‹ Traité d'électrothérapie [electronic resource]Chapitre 59 sur 210 · ANOMALIES DE LA SENSIBILITÉ FAHADOCUTANÉE · texte numérisé non relu

ANOMALIES DE LA SENSIBILITÉ FAHADOCUTANÉE

doutes les secousses réflexes galvanoloniques, étudiées d'une manière si approfondie par Romak, de uième que les secousses du bras ou de la jambe non excitée, dans l'excitation galvanique d'une jambe (dans l'hémiplégie, le tabès, etc.), secousses reposant, assure-t-on, sur l'action centripète du courant. Ces secousses réflexes et d'autres semblables n'ont été vues, depuis Remak, qne par un très petit nombre d'observateurs (Braun, Bénédikt, etc.) et en tout cas, on ne les a pas étudiées d'une manière plus approfondie. Il est probable qu'il ne s'agit ici que de degrés et de formes extraordinaires de l'excitabilité réflexe. Ces questions n'ont aucune importance pratique.-

B. Les modifications de l'excitabilité électrique des nerfs

sensibles.

Contrairement àl'abondance des faits électro-diagnostiques concer-'" nant l'appareil nerveux moteur et les muscles, vous rencontrerez, au sujet des nerfs sensibles, une pénurie déplorable. En vous parlant de l'action électro-physiologique sur les nerfs sensibles, j'ai déjà dû vous dire que l'on ne possède à leur égard que très peu de données utilisables ; mais c'est peut-être encore pire sous le rapport pathologique. A proprement parler, nous ne connaissons qu'une simple augmentation (hyperesthésie) ou une diminution (anesthcsie) de la sensibilité électrocutanée qui aient ordinairement une marche plus ou moins \ semblable à celle des troubles des autres facultés sensibles de la peau (surtout à la sensibilité à la douleur).

Ces troubles se rencontrent dans les états pathologiques les plus divers et sont constatés par les méthodes décrites plus haut (8^ leçon, p. 154). L'électricité n'y sertquecomme moyen d'examiner lafonction, mais non pour trouver les modilicalions d'excitabilité des voies conductrices, modifications utilisables pour le diagnostic et qui existent à côté du trouble de fonçtions proprement dite. Elle nous apparaît plus ou moins comme un moyen commode, sans qu'elle mette au jour des faits essentiels et indispensables pour l'interprétation des processus pathologiques.

Ainsi l'on peut, avec son aide, constater que dans les maladies les plus diverses, soit périphériques, soit centrales, et surtout médullaires, la sensibilité électro cutanée s'est élevée ou abaissée et sur quel terrain cela se produit. Spécialement dans les maladies unilatérales, on peut, au moyen de l'examen faradique lui-même constater facilement et sûrement des modifications très unanimes, souvent mieux qu'avec les autres méthodes d'examen de la sensibilité, dans lesquelles les excitations ne peuvent pas être graduées aussi délicatement. Je citerai comme exemple un cas de lésion Iraumatùjue de la colonne vertébrale,

ÉLECmODIAGNOSTIC

avec une légère laiblcsse conséculive et anesthésie de Ja jambe gauche, laquelle put très bien être constatée par la méthode électrique (suivant les conseils donnés plus haut, p. KO).

Homme, âgé de 24 ans.

LIEUX d'kSCITATION

Miiiiiniitn 'I. K.

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