériques (par la névrite, les traumatismes, etc.), ou les voies motrices de conductibilité et appareils centraux intercalés ici dans la moelle épinière (myéhte, paralysie spinale spastique, etc.), ou enfin dans le cerveau aussi (apoplexie, tumeurS; inflammation, etc), et ici sur différents points, il est vrai, par l'excitation des voies de conductibilité comme aussi des centres ; j'appelle vos souvenirs sur le centre des spasmes de Nolhnagel, dans la protubérance et particulièrement sur les expériences récentes, relatives à l'écorce du cerveau, qui certes nous confirment dans l'idée que nous devrons peut-être y localiser une série de formes de spasmes encore très obscures aujourd'hui.
Mais, d'autre part, le phénomène d'excitation dans les spasmes se produira fréquemment par voie indirecte et surtout par voie réflexe ou bien par un état d'excitation anormal des appareils terminaux et voies sensibles (p. ex. dans la maladie des nerfs sensibles eux-mêmes, dans l'excitation des surfaces riches en nerfs, de la peau, des muqueuses, de la rétine, etc.) ou par l'excitabilité exagérée des centres réflexes dans la moelle épinière et dans le cerveau, qui, alors déjà, convertissent des excitations physiologiques normales en excitations centrifuges spastiques (myélite, tétanos, etc.).
Nous n'avons pas à examiner jusqu'à quel point la disparition des mécanismes d'arrêt peut être déclarée responsable de la pathogénie de certaines formes de spasmes, attendu que nos connaissances actuelles sur le siège, la nature et le fonctionnement de ces mécanismes ne suffiraient, pas encore pour avoir une influence décisive sur nos prescriptions électrothérapeutiques. J'ajouterai seulement que, pour l'apparition des spasmes, et de beaucoup de crampes tout à fait locales, la présence de dispositions générales ou de maladies ndvropathiques est ime cause essentiellement active et que sans une condition préalable
81'ASME ET CONTHACTt'HE
de celle naliiro, hoaucouj) de spasmes locaux, déterminés par des causes nccasionnellcs, n'auraient pas lieu. Cela s'applique au malaise général névropathique, à l'hystérie, à la neurasthénie, à l'anémie, à la chlorose el à d'autres causes qui adaiblissent le système nerveux, toutes choses diuil il faut tenir scrupuleusement un compte thérapeutique.
On comprend que ce n'est ici ni le lieu ni le moment d'approfondir, môme brièvement la symplomalologie et le diagnostic des diflérentes formes de spasmes. Mais je n'oublierai pas de dire que pour une thérapeutique fructueuse et pour remplir les indications et les méthodes thérapeutiques, il vous est absolument indispensable d'acquérir les notions les plus exactes sur les régions nervo-musculaires affectées de spasmes. On commet souvent, à cet égard, de graves erreurs ; ainsi par exemple, on confond l'une avec l'autre la partie du corps atteinte de spasme, comme cela se passe par exemple pour le spasme des muscles du cou el de la nuque. Eflbrcez-vous ensuite de savoir, autant que possible, s'il s'agit d'un spasme provoqué directement ou d'un spasme produit par voie réflexe. Dans le premier cas, usez de tous les moyens diagnostiques pour connaître le véritable siège de la lésion. Dans l'aulre cas, vous devrez chercher avec le plus grand soin, la région des nerfs sensibles, d'où provient l'excitation morbide ; à ce propos, je vous rappellerai les points de pression, trouvés par "Von Grafe, Remak et d'autres, points de pression provoquant ou arrêtant les spasmes qui sont d'une grande importance électrothérapique.
Malheureusement je me vois forcé d'avouer que r exploration électrique n'a fait jusqu'ici rien ou presque rien pour élucider toutes ces importantes questions. Dans beaucoup de cas, principalement dans les cas purs, on ne trouve aucune modification de l'excitabilité électrique ; dans d'autres cas, dans les cas compliqués, il se présente occasionnellement des différences, en connexion avec la paralysie concomitante el qui, par conséquent, n'ont rien de commun avec le spasme considéré comme tel. Il n'existe peut-être aucune différence spéciale pour le spasme considéré comme tel. En tout cas, on ne peut constater que dans un très petit nombre de cas, à l'aide d'une exploration exacte et quantitative, la modification à laquelle on devrait s'attendre en premier lieu, une augmentation de l'excitabilité électrique ; on n'a constaté cela, avec une grande exactitude, que pour la tétanie, après que, le premier, je l'eus établi d'une manière positive ; je n'ai pas encore pu l'établir pour la chorée. Quoi qu'il en soit, il faut encore d.'autres méthodes d'exploration des plus délicates pour démontrer des modifications qui pourraient être caractéristiques de la crampe. L apparente diminution de l'excitabilité électrique, qu'il n'est pas rare de trouver dans des régions nervo-musculaires affectées de contractures.
