‹ Traité d'électrothérapie [electronic resource]Chapitre 201 sur 210 · ORCIIITE. — TROUBLES DES FONCTIONS GÉNITALES · texte numérisé non relu

ORCIIITE. — TROUBLES DES FONCTIONS GÉNITALES

modificalions analomiques, aux conséquences d'inllammalions du canal de l'urèthre, des leslicules et de leurs annexes, du cordon spermatique, delà prostate etc., également encore à des néoforinations, etc. Le traitement électrique n'aura pas grand chose ;i faire ici et, dans la règle, paraîtra rarement nécessaire.

Toutefois une autre portion des cas doit être rattachée à des affections organiques graves du système nerveux (périphérique ou central). Les troubles des fonctions génitales, les pollutions, l'impuissance, la spermatorrhéc, le priapisme etc., ne sont ici que le symptôme d'un tabès au début, d'une myélite chronique, d'une compression de la moelle épinière possibles, ou bien encore d'une lésion plus grave des nerfs de la queue de cheval etc. On sait que quelques affections de la moelle épinière affaiblissent habituellement de bonne heure ou même souvent anéantissent les fonctions sexuelles, (ainsi en particulier le tabès, la myélite transverse, la compression, la méningite chronique), tandis que ces mêmes afl'ections laissent, chez d'autres individus, les fonctions génitales absolument intactes (ainsi les formes divei'ses de poliomyélite, la paralysie spinale spastique etc.) Pour les premières, le Iraileinent électrique peut intervenir avec avantage en agissant directement comme médication symptomatique sur les fonctions' génilales troublées, en faisant disparaître, après guérison de la maladie fondamentale, la faiblesse persistante des dites fonctions. Toutefois la possibilité de la guérison ou même de l'amélioration sera toujours gouvernée par l'affection principale et dépendra de cette dernière ; et comme Bénédikt le fait très judicieusement remarquer, il n'est pas d'ailleurs toujours absolument avantageux pour les malades que l'on rétablisse prématurément ces fonctions ; en effet, chez un tabétique, l'excitation et la surexcitation de la moelle épinière rendues par là de nouveau possibles, peuvent très aisément devenir très nuisibles par suite d'un co'it répété.

Un troisième groupe embrasse ces cas de troubles génitaux fonctionnels, dans lesquels ces derniers existent à l'état d'isolement, proviennent de causes locales, sont provoqués d'ordinaire par une surexcitation de la fonction et par suite font l'objet principal des plaintes et du traitement ; ou bien ;.dans lesquels, ils ne sont que le symptôme d'une névrose fonctionnelle générale, d'une névrasthénie, d'une irritation spinale, d'une' hypochondrie etc. Enfin ces troubles peuvent, se développer sur la base d'une diathèse névropathique, d'une faiblesse et excitabilité nerveuses générales, peut-être par suite de causes bieji moins importantes et différentes, (excès vénériens, inflammation, états d'excitation et d'affaiblissement du canal de l'urèthre dans la région des conduits éjaculateurs). Ce sont de beaucoup les formes les plus fréquentes et celles également à propos dequelles le traitement a

038 MALADIES DIÎS ORGANES DE l,A VESSIE ET DE I.A G^;NÉKATI0N

présenté ses [)lus beaux nisultals el poui' l(,'squels l'électrolliérapic est tout spéciaiemont indiquée. Ce sont, pour la plupart des degrés divers de faiblesse irritable de la région sexuelle qui nous occupent ici et qui amènent, par une série de conséquences v ariables l'afTaiblissement de la virilité, une éjaculalion liativc, une érection défec tueuse, des pollutions nocturnes anormalement Iréquentcs, finalement des pollutions diurnes et la spermatorrbée : états qui ensuite sont le plus souvent accompagnés do toute une série de symptômes nerveux, din'érents, de phénomènes névrasthéniques dans toutes les zones nerveuses possibles, mais particulièrement d'une disposition fortement hypochondrique.

Mais il y a encore en outre des cas particuliers, que l'on ne peut ranger dans aucun de ces trois groupes, dans lesquels par exemple l'impuissance absolue, les pollutions anormales ou l'aspermie se présentent chez des hommes d'ailleurs très bien portants, d'un passé irréprochable et sans nul signe d'une affection des parties génitales ou du système nerveux. Enfin il existe aussi certains troubles qui naissent par suite du diabète, de l'intoxication saturnine, de l'alcoolisme et autres.

Tous ces états divers ont été soumis, avec un bonheur plus ou moins grand, par différents observateurs, à l'action du traitement électrique. Les résultats que mentionnent Schulz, Bénédikt, Mobius, etc., et auxquels je pourrais ajouter toute une série de succès, prouvent à coup sûr qu'il faut accorder très positivement une grande importance sur ce terrain, au courant électrique et que l'on peut obtenir, dans bien des cas, au moyen du ti'aitement électrique seul ou uni à d'autres adjuvants simultanés des résultats très satisfaisants.

La méthode de traitement à employer ici doit être naturellement, avant tout dirigée contre l'affection fondamentale et pour beaucoup de cas cela est même l'essentiel. Je vous renverrai, à ce point de vue, à ce que je vous ai dit, en temps et lieu, du traitement des affections cérébrales et de la colonne vertébrale et surtout du traitement de la névrasthénie et des étals qui s'y rattachent. En tant que ces choses rentrent dans le domaine de l'électrolhérapie, il faut essayer naturellement tout d'abord les méthodes d'application qu'elles réclament.

Mais avec cela seul vous n'aboutirez pas en général, car, dans beaucoup de cas, dans la plupart même, vous devrez y ajouter encore un Irailement électrique direct des organes sexuels, tout semblable à celui qui est mis en pratique, lorsque ces affections présentent d'autres symptômes. Et d'autre part ce traitement direct sera, plus d'une fois, la chose principale ou même celle qui deva être exclusivement appliquée, lorsque rafl'ection sexuelle sera le seul ou du moins le plus apparent symptôme de l'état général pathologique.

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