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SI'ASME ET CONTRACTURE

percepliblcR sont parliculièrement favorables ; les formes reposant sur une grave (lialhèse névropatliique, les crampes récidivant avec fréquence, les crampes existant dans les maladies organiques de la moelle épinière et du cerveau, s(jiil excessivement tenaces tandis que d'autre^ crampes cenlrales |)lulôL i'onctionnelles, ollrent un bon pronostic.

En parlant des fo)-mes de cranipa isolées, je puis me borner à attirer voire attention sur diflerenles particularités d'ordre pratique. Très rarement la crampe du muscle de la mastication (sous forme tonique, en qualité de trismus ; sous forme clonique, comme grincements de dents) s'observe isolément en elle-même; elle est plus souvent une manifestation partielle de formes de crampes générales. Les formes isolées proviennent maintes fois d'alfection directe de la portion motrice de la cinquième paire, mais le plus souvent par voie réflexe (lors d'état d'excitations dans le domaine de la cinquième paire, dans les affections dentaires, celles de l'articulation delà mâchoire, de contusions périphériques, d'helminthes, etc.). C'est de ce côté que doit se diriger le traitement électrique, qui pour le reste n'offre absolument rien de particulier et peut être mis en œuvre suivant les modes d'application les plus divers .

Mais la crampe faciale mimique, la crampe faciale, le tic convulsif sont de beaucoup le plus fréquemment observés sous formes très diverses, partielle ou diffuse, tonique ou clonique, occasionnellement aussi sous forme de légère contracture (après des paralysies faciales). Cette affection peut provenir de causes très diverses ; mais les formes les plus mauvaises sont précisément celles, dans lesquelles absolument aucune cause ne se laisse diagnostiqueretdanslesquellesleticconvulsif diffus pur persiste avec ténacité des années et des décades d'années. On a quelquefois trouvé qu'elles étaient le résultat d'affections périphériques et centrales ; tout récemment à propos des formes de crampe cor^?ccr/es, on a été conduit à supposer qu'une partie des crampes faciales cloniques, idiopathiques, devait être rattachée aune affection, probablement impalpable des circonvolutions cérébrales, dans le voisinage de ce qu'on appelle le centre facial.

Le traitement électrique de ces spasmes nécessite de la part du médecin autant de perspicacité que de patience; toutes les méthodes diverses peuvent être ici appliquées et doivent souvent être essaj'ées à leur tour, mais souvent inutilement: ainsi action stable de l'An avec forces de courant grossissantes ou décroissantes sur le plexus parotidien ou, derrière l'oreille, sur le tronc du facial ; direction transversale du courant par les apophyses mastoïdes (An du côlé affecté) ; action stable de l'An sur la région du vertex opposée, dans le voisi-

TIC CONVULSIF, BLÉPHAROSPASME 303

nage du centre facial (moitié inférieure des circonvolutions centrales, voir fig. 29, p. 264); cette méthode d'abord proposée par moi, fut appliquée en divers cas, avec succès, par 0. Berger ; comme An on ae sert de préférence de la grande électrode céplialique que l'on applique sur la région du vertex bien humectée (Ka sur le dos ou à la main opposée) stable, avec entrées et sorties de traînées de courant, forces de courant moyennes, durée 3-10 minutes (suivant Berger). De plus vous pourrez essayer dans les branches isolées des nerfs, des courants descendants stables, ou répéter souvent des fermetures du pôle négatif ou encore des commutations de courant, auxquelles Benedikt a dû une série de succès. Si vous rencontrez des points de pression (à la colonne vertébrale, au visage, dans la cavité buccale, derrière l'oreille, etc.) vous devrez en faire l'objet d'un traitement par l'An. N'oubliez pas, non plus, de vous attaquer dans des cas graves, aux différents ganglions du sympathique du cou, surtout quand ces ganglions sont douloureux au toucher. Remak attribue justement à ce traitement une efficacité spéciale, surtout en ce q^ui concerne les ramifications nerveuses .du sympathique, partant des ganglions du cou pour aboutir aux grands vaisseaux de la tête, particulièrement à l'artère vertébrale (qui reçoit aussi du premier ganglion thoracique un important rameau vertébral) ; ces ramifications nerveuses provoquent peut-être des actions catalytiques indirectes.