DIAGNOSTIC. — EXCITABILITÉ ÉLECTHIQUE 491
précisément parce que de faibles excitations ne peuvent s'exprimer dans les muscles déjà contractés par eux-mêmes ne doit pas ôtre considérée comme une diminution réelle. Les autres détails, peu importants, par eux-mêmes, seront mentionnés à propos des différentes formes. De temps à autre, il sera possible d'indiquer, à l'aide de l'exploration électrique, des points de douleur et de pression. Vous ferez bien, par conséquent, dans des cas difficiles, de procéder à cette investigation, en appliquant le pôle négatif sur la colonne vertébrale et sur le plexus, etc.
Après ces remarques préliminaires, vous vous serez rendu compte des problèmes qui sont ici posés à l'électrothérapie, et avec quels moyens on peut les résoudre. Je n'ai besoin que d'en dire quelques mots. En première ligne, nous aspirerons à supprimer l'excitation matrice directe ; cela peut se faire par l'abaissement de l'excitabilité, par l'anélectrotonisation des appareils moteurs, c'est-à-dire par les actions modifiantes des courants électriques ; cela peut aussi s'effectuer en éloignant du pourtour des nerfs les excitants pathologiques (hypérémie, inflammation, cicatrices, etc) Nous employons à cela les actions vaso-motrices et cataly tiques du courant ; ou bien nous cherchons à utiliser les deux catégories d'effets, pour faire disparaître des nerfs moteurs, le trouble hypothétique, moléculaire ou nutritif, la modification spastique.
Un deuxième problème consiste à supprimer les excitants réflexes, qui produisent la crampe ; vous aurez à les combattre comme on combat les névralgies et d'autres états sensibles d'excitation, ainsi également par les actions modifiantes et calalytiques du courant. Dans la présente question rentre le traitement, si actif en beaucoup de cas, de certains points de pression, dont le mécanisme est encore assez obscur pour nous.
Finalement nous avons encore un autre moyen pour combattre les spasmes c'est de produire de vigoureuses actions d'arrêt par lesquelles le phénomène d'excitation motrice est étouffé ou arrêté ; ce qui se ' fait par une forte excitation, périphérique et sensible, c'est-à-dire par l'action excitante du courant. *
Cette dernière peut être utiUsée à l'occasion pour amener par la voie de la surexcitation, une sorte de lassitude et d'épuisement des appareils moteurs et par suite une résolution des états de crampe, et pour également combattre les troubles nutritifs secondaires (raccourcissements, atrophies, etc.), qui se développent parfois dans les muscles longtemps afl-ectés de crampes, c'est ce dont je vous entretiendrai plus tard.
Il est également compréhensible que les difTérentes actions du courant peuvent aussi servir à remplir l'indication causale, c'est-à-dire à
SPASME F/r CONTKACTimE
comballro l'élat fondamental, qui produit lu spasme, la névrite, la myélite, la dégénéresce/ise grise, l'iiystéri»;, la iiévrostljénie, aie. Cette indication causale coïncide souvent avec le traitement direct antispastique et en représente, sans doute fréquemment, la meilleure partie.
Malgré ces ressources diverses, que le courant éleclriipje paraît nous oflVir, IVîleclrothérapie dos crampes présente de bien plus grandes diiïicultés et incertitudes que celle des névralgies. Les succès sont ici bien moins brillants et bien moins assurés ; ils dépendent bien plus souvent du bonheur que de l'habileté des électrolhérapeutes. Très souvent ces maladies présentent une force de résistance surprenante, malgré l'apparence bénigne qu'elles ont au début.
On peut toutefois emprunter à la bibliographie et à l'expérience pratique, des faits nombreux de succès, par le traitement électrique des formes de crampe les plus varices. Je vais en citer quelques-uns, pour vous montrer contre quelles difTicullés la thérapeutique a souvent à lutter, par quelles méthodes différentes on peut s'attaquer aux crampes et combien surprenants sont les succès qu'on obtient quelquefois.
