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MALADIES DES OUGANES DU MOUVEMENT, ETC

lenteur dans les garde-robes, déterminée par un processus péristaltique défectueux, par une atonie des parois intestinales. A vrai dire, il est aussi possible qu'une sécrétion défectueuse des sucs intestinaux puisse exercer une iiilUience funeste sui- la maladie.

Or, contre ce phénomène, l'électricité est une excellente médication el je puis confirmer d'après ma propre expérience, qui est assez riche sur celle question, les résultats favorables obtenus du Irailemenl éleciriqiie de la constipation alonique, par Bénédikt, Scarpari, Giinlher, Th. Stein, etc., etc.

166.06s. personnelle. Epikpsie, constipation à haut degré. — Étudiant de 22 ans, souflVanl d'une épilepsie modérément intense el en outre d'une constipation si forte que, depuis plusieurs années, il n'allait plus à la selle qu'en employant des purgatifs variés, énergiques ; par le fail d'une faradisalion régulière de l'inteslin d'une durée de plusieurs semaines, les garderobes furent si parfaitement réglées que cet étal subsista durant plusieurs années sans qu'il fut obligé d'user de purgatifs el tout au plus accidentellejnenl de clyslères.

iCylo Obs. personnelle. Céphalée nerveuse; constipation habiluelle. — Une jeune fille de 19 ans, qui souffrait d'un violent ma/ de tôle nerveux el d'autres douleurs névroslhéniques ainsi que d'une constipation habituelle fort tenace, lut délivrée, en grande partie, de cette dernière affection par la faradisation régulière de l'inteslia ; ici le courant faradiquese montra de beaucoup plus efficace que les autres laxatifs si souvent employés en vain.

168" 06s. personnelle. — Blessure par arme à fea de Vabdomcn et de la colonne ; constipaLlon opiniâtre. Un officier du génie âgé de 26 ans, reçut, le 30 août 1870, dans l'abdomen, une balle qui pénétra à droite, dans l'bypocbondre et sortit à gaucbe, par derrière, près de la quatrième vertèbre lombaiie. Il s'ensuivit une paraplégie complète, y compris les spbinclers. Dans le courant de l'hiver se manifesta une amélioration lente el presque insensible. Le malade pouvait se servir de sa jambe gaucbe ; mais à droite la jambe était encore complètement paralysée el atrophiée, avec réaction de la dégénérescence. Beaucoup de douleurs névralgiques,' insomnies, rétention d'urine. Pendant tout ce temps, le malade n'a pas eu une seule selle spontanée, à moins qu'une cause quelconque ne provoquât la diarrhée; à part cela, il fallait toujours employer l'huile de ricin ou un lavement: En juin 1877, commencement du traitement galvanique (à cause de la paralysie). Le patient se plaint de ce que l'huile de ricin perd peu à peu son efficacité; le o juillet, nouvelle constipation. Première faradisation percutanée de l'intestin; dans la nuit, évacuation abondante sans purgatif. Le 6 juillet, pas de faradisation. Le 7 juillel, garde-robe faible : deu.xième faradisation. Le 8 juillel, selle ordinaire, faradisation. Le 9 juillel, selle, le matin. Dans l'après-midi, faradisation assez forte, bientôt après, selle abondante. 10 juillet, pas de selle, le malin ; dans l'après-midi, faradisation, puis selle. Il juillel, selle le matin, faradisation. Le soir selle abondante. Pendant la nuit, refroidissement, el sur ce, le 12 juillet, diarrhée spontanée, le 13 juillel, pas •de selle. Faradisation. Le 14 juillet, novelle el abondante évacuation et

CONSTIPATION. — OBSERVATIONS (.r2'S

ainsi de suite. Le 23 juillet, le patient part pour Wildbad ; il raconte, à son retour, que les évacuations ont été bien meilleures et que les laxatifs ont été rarement nécessaires, malgré les fortes doses de morphine, employées ré- : guiièrement.

I 169'^ Obs. personnelle. Constipation rebelle à lu suite du péritonite. — Étu diant, 23 ans, a eu, l'hiver précédent, une grave pérityphlite de longue durée,avec péricystite, etc. Il souffre depuis ce temps-là continuellement de constipation, combattue par des pilules viscérales et des clystéres; fréquemment douleurs dans tout le corps et légères irritations inflammatoires. Jamais de selle spontanée, en dehors de la diarrhée existante. — A. partir du 9 juillet, traitement faradique (faradisation percutanée de l'intestin). — Les pilules sont laissées de côté ; dès le premier jour, des selles spontanées, régulières, se manifestent, à peu d'exceptions près, soit l'après-midi, aussitôt après la faradisation, ou bien le lendemain matin. Le traitement fut continué jusqu'au 23 août, avec un égal succès ; ce ne fut qu'accidentellement ■eL par hasard que les clystères furent encore utiles. La dyspepsie et les dou-

I leurs dans l'intérieur du corps sont considérablement diminuées. L'amélioration se maintint pendant beaucoup de mois et fut confirmée plus tard par des traitements analogues souvent répétés .

