NÉVROSES VASO-MOTRICES
pend d'une névrite el que lîi thérapeutique doit être tout spécialement dirigée sur la région des ganglions spinaux ou mieux du ganglion de Gasser. Au reste, la présence d'un zoster ne doit nullement vous faire renoncer au traitement gaivaiiii|ue d'une névralgie.
Les anesthésies cutanées circonscrites qui restent souvent à guérir après un grave herpès zoster sont traitées absolument comme les autres anesthésies.
On associa précédemment les anomalies de La sécrétion de la sueur aux névroses vaso-motrices; ces anomaUes acquièrent quelquefois une certaine individualité, peuvent montrer d'étranges formes de localisations et en réalité, s'associer assez souvent à des névroses vasomotrices. Mais nous savons aujourd'hui que des nerfs spéciaux et des centres cérébro-spinaux président à la sécrétion delà sueur et que les névroses de la sécrétion de la sueur peuvent avoir aussi une certaine autonomie et une palhogénie et localisation qui leur est propre. En effet si, dans certaines névroses vaso-motrices (par exemple, dans l'angioparalysie), on trouve régulièrement une augmentation de la sécrétion delà sueur, cela peut s'expliquer par un plus grand afflux du sang et par l'élévation de la température qui agissent sur les glandes sudorifiques, en favorisent la sécrétion, mais probablement pas par une paralj'sie des nerfs d'arrêt concernant la sécrétion de la sueur. Au reste, ces névroses de la sueur peuvent être complètement indépendantes des névroses vaso-motrices.
Elles apparaissent sous la forme d'/«î//)e?"/(/?'ose, quand il y a excès de sueur, et sous celle de l'anidrose, quand la sécrétion de la sueur diminue, est plus ou moins étendue ou localement limitée, et localisées fréquemment sur une moitié du visage, avec ou sans troubles vasomoteurs ou symptômes de la maladie du sympathique. Les anomalies de la sueur se manifestent nettement surtout lors d'états déterminés du corps tels qu'échauffement, mouvement, assimilation, action d'un acide sur la langue, etc.
On ne sait pas encore grand'chose sur leur traitement électrique . Si les anomalies de la sécrétion de la sueur ne sont que l'effet d'une névrose vaso-motrice ou d'une névrose du sympathique et de la circulation entravée de la sorte, il faudra traiter ces troubles de la manière qui laur convient. Si au contraire elles ont leur individualité, il faudra les traiter d'après leur analogie avec les névroses vaso-motrices, en surexcitant pour l'anidrose et en calmant pour l'hyperidrose. Il est vrai que vous tomberez bientôt dans un dilemme résultantdes effets vaso-moteurs contraires.
nÉMiATRorniE faciale. — sclérodermie 527
Je vais citer encore ici une maladie qui mérite peut-être par excellence le titre de trophonévrose, je veux parler de V héniiatrophie faciale progressive.
Cette destruction chronique d'une moitié du visage, envahissant les parties molles, la peau et les os, destruction qui aboutit finalement à une cruelle difformité du visage, ne peut évidemment avoir qu'une origine névrotique ; mais l'on ne possède encore aucune donnée positive sur l'essence et la localisation réelle du processus.
Je suis porté à croire que cette maladie est du ressort du nerf trijumeau ; j'approuve beaucoup moins l'opinion d'après laquelle elle pourrait dépendre du sympathique du cou ou serait produite par lui. Mais on ne sait pas du tout s'il s'agit ici de quelque lésion du ganglion de Gasser, d'une affection de voies plus centrales, ou peut-être d'un centre trophique qui serait en rapport avec les origines du trijumeau.
L'expérience nous apprend que cette affection, une fois développée, est incurable. Vous n'aurez donc qu'en le prenant à sa naissance, à ses débuts, quelque espoir d'obtenir de votre traitement un résultat plus ou moins précaire ; les tentatives électrothérapiques faites jusqu'ici n'ont pas eu de résultats satisfaisants. Malgré cela, si l'on veut entreprendre cette cure, on fera bien d'employer en première ligne le courant électrique pour combattre ce mal qui défigure.
Je conseillerais comme la meilleure méthode la galvanisation du trijumeau, surtout de la région du ganglion de Gasser (en opérant transversalement par le milieu de la région des tempes); il faudrait ensuite galvaniser aussi la moelle allongée (en traversant les processus masto'idiens) et la moelle du cou, pour agir sur les noyaux du trijumeau ; puis il faudrait galvaniser le sympathique du cou, pour augmenter l'afflux du sang et exciter les phénomènes trophiques, enfin traiter directement le visage avec l'action stable et labile du pôle négatif pour amener le môme effet. En tout cas, la cure doit être commencée de bonne heure et être continuée très longtemps.
Permettez-moi enfin d'ajouter un mot sur ce qu'on appelle la. sclérodermie, affection singulière de la peau et des parties molles sous-cutanées. On se persuade de plus en plus que cette maladie est d'origine trophonévrotique et vaso-motrice ; aussi a-t-elle été souvent l'objet d'expériences électrothérapeutiques. Les troubles vaso-moteurs qui déterminent assez fréquemment la maladie, les processus qui se déroulent sous la forme d'une inflammation atrophique de la peau l'atrophie, la roideur, l'état brillant de la peau, (rappelant les r^/ossyfingers ou doigts lustrés des lésions nerveuses graves traumaliques), le ratalinement du tissu sous-cutané, l'atrophie des muscles, la pig-
NfOVnOSES GÉNfîHALIÎS
menliUioli anormale, los aiiomaliiis (i<; cfoissarico des cheveux et dos ongles, la marche symétrique el le caractère progressif de la maladie tout cela tend à prouver que cette affection est d'origine nerveuse, qu'elle est également une trophonévrose; pourtant c'est là ce qui ne me paraît encore en aucune façon positivement démontré. Il faudrait donc songer avant tout à une localisation du trouble dans la moelle cpiniôre et ses centres trophiques, peut-être aussi dans le sympathique et ses ganglions ; il n'est possible de dire à ce sujet absolument rien de certain.
On a fait, pour cette maladie, de nombreuses tentatives, à l'aide du traitement électrique ; moi-même, j'ai traité toute une série de cas en prolongeant longtemps le traitement sans obtenir grand succès. Tout récemment pourtant, j'ai traité galvaniquemenl, chez une jeune femme, un casdéjàtrèsavancéet existant depuis6-7 ans et j'ai ainsi obtenu une amélioration incontestable (à la vérité à l'aide d'un traitement arsénical et des onctions graisseuses).
La méthode employée à cet effet fut. galvanisation du renflement cervical et lombaire de la moelle épinière avec des courants stables et la permutation des pôles, puis galvanisation du sympathique du cou de la manière habituelle, enfin galvanisation périphérique labile, avec la Ka, de la peau sur toutes les parties atteintes (visage, cou, poitrine, extrémités supérieures, particulièrement les mains) si longtemps et avec des courants si forts que la peau finit par se rubéfier. Le résultat fut non seulement subjectif, mais encore objectif avec une entière évidence, bien que naturellement il ne peut être question d'une guérison complète. Mais cette expérience m'a décidé à faire plus tard de nouvelles recherches thérapeutiques au sujet de cette maladie.
Fieber a traité avec succès un cas limité à l'extrémité supérieure gauche, avec une méthode tout à fait semblable. L'observation d'Ar-maingaud, qui fit aussi agir la Ka labilement (l'An étant sur la colonn(; vertébrale), ne concernait probablement pas de véritable sclérodermie, mais plutôt un cas de myxœdème.
IX. Névroses générales. Névroses fonctionnelles centrales et autres.
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