‹ Traité d'électrothérapie [electronic resource]Chapitre 161 sur 210 · NÉVROSES VASO-MOTRICES · texte numérisé non relu

NÉVROSES VASO-MOTRICES

J'ai dit, h proposé des névralgies viscérales, ce qu'il faudrait ajouter pour les maladies du sympathique.

Nous rencontrons des troubles vaso-moteurs dans la pathologie des nerfs avec une fréquence extraordinaire. Vous savez que les afi'ections nerveuses périphériques (névralgies, anesthésies, paralysies) ainsi que les maladies épinières et cérébrales sont souvent accompagnées de troubles semblables ; malgré cela, ils n'exigent ordinaii^ement pas de traitement spécial. Mais quelquefois ils se présentent sous une forme plus autonome ; ce sont des affections dans lesquelles des états d'excitation ou de paralysie des vaso-moteurs et des modifications corrélatives dans la largeur des vaisseaux et dans la circulation constituent l'élément primaire et essentiel et peuvent sans doute alors provoquer une série d'états successifs pour la sensibilité, la motilité, le fonctionnement du cœur, celui du cerveau etc.. C'est ce qu'on appelle des névroses vaso-motrices. Elles jouent peut-être un bien plus grand rôle dans la pathologie de beaucoup d'organes intérieurs que nous ne le savons jusqu'ici (il est vrai que ce rôle a fait suffisamment agir et rêver l'imagination !) ; mais nous connaissons mieux et nous observons plus facilement les névroses vaso-motrices dans la région de la peau et tout au plus dans la sphère de distribution du sympathique du cou, tandis que nous savons encore très peu de choses relativement aux névroses vasomotrices des organes internes.

Ces angio-ncvroses cutanées, comme on les appelle maintenant, vont nous occuper un instant. Elles n'apparaissent que sous deux formes, mais suivant une localisation très variable, tantôt plus diffuses, tantôt étroitement localisées dans une région nerveuse déterminée; le plus souvent les extrémités, particulièrement les supérieures, sont le siège de ces névroses, ensuite ce sont le visage et le cou, par conséquent les parties qui présentent la plus grande sensibilité dans les manifestations vaso-motrices, la motilité des muscles vasculaires la plus grande.

Le spasme des vaso-moteurs (spasme angiocutané) se manifeste en tant que rétrécissement des vaisseaux, sous forme de pâleur et refroidissement de la peau qui, maintes fois, spécialement aux doigts, paraît d'une blancheur crayeuse et cadavérique (mort des doigts), ou affecte même, à la suite d'un certain temps, une coloration plus hvide et cyanotique ; d'ordinaire il s'y joint un spasme des petits muscles cutanés {cutis anserina), et on peut considérer comme manifestations ultérieures le fourmillement, la douleur, l'obtusion de la sensibilité, la difficulté d'effectuer de petits mouvements délicats etc. ; lors d'un trouble très étendu, les variations de l'action cardiaque peuvent aller jusqu'à

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