112° Observation personnelle. Spasme facial gauche (tic convulsif). Compositeur typographe, âgé de 48 ans; souffre, depuis 10 jours, d'un spasme mimique facial, du côté gauche, survenu subitement et sans cause connue. Accès fréquents. A pari cela le patient est tout à fait bien portant. On a commencé par un traitement galvanique (An stable sur le plexus parotidien, stable depuis le tronc du nerf jusqu'aux muscles; plus lard aussi galvanisalion du sympathique). Il ne survint aucune amélioration, mais plutôt une aggravation (12 séances). Puis pendant 2 mois interruptiou du traitement ; lente amélioration, de 8 à dO accès par jour. Reprise du traitement galvanique ; dans les dix jours, qui suivirent immédiatement, augmentation du nombre des accès, environ 25 par jour. Puis, durant quatre semaines, injection de morphine, sans succès. Après cela, emploi de courants faradiques plus intenses. Dès la cinquième séance qui suivit, le nombre des accès se réduisit à 5 ou 7 par jour, (auparavant il était de 12 à 16). Après la onzième séance, il n'y en eut plus que trois par jour. Dans les jours qui suivirent la dernière séance, 3 accès en tout, puis plus rien sur ce point.
Le patient resta pendant deux ans en parfaite santé ; en mars 1870, il revient, ayanl depuis huit jours de nouvelles crampes faciales mimiques et 20-30 accès quotidiens. Le traitement fut recommencé avec des courants faradiques grossissants ; les six jours suivants, point d'amélioratim. — Ensuite traitement galvanique : An stable, avec entrées et sorties de traînées de courant En 15 séances, point de résultat, plutôt aggravation, accès quotidiens allant jusqu'au nombre de iiO-OO. — Alors de nouveaux courants faradiques grossissants ; en 10 séances, pas de résultat (état stationnaire avec 30-4.Ï accès). — Durant trois nouvelles semaines, iodure de potassium ; abaissement graduel à 20-2o accès ; alors bromure de potassium et de rechef amélioration, 6-7 attaques quotidiennes. — On institue, à cette époque, de nouveau 14 séan-
OBSERVATIONS TUÉIUPEUTIQUES
ces à. courants famdiqties gvossiasimls ; de nouveau, point de résullal (12-15 accès quotidiens). — A la suite d'un traitement ultérieur par le valérianate de zinc à hautes doses, la crampe disparut enfin, au bout de 14 jours.
En janvier 1873, l'alfection reparut, mais se maintint à un état modéré, (3-6 accès par jour) ; l'exploration électrique indiqua exactement la même réaction dans les rameaux nerveux faciaux des deux côtés. Le traitement électrique institué d'après les méthodes les plus diverses, n'avait eu cette fois encore aucune influence notable sur l'affection. — Au bout de 2 mois, le patient fut perdu de vue.
1 13° Observation personnelle. — Crampe faciale mimique bilatérale (Spasme blépharique). — Paysan, 24 ans, souffre depuis 3 mois de forts clignottements qui sont accompagnés de ffammes dans les yeux et d'une grande photophobie; cet état provoque jusqu'à des secousses faciales plus énergiques. Un traitement ophthalmologique (prof. 0. Becker) a déjà produit une amélioration. État le 16 novembre 1870 : attaques fréquentes de crampe faciale mimique bilatérale; d'abord forte contraction répétée de l'orbiculaire des paupières, ensuite brusque ouverture des yeux, contraction spasmodique énergique des frontaux avec contraction vive simultanée des muscles buccaux. Accès toutes les 2-3 minutes. D'ailleurs santé bonne. Traitement galvanique : An stable sur les jeux (Ka à la nuque), ensuite An stable sur le plexus pa- H'tidien des deux côtés. — Le jour suivant déjà, notable amélioration, accès beaucoup plus rares ; après la 1» séance, accès presque complètement disparus ; après la 5° séance, guérison.
En mars 1873, le patiérTt reparaît avec la même affection, qui s'est reproduite trois mois auparavant, à la suite d'une marche prolongée dans la neige; pourtant l'affection n'est pas aussi intense qu'auparavant. — Accès encore de même nature, mais moins violents ; pas de points de pression perceptibles. Ti-aitemenl galvanique conduit comme précédemment; guérison obtenue en deux séances.
114» Obs. personnelle. — Spasme facial mimique du côté gauche. — Demoiselle, 23 ans, a subi à Pâques (1866), l'opération du strabisme à l'œil gauche. — Au printemps de 1867, des secousses de la moitié gauche du visage commencèrent peu à peu à se manifester, croissant graduellement en fréquence et intensité, surtout à la suite de contrariétés. Chlorose modérée. — Le spasme alfecte do préférence les muscles situés autour de l'œil gaucKe et devant le maxillaire supérieur. Pas de points de pression. — D'ailleurs santé bonne.