Vous pourrez aussi employer, pour les nerfs, Jes courants faradiques grossissants et cela assez souvent avec succès ; vous pourrez de même faire passer des courants faradiques en long et en large à travers la tête ou sur les régions de l'écorce qui sont en question. Enfin vous pouvez faire un essai du pinceau faradlque, que vous dirigerez sur la peau de la nuque, sur la région postérieure de l'oreille et, s'il y a lieu, sur des points de pression.

On combat, d'une manière tout à fait analogue, le spasme facial, partiel, particulièrement le spasme des paupiè7'es, qui se manifeste si souvent ; en première ligne, nous recommandons le traitement par l'An sur les paupières fermées et sur la région du nerf sus-orbitaire, puis je vous conseille, avant tout, de rechercher et de soigner les points de pression qui, précisément dans ces formes, jouent, d'après les belles recherches de V. Grafe et Remak, un rôle si important; il en est de même du traitement galvanique du sympathique et de ses ganglions particuliers. Du reste ici la patience et la persistance sont précisément des conditions fondamentales du succès.

Je puis passer rapidement sur le traitement du spasme lingual, de même que sur celui des spasmes oculo-musculaires ; ce sont des affections très rares que, le cas échéant, vous devrez traiter conformément aux principes généraux.

SPASME ET CONTRACTOUE

En revanche, les spasmes du domaine de l'accessoire et de celui des autres muscles de la nuque sont du nombre de ceux qui ne sont point rares, mais ce sont, dans tous les cas, des formes de maladie excessivement chroniques ; ils présentent, à tous les points de vue, eu égard à leur curabilité difficile, la plus grande analogie avec le tic convulsif pur et doivent être traités absolument d'après les mômes règles et les mômes méthodes. Je comprends dans celte môme g^rie les spasmes des sterno-cleido-mastoïdiens, des trapèzes, des splénius, des rotateurs de la tète, de l'angulaire de l'omoplate et des autres muscles profonds de la nuque et du cou, dont vous devrez étudier la symptomatologie et le diagnostic dans les manuels de pathologie nerveuse. Le traitement, par l'An, de la nuque, du nerf accessoire et du sympathique du cou, que Remak, de nouveau, a récemment préconisé, mérite d'être tenté en premier lieu; en outre, j'y ajoute d'ordinaire le traitement par la Ka de la partie correspondante des circonvolutions cérébrales opposées, ainsi que l'action sur la moelle allongée (transversalement par les apophyses mastoïdes) que l'on peut également essayer ; si vous trouvez des points de pression, ce qui n'est pas précisément rare, il faut les combattre en premier lieu, et puis viennent en ligne les autres méthodes antispasliques déjà décrites à plusieurs reprises. Mais ces crampes appartiennent aux formes les plus rebelles et les plus pénibles que l'on puisse imaginer; j'ai vu des cas de ce genre absolument effrayants.

On observe aussi très fréquemment dans ces muscles, les spasmes toniques, qui, dans leur forme récente, se présentent souvent sous forme de torticolis rhumatismal et constituent alors un objet très favorable pour le traitement électrique (comp. obs. 120 et 121). D'ordinaire deux séances suffisent (An stable, ou commutations de courant, ou faradisation énergique) pour faire disparaître l'affection. Mais celte crampe n'en est que plus grave dans les formes congénitales ou déjà passées à l'étal de contractures durables. En ce cas, on lente souvent en vain toutes les méthodes et on obtient alors, tout au plus, quelque succès de la faradisalion régulière (gymnaslico-orlhopédique) des antagonistes.

Tout ce que je viens de dire s'applique également aux spasmes et contractures des autres muscles du tronc, du dos et du ventre, qui se présentent à l'observateur sous les formes et combinaisons les plus surprenantes et opposent d'ordinaire à l'exploration et à l'interprétation cliniques les plus grandes difficultés. En ce qui les concerne, l'électro- Ihérapie a à célébrer peu de triomphes ; leur traitement s'effectue suivant les principes généraux et consiste habituellement en une tentative dirigée dans tous les sens, plus ou moins conforme à un plan, à l'aide des méthodes les plus diverses, vers tous les endroits possibles

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