170° Obs. de Th. Stein. Constipation habituelle. — Anglaise, 18 ans, jamais malade auparavant : a depuis 4 ans des menstrues régulières, mais depuis le même temps, elle souQre d'une constipation si opiniâtre qu'elle n'a pas pu aller une seule fois à la garde-robe sans avoir pris préalablement un purgatif. Inappétence, humeur maussade et trè.i variable. On faradisa modérément et transversalement l'abdomen pendant 10 minutes. D'abord les selles devinrent spontanées, à des intervalles de 2 et 3 jours ; ù partir de la dix-neuvième séance, elles se produisirent régulièrement tous les jours. Au bout de vingt-huit séances, ayant lieu à la fin à de plus longs intervalles, la guérison fut complète ; depuis ce temps bon appétit, mine florissante, gaîté habituelle.

Voir les autres observations de Stein et l'observation 11 1, p. 484 (colique de plomb ).

Les méthodes électrothérapeuliques, qu'on peut employer contre cette constipation habituelle, se prêtent à une graduation qui s'adapte à la gravité et à l'opiniâtreté du cas.

D'ordinaire, je commence par Pemploi percutané du courant faradique \ recommandé aussi par Béiiédikt. L'An (grande électrode) est placée sur les vertèbres supérieures lombaires ; avec la Ka (électrode moyenne), on frotte lentement toute la face antérieure du ventre. Dans la région du caecum, l'électrode est enfoncée plus profondément et y reste stable pendant quelque temps ; ensuite on continue le long du- ^ côlon, vers la région iliaque gauche et ici on enfonce également plus l)rûfondément pour atteindre en particulier l'S iliaque ; ensuite on

1 L'essai physiologique fait récemment par Fubini, est aussi en faveur du courant faradique.

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trace circiilairemejil loiil an loiir du iMitnbi il des spirales ou d'^s cercles sur tout l'abdomen ; que le courant soit le plus fort possible, alin que partout naissent d'énergiques contractions des muscles abdominaux, Pourlanl il paraît tout à fait opportun d'éviter même ces contractions, |)arce qu'elles rendent dillicile l'inti'oduction du courant dans la profondeur ; il vaut mieux ' introduire profondément les électrodes dans la paroi abdominale, loin des points moteurs, spécialement dans les aines. Durée de l'application complète : 3-10 minutes. A coin, j'ajoute bien des fois encore un courant transversal d'un hy[iocbondre à l'autre, procédé dans lequel les électrodes sont introduites le plus profondément possible dans les aines avec direction cliangeanle du courant.

Dans le but d'exercer une action plus énergique, j'ajoute à cela, /'application inlrarectale d'une électrode, tandis qu'avec l'autre on procède sur l'abdomen, comme on l'a décrit précédemment ; une électrode métallique isolée jusqu'au bouton, en forme d'olive est introduite à 6-8 centimètres de profondeur ou même plus dans le rectum ; on ne sent rien, ou tout au plus, quand la Ka se trouve dans le rectum, un picolemcnt et une cuisson légère. Il convient ici de changer plusieurs fois la direction du courant pour faire aussi agir occasionnellement sur le rectum, la Ka dont l'action excitatrice est plus puissante. Les contractions énergiques des muscles abdominaux servent ici aussi à mesurer les forces de courant. Durée :.'}-!0 minutes. — (Si l'on veut user de ce procédé, pour le courant galvanique, on doit se mettre à l'abri d'une fermeture trop prolongée du circuit, afin de ne pas déterminer des escarres; il est donc préférable d'effectuer des interversions répétées avec très courte durée de fermeturé, chaque fois).

Si cette méthode aussi ne suffit point, j'}' ajoute une action directe du courant galvanique sur le ventre (An au dos, Ka stable et labile, fermetures répétées, éventuellement aussi interversions effectuées dans toute l'étendue de l'intestin) et ultérieurement dans la région des splanchniques au sympathique de la poitrine (.\n au sacrum, Ka stable etlabile, des deux côtés des apophyses vertébrales, de la cinquième à la douzième), action devant habituellement durer quelques minutes; seulement de cette manière l'efficacité du courant faradique est vraisemblablement accrue.