Nov. 1867. Traitement galvanique : An stable sur le plexus parotidien et derrière l'oreille. — A la suite de 30 séances, après diverses oscillations, amélioration notable, qui amena la gueFison.
11^0 06s. de MorMctjcr. — Sp(mncmusculaire clonique de la face. Avoué, 30 ans ; spasme facial mimique du côté droit, localisé depuis plusieurs mois, sur les muscles situés devant l'oreille et l'orbiculaire des paupières, accès fréquents quotidiens, une pression exercée sur de petits gonflements douloureux, au-dessus des apophyses transverses des troisième et quatrième vertèbres cervicales droites, fait immédiatement disparaître la crampe. — Le traitement consiste dans l'action de l'An (10 élém.) sur ces points de pression. —
.SI'ASMI' ICT i;u.\TlU(;i UUK
Après un pelil noiiibi c do s/'aimos, amélioraUon ; apràs 37 fiances "presque ijuévison. — A la siiiLe d'iiiH! |iiieiirm)iiie, ri;cliuLr; ywirie compliHumimt en '2ri Tîr'ances ulléricures. •
llli" 06s. personnelle. — Spostiie du muscle spliinius droit. — Femme de W fins, alleinle, à lu suite d'une émotion violente, depuis trois iriois, de ce spasme accompagné de douleurs rliiimatoïdes à l'occiput et la nuque. — La léle est portée sans cesse vers le eùU droit : le spasme trouble le sommeil. — Des injections de morphine n'ont amené aucune amélioration. — Une exploration exacte met hors de doute ipie le spasme a son siège dans le splènius droit. Ce spasme se manifeste surtout lors des mouvements ; durant le repos, il tend à dis{>araltre ; il empêche tout travail; maintenant il cesse durant le sommeil. — Pas do points de pression. — Anémie, à part cela bonne santé. — Traitement galvanique; An stable à droite sur le muscle et à la nuque ; ensuite stable obliquement et transversalement par la tête. — Après un traitement de quatre semaines, il se produit une notable ami'dioralion, mais qui ne l'ait pas de progrès ultérieurs. On tente par suite l'application de courants faradiques grossissants ; au bout de trois semaines, amélioration notable : la tête peut maintenant être tenue bien tranquille, durant une lecture ou un travail manuel léger ; ce n'est que durant la marche que la crampe se produit encore à faible degré. .Sortie.
117° 06s. de E. Bemak. — Spamse des muscles cenicaux. — Ouvrière, o2 ans, soulfre depuis bientôt trois ans de spasmes cervico-musculair es Irèsintenses etdont la violence s'accroît (principalement danslarégion de l'accessoire droit, mais avec participation du splénius, du digastrique, etc., nystagmus des paupières, mouvements convulsifs des bulbes oculaires.). Dix-sept ans auparavant, la malade avaitdéjà une fois été traitée, pour la même affection, par Remak père, qui avait remporté un succès par la galvanisation des apophyses transverses cervicales droites. Elle était ensuite restée bien portante, pendant l'espace de quinze ans. Un autre traitement galvanique, pratiqué récemment, n'a pas été fructueux. Par contre, cette fois encore il a été constaté que le traitement par l' An, des apophyses transverses cervicales droites, avec des courants stables de force moyenne (de o à 17 railliweber) a produit des eii'ets heureux : il s'est manifesté immédiatement un soulagement momentané des crampes ; mais peu à peu (après 84 séances), on a obtenu une amrlioratiôn très réelle.
il8° 06s. de Mor Meyer. Spasme clonique de quelques muscles du cou. — Dame âgée de 26 ans, souffrant depuis longtemps d'un mouvement convulsif de la tête en arrière, et à gauche, accompagné de craquements dans le voisinage des vertèbres inférieures du cou et toute sorte de secousses spastiques aux extrémilés. L'exploration décèle une tension anormale desmuscles situés dans la région cervicale, supérieure et postérieure, gauche : La pression sur les apophyses transvorses des vertèbres moyennes du cou, à gauche est douloureuse. Spasme presque continuel et très douloureux. Traitement: action stable du pôle positif sur la partie supéneure gauche du cou, Iva sur la fosse submaxillaire, pendant dix minutes, tandis qu'un aide maintient avec peine la tête penchée en avant. Au bout de quatre semaines, la patiente peut tenir sa tête, sans appui, pendant quelques secondes dans la position
normale. Après 175 séances seulement, le mieux a fait d'assez grands progrès pour que la patiente puisse aller aux bains. Plus tard, guérison.
ll'jo 06s. d'Erdinann. Torticolis rhumatismal. — Fabricant de chapeaux de paille, atteint depuis quatre mois de torticolis rhumatismal, tête tournée en avant vers la droite et en bas ; menton rapproché de l'épaule gauche, mouvements passifs douloureux. Le bacligconnage faradique du cou rend aussitôt les mouvements de la tête plus libres pour quelques heures. Gela et l'excitation faradique directe du muscles splénius gauche fit disparaître l'aflection en 10 séances.
