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MÉTHODES DE TRAITEMENT

de cette époque, i] ne se produit que des malaises passagers. Uepuis trois mois, de nouveau, violente| exaspération. État: elle se plaint d'une sensation d'engourdissement, de fourmillement et de vives douleurs des deux mains et avant-bras ; intensité variable de ces phénomènes, amélioration par la chaleur et un travail énergique, aggravation par le froid et le repos; la nuit, très vives douleurs. Très fréquents engourdissements, pâleur des doigts. — Sensibilité émoussée à un haut degré ; toutes les manifestations un peu plus fortes à gauche ; main gauche constamment un peu plus froide que la droite. Pression en aucun endroit douloureuse. Badigeonnage farado-cutané prolongé, sans grand résultat. — Après un arrêt prolongé, traitement galvanique (An sur le plexus, Ka sur la nuque, courant stable, durant 3-5 minutes), trois fois par semaine. Au bout de trois semaines, extrémité gauche tout à fait dégagée, droite, essentiellement améliorée. Peu à peu guérison.

Ce serait en tout cas prématuré, dans l'état actuel de nos connaissances physiologiques, de vouloir déterminer, avec quelque certitude, les méthodes de traitement électrique pour les névroses vaso-motrices. Les relations très compliquées entre les vaso-constricteurs et les vasodilatateurs qui existent non seulement dans les nerfs périphériques et dans le sympathique, mais qui paraissent aussi s'étendre au loin dans l'organe central, l'impossibilité de déterminer d'une manière quelconque, la part de chacun de ces groupes de fibres dans les troubles vasomoteurs existants, font, qu'actuellement, nous n'avons pas une intuition bien nette et une méthode de traitement claire des névroses vaso-motrices. Nous sommes encore condamnés à déterminer empiriquement, par l'expérimentation thérapeutique, ce qui est le plus utile dans les différentes circonstances et formes.

Comme points d'appui, nous pouvons sans doute utiliser des faits électrophysiologiques encore bien obscurs ; je les ai rassemblés précédemment (7» Leçon, p. 102) et je vais maintenant en faire une courte récapitulation : une excitation faradique modérée rétrécit les vaisseaux . mais l'excitation faradique intense, surtout l'emploi du pinceau faradique amènent un fort élargissement secondaire ; les courants galvaniques agissent de même : d'abord ils rétrécissent et ensuite ils élargissent, et cet élargissement se manifeste d'autant plus vite et d'autant plus fortement que le courant est plus intense ; de plus, les fermetures du pôle négatif rétrécissent les vaisseaux, tandis que la durée de l'An les élargit considérablement ; enfin des courants galvaniques stables, ascendants ou descendants, agissent sur beaucoup de nerfs directement, en élargissant les vaisseaux. A l'aide de ces données, vous serez à même d'établir, dans les différents cas, votre système de traitement, avec cette réserve cependant que peut-être des modifications seront nécessaires et que l'expérience thérapeutique peut seule donner le dernier mot de la question.

Ainsi, pour le spasme vaso-moteur, il faudrait recommander en pre-

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mière ligne Vaction alahie de l'An sur les nerfs et centres vaso-moteurs (ainRÎ que sur les vaisseaux). Nollinagel place l'An sur le plexus brachial, la Ka à la nuque, avec courant stable, 2-5 minutes, et obtient un très bon résultat ; ultérieurement vous pourrez faire passer de forts couvants stables, avec changements de direction, au travers des nerfs dont il s'agit, pendant un temps assez long ; plus tard aussi, par une forte faradisation des troncs nerveux, et enfin, un énergique badigeonnagc faradique (direct ou réflexe), vous pourrez chercher à provoquer l'élargissement des vaisseaux. Dans les cas rebelles, vous pouvez essayer, à tour de rôle, ces diverses méthodes.