Je considère encore comme probablement plus efficace dans notre but, la galvano-faj'adisation proposée par de Watteville ; ici les deux électrodes chargées de courant sont disposées et employées de la même façon (An au dos, Ka à l'abdomen) qu'il a été ci-dessus indiqué pour le traitement faradique simple. On doit s'attendre avoir ce procédé l'emporter notablement en eiricacilcsur la faradisalion simple.

PROLAPSUS ANAL ; PARÉSIE DU SIMNCÏER 625

Sous l'influence de ces divers procédés, on constate le plus souvent très vite une amélioration de l'atonie del'inlestin et delà constipation : les purgatifs, nécessaires encore au début, deviennent plus efïïcaces, bientôt leurs doses peuvent ôlre diminuées, après quoi une selle spontanée survient de-ci et de-là, enfin peu à peu on peut se passer complètement desdits laxatifs ou tout au moins les ramener à un minimum ; c'est ainsi que la guérison complète se produit finalement. Le plus souvent tout cela exerce aussi une très favorable influence sur l'humeur et l'état général du malade. J'ai à peine besoin de dire qu'il existe aussi des formes de constipation chronique qui résistent à tout traitement électrique.

3. Comme dernière affection de même nature, on peut encore signaler le prolapsus anal et la parésie du sphincter de lanus tels qu'on les observe spécialement chez les petits enfants à la suite de selles difficiles, et de faiblesse, chez les adultes par le fait d'affections liémorroïdales et de constipation rebelle, par suite des violents eflorts efl'ectués pendant la garde-robe et plus d'une fois aussi à la suite d'états paralytiques spinaux et périphériques. Ici aussi on peut obtenir des succès au moyen du courant électrique, spécialement dans les formes déterminées par l'atonie du sphincter (Duchenne), tandis que le pronostic des paralysies du sphincter résultant d'affections spinales dépend naturellement de la cause principale.

Ici la faradisation du rectum avec électrode rectale est tout d'abord indiquée ; on doit l'introduire directement dans l'orifice anal, afin d'exciter le sphincter, ce qui cause une douleur assez notablement accentuée. Ultérieurement vous pourrez aussi exciter l'intestin et le sphincter, au moyen du courant galvanique (commutations de courants), soit également avec l'électrode rectale ou d'une manière percutanée, du sacrum au périnée ; enfin il faut exciter aussi les nerfs du plexus sacré, de la manière usitée. Naturellement encore la question du traitement électrique de l'afieption fondamentale peut se présenter.

En guise d'appendice je mentionnerai en outre que l'ascite a été aussi, à diverses reprises, l'objet de tentatives électrothérapeutiques, et cela à la vérité infructueusement. Solfanelli, Alvarenga, Glax, Sigrist etPopow ont traité des cas de ce genre et fourni des observations à ce sujet ; il s'agissait d'ascite provenant d'une part d'une cirrhose du foie, d'autre part de cachexie malarienne, d'une mauvaise conformation cardiaque, d'emphysème, d'anémie générale, etc. La méthode consistait, dans tous les cas, en une faradisation énergique, durant 10-15 minutes, des parois du ventre (exactement suivant le mode que j'ai indiqué pour l'atonie de l'intestin) ; ce à quoi Glax, de même que Sigrist, Erb. — Électrolhérapie. 40

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ajoulenl comme ayant umt imporlance toute particulière, l'excitation souvent répétée des divers points moteurs des muscles abdominaux, à l'aide de laquelle on peut, dans une même séance, déterminer 50 à 100 fois une contraction rapide de ces muscles. Les résultats lurent, dans la plupart des cas, surprenants : sous l'inQuence de l'auf^mentation de la sécrétion uriuairc, le volume de l'ascite décroît et on peut, au bout de peu de temps, obtenir sa complète disparition, mais naturellement la persistance de la guérison dépend exclusivement de l'aflection fondamentale. Toutefois, pour l'interprétation de ces succès, on ne saurait se contenter de cette hypothèse de Glax, que l'action mécanique des contractions musculaires abdominales est ici seule efficace ; il est certain aussi qu'il faut penser aux actions vaso-motrices et catalytiques du courant, à une action heureuse sur la résorption dans les vaisseaux péritonéaux, à un accroissement de la pression du sang et une excitation des sécrétions rénales. Des expériences ultérieures et des explorations exactes sur ce point, seraient très désirables, dans l'intérêt des questions électrothérapeuliques en général.

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