120° Obs. de M. Rosenthal. — Torticolis rhumatismal. — Domestique, 30 ans, a été affectée après avoir été mouillée de part en part, d'une contracture du trapèze droit, tête penchée à droite et en arrière, menton tourné à gauche. — Le passage d'un courant galvanique a aussitôt pour résultat des mouvements plus libres de la tête. — Après une seconde séance, guéiison.
121° Obs. de Mor Meyer. — Contracture rhumatismale de l'angulaire de l'omoplate. — Jeune fille de 12 ans a été atteinte, durant la nuit, par suite de refroidissement, d'une contracture de l'angulaire gauche de l'omoplate, dont le renfiement musculaire présente une saillie prononcée. Quelques commutations de courant à travers les muscles amènent aussitôt sa détente; après deux séances ultérieures, guérison complète.
122' Obs. particulière. — Touxnerveuse. — Jeune fille de 12 ans, atteinte depuis six mois d'accès de toux nervoso-spasmodiques ; ces accès se renouvellent au bout de quelques secondes sous la forme d'un enrouement et d'une toux peu bruyante ; à cela se joignent de légers mouvements convulsifs des épaules et aussi des lèvres. La patiente se plaint d'une vague douleur dans la région du larynx. Objectivement tout est normal. La patiente souffre de la migraine.
D'abord, pendant deux jours, faradisation du larynx. La douleur au cou disparaît ; la toux ne se modifie pas.
Ensuite traitement galvanique stable, transversalement par le larynx et de la nuque au larynx. Après cela, prompte amélioration ; au bout de cinq jours, la toux a complètement disparu. La patiente rentre chez elle ; mais, dans la maison paternelle, le mal reparaît quelques joursaprès; quatre semaines après, elle est remise au traitement ; après quatre jours de traitement galvanique, la toux a disparu de nouveau. Le traitement est encore poursuivi pendant quelques semaines, après quoi la guérison est définitive.
123" 06s. de Mor Meycr. Hoquet avec faiblesse simultanée du bras gauche.
Professeur de gymnastique, âgé de 40 ans, très nerveux, éprouva à la suite d'un violent effort, il y a 16 ans, une seiisation de faiblesse au bras gauche, liée à un sentiment de resserremment de la partie gauche du thorax et de fréquents renvois. Une pression sur l'apophyse épineuse de la7<= vertèbre du cou, détermine une douleur et hoquet violent, se renouvelant 40 fois dans une minute ; la pression sur les apophyses transverses des 3, 4 et vertèbres du cou est également douloureuse. Le traitement par l'An de ces points de pression détermina une amélioration et, après 9 séances, une disparition presque complète des douleurs.
Sl'ASMIÎ ET CONTHACTUKli
124" 06s. personne II i;. Spusinc des deux muscles droits de l'abdomea et (jrands dorsaux. — Oiivriftro «le fcil>i i(|iio, âgée de 24 îuis, très anémique, soullraiit^ depuis 15. mois, Ae secousses spasmodiqucs du l)!is-venlre, sans douleurs, mais avec une i'ré(|iience et iiilensiLé croissantes. Souvent, interruptions d'un ou de plusicin-s Jours. L'exploration nous ap|)rend qu'il s'afril ici de secousses isolées, courtes, rapides comme l'éclair dans tes deux droits de l'abdomen, avec lesquelles se produit en môme temps une secousse un peu plus faible danslesdcux dorsaux et par instants dans les grands pectoraux. Une pression et un petit choc sur le ventre provoque la crampe. Aucun symptôme d'hystérie : L'introduction stable de courants galvaniques depuis la colonne vertébrale dorsale jusqu'à l'épigastrc amène une notable amélioration .
i2o° 06s. de Mor Mcyer. Tremblement du bras droit. Adolescent de 14 ans, souffrant, depuis deux ans, d'un tremljlement. toujours plus fort, du bras droit. Courant galvanique stable, ascendant, du nerf radial au plexus, galvanisation labile des extenseurs à l'avant-bras. Dès les trois premières séances, amélioration évidente ; après 10 séances, le patient peut écrire pendant un quart d'heure sans trembler. Guérison après i9 séances.