Pour la/jora/ysie vaso-motrice, on recommande le procédé contraire: ici, vous commencerez par faire agir la Ka avec un faible courant et d'une manière stable et avec des interruptions réitérées sur les nerfs et centres en question. On peut aussi conseiller quelques commutations avec un courant qui ne soit pas trop fort; mais l'action du courant devra être toujours de courte durée, on peut de plus esssayer une faible action labile de la Ka sur les nerfs et sur la peau, mais seulement avec un courant faible ; il faut de même faradiser faiblement les nerfs et la peau avec des électrodes humides, ou bien employer pendant peu de temps Vaction modérée du pinceau faradique, dont SeeligmuUer constata l'efl'et, du moins palliatif, dans un cas d'érythromélalgie. Peutêtre serait-il rationnel, dans des cas semblables, d'utiliser, pour l'irritation par le pinceau faradique, des troncs nerveux et des régions de la peau plus éloignées et, de préférence, des parties symétriques du corps, et non celles qui sont précisément atteintes de paralysie vasomotrice ; cette méthode paraît du moins s'appuyer sur toutes sortes de faits physiologiques. Cependant on n'a pas encore pu préciser la localisation ni la force d'excitation nécessaire pour produire le rétrécissement ou l'élargissement réflexe dans une région de vaisseaux déterminée, car les deux opérations sont possibles. Il paraît, d'après les expériences de Rumpf, qu'une faradisation faible et de force moyenne est la méthode la plus efficace pour amener un rétrécissement sur le côté non irrité (après un élargissement passager), tandis que des courants très forts, après un rétrécissement passager, déterminent un élargissement fort et durable sur le côté non excité.

Quoi qu'il en soit, toutes ces méthodes ont grand besoin d'une vérification pratique dans des cas de maladies oîi se produisent bien souvent des phénomènes différents de ceux auxquels on pouvait s'attendre d'après les expériences physiologiques. C'est seulement lorsque, dans un grand nombre de cas, on aura fait des expériences thérapeutiques, d'après des méthodes déterminées, que l'on pourra se faire une idée des résultats de l'électrothérapie dans les névroses vaso-motrices. En attendant, tout ce que l'on peut affirmer, c'est, qu'à tout prendre, cef

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résultais sont satisfaisants et que, particulièrement dans les cas les moins graves d'entre ces névroses, ils sont assez nombreux et complets.

Toutes sortes d'arguments militent en faveur de l'opinion d'après laquelle il faut ranger parmi les névroses vaso-motrices, une affection articulaire tout aussi rare que spéciale, connue sous le nom d'hydropisie interniillente des articulations. Ce jugement porté sur la maladie, implique naturellement un essai de traitement électrique. Cet essai a été fait récemment par Seeligmûller, mais sans succès ; par contre, Pierson prétend avoir exercé une influence satisfaisante dans un cas. en galvanisant la nuque. Au reste, comme Seeligmiiller, je ne puis que recommander de nouvelles expériences. Si donc vous étiez chargé de traiter un cas semblable, je vous conseillerais, pour l'accès lui-même, la méthode de traitement de la paralysie vaso-motrice. Il faudrait agir sur le genou même, sur les troncs nerveux correspondants, et sur la moelle épinière. On peut aussi chercher à agir éventuellement d'une manière réflexe, à partir de l'autre jambe ou de la plante des pieds, du même côté (On emploiera, de préférence, des courants faibles). Je crois que, dans les intervalles, il conviendrait de traiter, de préférence, avec des courants galvaniques, la région lombaire, ainsi que les nerfs crural et sciatique. Quoi qu'il en soit, la question réclame des expériences ultérieures.

Toutes sortes d'afTeclions de la peau sont, depuis quelque temps, rangées parmi les névroses trophiques et vaso-motrices, ou du moins mises en rapport avec des anomalies du système nerveux. Je citerai seulement toutes sortes de formes de Yénjthème, Vurticaire, et tout spécialement V herpès zoster. Ces questions sont encore, il est vrai, peu intéressantes pour l'électrothérapie ; mais elles pourront donner un champ fécond pour les recherches électrothérapiques de l'avenir. Assurément, ce qui est le moins douteux, c'est la nature névrotique des souffrances que produit l'herpès zoster. Celui-ci se manifeste tantôt isolé, tantôt en rapport avec les névralgies d'un siège analogue.

D'après tout ce que nous savons, il paraît se rattacher régulièrement à des phénomènes inflammatoires (névrite), ou bien dans les nerfs périphériques, ou plus souvent dans les ganglions spinaux, ou dans le ganglion de Casser. De là résulterait donc dans les cas appropriés, le traitement galvanique de la névrite (voir la 21° leçon). En thèse générale, ce traitement sera superflu, du moins contre le zoster, qui d'ailleurs disparaît spontanément au bout de quelques jours. Toutefois la présence du zoster indique toujours qu'une névralgie dé-

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