G06 MALADIES DES ORGANES DU MOUVEMENT, ETC
Si donc vous désirez occasionnellement faire un essai dans ce sens, vous emploierez des courants stables et labiles, dans une direction altcriiaiile sur les parties malades. Au reste, sur ce terrain, le massage Cura probablement une dangereuse concurrence à l'éleclrothérapie.
J'ai parlé plus haut, à l'occasion des névralgies (27» Leçon, p. 468) du traitement des névroses articulaires.
Maladies des org-anes glandulaires.
Remak raconte dans sa Galvanolhérapiê (p. 293), à propos de la description du traitement calaiytique d'un cas de gonflement musculaire idiopalhique à l'avant-brap, qu'il a réussi, chez la même malade, à faire disparaître une série de glandes lymphatiques du cou hypertrophiées et douloureuses et à diminuer des tumeurs goitreuses douloureuses existant depuis longtemps. Depuis cette époque, les tumeurs lymphatiques, ainsi que les goitres ont été, à difl'érenies reprises, traités électriquement par d'autres observateurs, quelquefois avec de brillants succès.
Seeger, Ghvostek, Onimus et Legros^ Picot se sont servis, de même que Remak, du courant galvanique^ pour combattre les tumeurs lympho-g landulaires et ils ont trouvé, dans le passage stable et labile d'un courant à travers elles et les canaux lymphatiques avoisinants, la meilleure méthode de traitement. Au dire d'Onimus et de Legros, il semblerait que, dans ce but, il faut recommander de préférence l'action du pôle positif ; mais ici comme partout, quand on veut obtenir des efîets catalytiques, le mieux serait peut-être de faire agir le courant alternativement dans une direction ou dans l'autre et d'utiliser les deux pôles successivement; il est vrai que parfois, dans un cas, c'est le pôle positif et, dans un autre cas, le pôle négatif, dont l'action doit être prolongée. Quand les glandes s'y prêtent, par leur position, on pourrait aussi essayer l'inlroduclion cataphorique de l'iode (d'après le procédé amélioré par Munk, 7° leçon, page 121).
Le courant faradique a aussi été employé dans certains cas avec succès pour faire disparaître des tumeurs glandulaires. Duchenne adissipé des tumeurs glandulaires du cou au moyen du courant faradique ; Boulu a diminué, avec l'appareil de rotation, des gonflements de la parotide et Mor Meyer parle d'une tumeur glandulaire du cou, ayant la grosseur d'un œuf de poule, qu'il réduisit, en 60 séances, à la petitesse d'un noyau de prune ; enfin d'une tumeur (observation remarquable) de la grosseur d'une tête et plus encore, tumeur dure comme la pierre, logée entre la tête et l'omoplate et qui fui réduite à un minimum persistant, au bout de 273 séances^ chacune d'une heure à une heure et demie.
. Tout récemment, Mor Meyer a publié un procédé, au moyen du-
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quel, dans certains cas, celte durée si longue pourrait être raccourcie ; il trouva que de nombreuses interruptions d'un courant faradique très fort, dirigé à travers les tumeurs glandulaires pendant 5 à 10 minutes, amène un véritable t'raclionnement des masses glandulaires en glandes plus petites et plus nombreuses et accélère de la sorte leur réduction et leur résorption. Ce procédé, qui jusqu'ici a été employé dans deux cas seulement, réclame une confirmation ultérieure.
Chvostek a publié une plus grande série d'observations sur le traitement galvanique du goitre, et dans certains cas, il en a obtenu la disparition avec une promptitude merveilleuse; mais le plus souvent, il n'a abouti qu'à une diminution partielle du goitre et rarement, il est vrai, il n'a obtenu aucun succès. Sa méthode consiste à faire entrer et passer un courant stable, tous les jours pendant S à 10 minutes, la durée du traitement varie suivant les cas.
Il faut aussi mentionner ici les expériences faites de différents côtés pour diminuer et ramener à son état normal au moyen de courants électriques, la t^ate grossie par des causes pathologiques. Chvostek poussé, paraît-il, par une courte notice de Fieber, aurait fait le premier d'une manière systématique et avec des observations exactes, cette expérience qui lui a donné le résultat suivant : au moyen du courant électrique, il aurait pu déterminer une réduction de la rate, notable, démontrable par la percussion et cela par voie réflexe, en faradisant énergiquement avec deux pinceaux la peau de la région de la rate, à chaque séance pendant 3 minutes. Grâce à ce procédé, on détermine d'abord une diminution passagère, mais durable, si l'on continue régulièrement le traitement, et surtout dans les tumeurs de la rate qui se rencontrent dans la cachexie malarienne et intermittente. Chvostek, qui nous à fait connaître un plus grand nombre de résultats tout à fait frappants, même dans des cas où la quinine s'était montrée impuissante, quoique administrée à fortes doses, explique ce résultat par les contractions, excitées d'une manière réflexe, des fibres musculaires lisses dans le tissu de la rate elle-même et plus encore par la contraction des vaisseaux sanguins dans ce môme tissu.
Botkin aussi s'est convaincu de l'action réductive du courant faradique sur les tumeurs diverses de la rate ; mais il emploie ce courant directement, avec des électrodes humides, sur la rate tuméfiée. Il constata aussi le môme effet sur des tumeurs leucémiques de la rate ; Berger (d'après Mosler) a aussi réduit notablement une tumeur leucémique de la rate, par la faradisation de la peau de cette région, ce en quoi EUas et Mosler n'ont pas réussi. Popow a vu un cas où la faradisadisalion a exercé une influence favorable sur la tumeur malarienne de la rate et Skorczewsky a, dans une plus grande série de recherches, vu se manifester presque constamment, au moyen de la faradisation