126° 06s. personnelle. Spasme donique de l'extrémité inférieure, à la suite d'une névrose articulaire, 28 ans, officier, nerveux, atteint au commencement de juillet 1866, par une balle à la partie interne de la cheville gauche; Intlammation et enflure de la jambe entière ; dou/m" et sensibilité persistantes au genou gauche, où, 14 ans auparavant, avait existé une inflammation trauraatique. La douleur est si grande que le patient ne peut ni marcher ni se tenir debout sur la jambe gauche. En outre, secousses dans les muscles des mollets et des cuisses, qui, à chaque flexion du genou, deviennent plus violentes. Ces commotions troublent gravement le sommeil. État au 30 août 1866 : la jambe gauche est absolument raide ; l'articulation du genou est modérément enflée, très sensible à chaque attouchement. Dans le mollet et dans la cuisse, vives secousses fibrillaires et cloniques, qui deviennent beaucoup plus fortes quand on touche la rotule et lors des tentatives faites pour fléchir le genou. Sensibilité tout à fait normale. Traitement galvanique : An stable sur l'articulation du genou, durant 2 ou 3 minutes, puis en descendant stablement par les nerfs crural et sciatique, chaque fois 2 à 3 minutes, plus tard également par la partie inférieure de la colonne vertébrale. Aussitôt après le l»"" traitement, l'hypereslhésie du genou diminua et le sommeil devint meilleur. Après le 4" traitement, l'hyperesthésie disparut comme les secousses ; la flexion du genou devint facile. Aujourd'hui le patient marche sur les surfaces planes sans le secours d'une canne. Après le li" traitement, il a fait sa première longue promenade. Après le 18" il a clé renvoyé guéri.
Obs. de II. Remak. Contracture hémiplégique. — Depuis deux ans, une femme souffrait d'une hémiplégie avec contracture. Un courant fnradique primaire fut dirigé à travers les fléchisseurs de l'avant-bras, qui se trouvaient contracturés. Ainsi la malade réussit à ouvrir facilement la main avec passivité et à étendre les doigts. Chez la même malade, on réussit à déterminer la résolution de la contracture d'une manière surprenante par l'introduction de
courants galvaniques descendants dans les nerfs des muscles fléchisseurs contractés. En même temps l'action de la volonté sur les muscles paralysés s'accrut.
128° 06s. de Remak. Contractures rhumalismalcs. — La femme d'un tisserand, âgé de 49 ans, souffre, depuis 17 ans, d'un rhumatisme articulaire chronique des extrémités supérieures. Les muscles fléchisseurs sont contracturés depuis l'épaule jusqu'à la main. Pendant six minutes, un courant galvanique est dirigé à travers les muscles de l'épaule droite et du bras droit. Après cela la malade souleva le bras plus haut qu'elle ne l'avait jamais fait depuis 17 ans. Le lendemain, la patiente affirma qu'elle sentait un mieux prononcé. Les muscles de l'avant-bras et de la main sont traités de la même manière et avec un égal succès. Le même résultat est obtenu au bras gauche par un traitement identique.
129" Ohs. de Barivinkel. Contractures accompagnant une myélite de compression. — Un petit garçon de 6 ans, souffre d'une paralysie par suite de la carie d'une vertèbre. 11 a de plus une paralysie et une asthénie des jambes, des réflexes très exagérés, des contractures de flexion au genou, une contracture d'extension au pied. TJ7i fort courant galvanique stable depuis la surface supérieure de la cyphose jusqiCau coccyx (dans une direction quelconque mais l'ascendante est la plus efficace) rend immédiatement souples et flexibles les articulations du pied, tant que la chaîne est fermée et quelques instants après. Les articulations du pied et de la hanche ne furent point influencées de la même manière.
130° Obs. de Leloir. — Contracture hystérique. Individu de 22 ans; souffrant d'une anesthésie de la main gauche et de l'avant-bras, d'une hyperesthésie ovarienne du côté gauche et d'une contracture hystérique de la main du même côté; cette affection durait depuisdeuxmois et elle fut guérie par l'application permanente d'un courant galvanique faible de o-lO éléments, durant six heures, tous les jours.
131° 06s. de Mor Meyer. — Contracture réflexe du carré lombaire. — Pasleur protestant, 33 ans, soufl're depuis février 1879, d'une faiblesse de l'articulation du genou gauche et de celle de la cheville du pied; en outre gonflement des muscles de la hanche gauche et du dos. Amélioration lente, ensuite, de nouveau, aggravation, scoliose dorsale latérale droite, de sorte qu'un corset en acier et une forte semelle en liège dans la botte droite devinrent nécessaires. La scoliose de la colonne dorsale inférieure et lombaire paraît provoquée par une très forte contracture du carré lombaire à la suite sans doute d'une périostite des vertèbres lombaires? — On fait passer le courant galvanique au travers du muscle sans grand résultat ; puis on le fait pénétrer de la façon la plus large, un pôle reposant sur le carré, l'autre dans la région sacro-lombaire, avec commutations d'un fort courant galvanique (40-.ï0 éléments). l'uméhoration fut éclatante et après 14 séances, la scoliose disparut presque complètement et le patient put effectuer une promenade de trois heures.
