SPASME DU DIAPHRAGME, DES EXTRÉMITÉS
du système nerveux périphérique et central, d'où la crampe pourrait peut-être émaner. Je n'ai pas besoin d'insister sur ce sujet.
Il y a lieu de signaler aussi ici les spasmes des muscles de la respiration, les spasmes inspiratoires et expiraloires, ceux du diaphragme, etc., car ils tombent à l'occasion dans le domaine de l'électrothérapie. Ces spasmes, de beaucoup les plus fréquents chez les personnes hystériques, atteignent, soit le diaphragme seul, soit tout le mécanisme de la respiration, ou simplement l'inspiration, ou seulement l'expiration, et quelques-uns de ses actes : toux, éternuement, pleurs, rire, cris, etc. Ce qu'il y a dire à ce sujet, en dehors des données générales, pourrait être quelque chose comme ce qui suit : dans le spasme tonique du diaphragme, affection extrêmement rare, on a maintes fois obtenu du succès d'un fort badigeonnage faradique de la peau, dans le voisinage du diaphragme, à l'épigastre ; de même de la faradisation ou galvanisation du nerf phrénique du cou et de la nuque.
Le même procédé trouve aussi son application dans le spasme chronique du diaphragme, le hoquet, qui, occasionnellement, est très rebelle, très gênant et réclame un traitement énergique. J'ai constaté de visu qu'en de semblables cas on pouvait obtenir un brillant succès par le badigeonnage faradique à l'épigastre ; d'autres prétendent la môme chose de la faradisation ou galvanisation du nerf phrénique ; en bien des cas, le traitement par l'An, de la nuque ou le passage transversal par les apophyses mastoïdes, peut être utile; il en est de même d'une vive excitation de la zone de distribution du nerf laryngé supérieur. — Contre les formes plus compliquées de spasmes respiratoires (spasmes ins et expiratoires, spasmes s,ternutatoires, spasmes du bâillement, du rire, de l'ivresse et de la toux, etc.), le traitement électrique n'est le plus souvent que d'une faible utilité. Tout au plus obtient-on quelque chose quand l'indication causale (hystérie, excitalion périphérique, ovarie, etc.) réclame un traitement électrothérapique. Vous pouvez contre ces crampes procéder directement de la même façon que contre celles du diaphragme, tout au plus obtiendrezvous encore quelque chose d'une forte excitation farado-cutanée. Contre la crampe de la toux, j'ai reconnu utiles la faradisation et la galvanisation du larynx.
Les spasmes des muscles des extrémités supérieures se constatent journellement ; ce sont, il est vrai, le plus souvent, des manifestations partielles de formes de spasmes plus étendues et d'autres névroses (la chorée, le tétanos, l'hystérie, la paralysie agitante, l'épilepsie, etc., etc.), et ils nous occuperont plus tard, quand nous parlerons de ces dernières ; ou bien ils sont des symptômes et des manifestations subséquentes d'affections centrales graves localisées (la contracture hémiplégique, la chorée posthémiplégique et l'athétose, l'épilepsie corticale
SOO SPASME ET CONTHACrURE
parliello. la contracture dans des afj'eclions spinales, etc.) et elles n'ont alors besoin d'aucun autre traitement que de celui de la maladie fondamentale ; mais, maintes fois, il s'agit aussi de S|yismes qui naissent localement à l'exlrfjmité supérieure, par suite de névrite de nerfs isolés, d'affocti(Mis articulaires, de névralgies, etc.). On observe encore un grand nombre d'autres formes de spasmes de l'extrémité supérieure et leur traitement est par suite souvent très compliqué.
Tout d'abord, il faut naturellement traiter la maladie fondamentale; alors on peut mettre en œuvre les diverses métbodes anlispasliques déjà souvent citées, sur les nerfs et muscles du bras, au cou et à la nuque, sur les points de pression que l'on rencontre au plexus brachial ou à la colonne vertébrale, méthodes que vous me dispensez, j'espère, de vous décrire. Ici aussi, le traitement de la nuque et du plexus par l'An est au premier plan. — Contre les contractures idiopathiques ou secondaires, vous pourrez appliquer les méthodes diverses que j'ai pi'écédemment signalées (courants galvaniques descendants, stables, ou courants galvaniques souvent interrompus, ou commutations de courant, ou faradisation énergique avec extension simultanée des muscles, etc.). — Contre les crampes partielles chroniques, accompagnant des lésions des circonvolutions, vous avez à tenter le traitement des centres corticaux.
Ce que je viens de dire, pour lescrampesdes extrémités supérieures, est applicable, mutatis rnutandis, aux crampes des extrémités inférieures. De beaucoup les plus fréquentes, elles sont les manifestations partielles des formes de crampes générales et étendues, ou les symptômes d'affections centrales, surtout de celles de la moelle épinière. Pourtant il se présente aussi, à l'occasion, des spasmes purement périphériques, des crampes réflexes provenant d'affections articulaires, de névralgies, de corps étrangers, etc.; très fréquemment aussi des contractures paralytiques, des contractures hystériques, et ce qu'on appelle les crampes dans les muscles du jarret.
Le choix des méthodes de traitement doit être fait absolument d'après les principes généraux ; le plus souvent vous serez dans lanéces sité défaire le traitement d'affections de la moelle épinière, et par là, de déterminer, dans un cas spécial, les méthodes d'application.
ANESTnÉSlE