SYMPTÔMES DE LA PARALYSIE DU SYMPATHIQUE
de SeeligmûUer) consistent en pâleur et refroidissement de la moitié afférente de la tète et du visage, en rigidité et tension des artères des tempes, dilatation des pupilles (avec diminution de la réaction à la lumière ou du mouvement d'accommodation) avec faible propulsion du bulbe oculaire et léger élargissement de la fente palpébrale ; diminution de la sécrétion de la sueur, etc.
Par contre, les manifestations de la paralysie du sympathique consistent en une augmentation de la température et de la rougeur de la moitié correspondante du visage et de la tête, ainsi que du cou et de la nuque, en outre sentiment de chaleur et paresthésies, élargissement et pulsation plus énergique des artères, hypérémie de la conjonctive, douleur de tête, vertige, lueurs; en outre rétrécissement de la pupille avec conservation de la réaction à la lumière et mouvement d'accommodation, faible diminution de la fente palpébrale, légère rétraction du bulbe, augmentation des sécrétions lacrjnnales et sudorifiques, etc.
L exploration électrique ne peut rien pour aider à élucider le diagnostic, attendu que nous ne sommes pas assurés de pouvoir opérer une excitation du sympathique. Toutefois on peut, dans des cas semblables, exercer à l'occasion une influence immédiate sur le trouble morbide, par le courant électrique, et obtenir ainsi des points d'appui pour le choix de la méthode thérapeutique.
11 n'existe qu'un très petit nombre d'exemples de maladies du sympathique qui puissent être utihsés dans l'intérêt de notre thérapeutique.
130° 06s. d'Otto. Paralysie du sympathique du cou. — La femme E..., qui n'avait jamais été sérieusement malade, fut atteinte, au printemps de 1873, subitement, de vomissements, de mal de lête et de vertige. Diminution de la faculté visuelle. — Après quatorze jours, diminution des phénomènes ; mais on remarque une forte rougeur de la moitié gauche du visage, du cou et de la nuque. Plus tard, la malade parla difficilement et sa mémoire s'affaibhl. Parfois elle sentait à latéle. une chaleur brùlanln, accompagnée de vertiges et d'une rougeur plus forte aux dites parties. Toute émotion morale surexcitait ces accès. Avec cela, insomnies persistantes, dépression intellectuelle et surexcitation persistante, souvent une sueur abondante se répand sur les parties rougies. Depuis quinze mois, l'état de la malade n'avait presque pas changé. On remarque une rougeur érythémaleuse qui envahit, diffusément, toute la moitié gauche du visage, du cou et de la nuque, plus tard s'étendit vers le bas sous la forme de taches larges, irrégulières d'un rouge vif, allant décroissant en nombre jusqu'à la taille. — Le sympathique du cou n'était nullement sensible à la pression.
Galvanisation du sympathique avec la Ka ; après trois minutes d'action, le patient se sent déjà presque délivré des étourdissements , il dort la nuit suivante d'un sommeil ininterrompu et paisible. — Au bout de dix séances, le patient
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était absolument débarrassé de ses élourdissements ; l'érytlième pâlit, dans les premières séances mémo pondant lu durée du courant; la vue et la parole sont meilleui'os, le moral est remonté, guôrison durable après 18 séances.
Le b'ailement électrique s'institue en général, pour ces affections, tout comme pour les lésions des nerfs périphériques ; le siège de la lésion doit-il ûtre recherché dans le sympathique du cou lui-même, on traitera ce sympathique suivant les régies générales ; y a-t-il quelque raison d'admettre que le siège particulier de l'affection se trouve dans la moelle cervicale, on électrisera cet organe de la manière connue.
Un tel traitement est-il impossible, n'y a-t-il point de lésion locale apparente ou celle-ci ne renlre-t-elle point dans le domaine de l'électrolhérapie, alors le choix de la méthode d'application se fait d'après la nature des manifestations principales, spécialement d'après les troubles vaso-moteurs qui peuvent se présenter, comme je l'expliquerai ultérieurement d'une façon encore plus complète. Il me suffira ici de vous dire que vous devrez vous servir exclusivement du courant galvanique, lors des manifestations d' excilalion du sym,palhique et il semble en vérité résulter des expériences faites jusqu'à ce jour que le traitement stable par VAn, du sympathique est le procédé le plus convenable. Une électrode moyenne ou encore, ce qui sera bien suffisant, une électrode en forme de branche sera appliquée directement sur les ganglions principaux du sympathique (Ka sur le dos ou indifféremment) et on introduira un courant assez fort, d'une façon stable, durant quelques minutes, de préférence jusqu'à ce qu'il soit possible de constater une action sur les vaisseaux ou les pupilles.
Lors d'une paralysie évidente du sympathique au contraire, une action légère et brève de la Kaest indiquée, avec de faibles courants, une interruption plus fréquente, et des KaFP répétées, éventuellement aussi quelques commutations ; mais qu'il n'y ait que de courtes séances (1 à 2 minutes) parce que sans cela l'action contraire se. produirait aisément. Ici on peut aussi essayer la faradisation modérée du nerf.
Le plus souvent il sera utile, lors des paralysies de conductibilité du sympathique du cou, et même toujours, d'y ajouter un imi^einen/rfes centres de la moelle cervicale^ traitement agissant dans le môme sens, ainsi dans un cas l'action de l'An d'une façon stable pénétrante, dans l'autre une action modérément stable et môme labile de la Ka.
11 paraît aussi indiqué dans bien des cas d'employer le traitement de la périphérie comme utile adjuvant ; à cet effet vous traiterez la peau et les vaisseaux du visage, avec l'An ou la Ka d'une façon stable ou labile, en d'autres termes vous y appliquerez le pinceau faradique et cela pour amener dans un spasme notoire des vaisseaux un relâchement réflexe et une rubéfaction de la peau.