Dans rinstilutlon des méthodes élecli^othérapïques , on doit songer en première ligne à combattre les lésions qui existent et palpables du système nerveux; par conséquent il faut remplir l'indication causale. Erb. — Éleclrothérapîe. 32
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Cela s'effeclue par le Irailement électrique, conlbrmémenl aux mé- Ihodes connues pour les aU'ecLioiiri organiques du cerveau, de la moelle épinière ou des nerfs périphériques, qui se manifestent à nous ; que l'on puisse fréquemment retirer quelque avantage de ce procédé, c'est ce qui est hors do doute et ledit procédé peut être utile en outre pour faire disparaître maints excitants réllexes. 11 est seulement fâcheux que dans un trop grand nombre de cas, on ne puisse diagnostiquer avec certitude ces affections causales.
Le plus souvent vous devrez utiliser les actions directes anlispasliques du courant et souvent encore ici vous serez indécis au sujet de l'endroit où vous devrez réellement appliquer les électrodes, afin d'atteindre la partie malade — cet endroit pouvant exister sur les muscles eux-mêmes, sur les nerfs moteurs périphériques, surles racines spinales, sur la moelle épinière, sur le cerveau jusque dans les circonvolutions, ou au contraire à l'extrémité, sur des parties extrêmement éloignées, points de pression, nerfs sensibles, etc. Nous ne sommes pas souvent en état de les discerner avec quelque vraisemblance et il en résulte la nécessité de rechercher la vérité à l'aide d'une exploration systématique dans les diverses localisations, pour pouvoir ensuite appliquer l'action curative. Cette recherche peut être très complexe et très longue et elle ne conduit même pas toujours au but, ce dont je pourrais citer de nombreux exemples.
Les méthodes particulières de traitement antispastique concordent assez avec celles de traitement antinévralgique et je puis par suite les décrire avec brièveté. Vous vous servez tout d'abord du courant galvanique afin de produire les actions modifiantes catalytiques que l'on désire provoquer dans l'appareil nerveux moteur, et à la vérité, ici, comme pour les névralgies, l'influence stable doit être de préférence utilisée; vous placez l'An sur le trône nerveux (la moelle épinière, le cerveau ou le point quel qu'il soit que vous voulez influencer) et vous le faites agir quelque temps d'une façon stable, de préférence en commençant avec un courant tout à fait faible, que vous augmenterez peu à peu (introduction de traînées de courant), et, après quelque temps d'action avec cette force, vous l'affaiblirez de même graduellement (sorties de traînées de courant). Ce traitement stable par l'An, pour lequel, dans la règle, on ne doit recommander que des courants d'une force modérée, se montre toutefois utile dans bien des cas. S'il n'agit pas, vous pouvez toujours faire un essai avec la Ka, suivant le même mode d'application, ce dernier ayant peut-être d'autres actions catalytiques. — Des courants stables descendants agissent aussi dans le même sens, quand ils sont conduits au travers des nerfs moteurs et Remak leur a tout d'abord attribué une action antispastique prononcée dans les contractures; pourtant, maintes fois, la direction
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ascendante doit être aussi plus efficace ; en outre, Remak prélend aussi avoir obtenu une action favorable, par des interruptions fréquemment répétées d'un courant descendant dirigé à travers un nerf et un muscle, spécialement dans des crampes réflexes toniques. — Ce fait constaté par Rankeque, les courants galvaniques d'une force déterminée, dirigés à travers la moelle épinière, arrêtent les spasmes réflexes, dans les cas d'empoisonnement par la strychnine, trouve peut-être son analogue dans le résultat favorable, que Barwinkel obtint pour certain malade (v. obs. 129). Lb. dii^ection àxi courant semble être indifférente à cet effet, pourvu que sa force soit suffisante.
Mais vous pouvez aussi obtenir des elîels antispastiques à l'aide du courant f'aradique; tout d'abord, en envoyant de faibles courants faradiques, à l'aide d'électrodes mouillées, à travers l'appareil moteur (éventuellement aussi à travers la tête et la colonne vertébrale) ; ou bien à l'aide de forts courants faradiques, à travers les nerfs et muscles périphériques ; partant du fait physiologique que, durant une forte faradisation des muscles leur extensibilité s'accroît, Hemak a utilisé ces courants en premier lieu pour supprimer des contractures paralytiques, et avec succès: les muscles ainsi faradisés pouvaient alors être légèrement allongés et rester quelque temps, plusieurs heures, souples et extensibles. La meilleure méthode d'appliquer ces actions est bien l'application de courants faradiques grossissants, qui a été mise en œuvre par Frommhold, Benedikt et par moi-même, assez souvent avec succès.
Ces procédés agissent-ils, par surexcitation et par la fatigue qui en résulte pour l'appareil moteur, ou par une modification de l'échange moléculaire, ou par une diminution de l'excitabilité ; cela, n'a pas été encore élucidé; vraisemblablement, les interruptions souvent répétées, ci-dessus mentionnées, du courant galvanique, agissent absolument de la même façon que les fermetures de la Ka, fréquemment renouvelées; peut-être en est-il de même pour les commutations de courant, effectuées à diverses et nombreuses reprises, dans la région de la crampe, auxquelles Benedikt attribue une efficacité toute particulière contre beaucoup de crampes, particulièrement contre le tic convulsif et que Mor Meyer recommande tout récemment aussi contre les contractures (voir obs, 121 et 131).
Un second moyen de traiter les crampes consiste kcombattre les excitants périphériques, lors des crampes dites réflexes. Ici les méthodes en usage dans 'les névralgies et autres états d'excitation sensible, peuvent trouver leur appUcation; ici aussi on applique donc de préférence, des courants stables galvaniques, etc., mais sur les nerfs sensibles, et leur prolongement. — A tout cela se joint encore le traitement électrique des points de]pression ou des voies et ganglions sympathi-
SPASMn: ET CONTKACTURR
ques à l'aide duquel II. Ilemak a obtenu de nombreux succès et qui a également donné à d'autres observateurs quelques résultats remarquables; il est fâcheux seulement que ces points de pression soient si rares et pas aussi fréquents que tendraient à nous le faire croire les descriptions de Rcmak. Un traitement de ces points par l'An stable a lieu d'èlre tout d'abord recommandé; maintes fois son action sépuise au bout de quelque temps et on doit alors rechercher d'autres points.
Enfin un dernier moyen, qui conduit parfois au but, consiste dans l'introduction d'actions d'arrêt, par une forte excitation périphérique ; celle-ci peut agir ou bien (absolument comme dans les névralgies) en combattant des excitations sensibles et provoquant des réflexes, ou bien en déterminant, par une forte excitation, une action d'arrêt sur l'excitation motrice. A cet effet on utilise le pinceau faradique ou les moxas sur différents points de la peau, tout près ou à quelque distance des nerfs moteurs atteints, sur la colonne verlébrable, à l'épigastre. Dans bien des cas il peut être utile de traiter ainsi, par l'excitation^ quelques points de pression, ou bien avec le pinceau faradique, ou aussi avec laKa stable, quand il s'agit de points de pression dont iexcltalion arrête la crampe.
Je dirai finalement que, pour les contractures invétérées, rhumatismales et autres, on a essayé d'amener, par V excitation faradique des antag 07ns tes des muscles contracturés, une amélioration de la contracture, de la difformité et de la motilité des parties. Duchenne et Erdmann ont essayé cela avec succès, dans toutes sortes de contractures des muscles du tronc ; Brenner est entré dans cette voie pour combattre les contractures survenant après de graves paralysies faciales et rhumatismales. Il est évident qu'en cela il ne s'agit pas d'une lutte réelle contre la crampe, mais seulement d'une espèce d'orthopédie et de gymnastique par voie électrique ; toutefois ce procédé peut à l'occasion avoir son utilité.
Dans les contractures paralytiques, le traitement des antagonistes paralysés est assez souvent un remède efficace contre la contracture ; car il est clair qu'avec le rétablissement et le renforcement de l'influence de la volonté sur les muscles paralysés, on obtient un excellent moyen de combattre la contracture, née à la suite de cette paralysie {vice versa la disparition de la contracture contribuer aussi à améliorer la paralysie). Mais ceci encore n'est qu'un traitement indirect de la crampe.
Vous voyez. Messieurs, que nous disposons d'une foule de méthodes de traitement électrique contre les crampes et il est souvent difficile de se décider pour l'une ou l'autre de ces méthodes.
On ne peut encore établir d'indications positives, et bien des fois la méthode sur laquelle on comptait le plus vous fait défaut el l'on n'ar-