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Tandis que, dans la moitié supérieure du corps, il n'existe, en conséquence, pas de difl'érences remarquables, celles-ci sont très notables aux extrémités inférieures, au préjudice du côté gauche, comme l'indiquent les nombres précités.
Dans le tabès dorsalis, où l'examen scrupuleux delà sensibilité est si désirable, on a trouvé que la sensibilité électro-cutanée comme valeur et étendue est presque toujours parallèle à la sensibilité à la douleur et qu'en cas d'analgésie, le sens du loucher n'ayant pas éprouvé de perturbation, le minimum de sensation faradique et la sensation à la douleur faradique ne se manifestent que sous des courants bien plus forts; dans beaucoup de cas, la sensibilité faradoculanée paraît simplement diminuée sur tout le corps et la différence des distances des bobines,' pour le minimum et pour la souffrance, n'est pas beaucoup plus grande chez les ataxiques que chez les personnes t»ien portantes (DrosdofT). L'espoir que j'avais au commencement, à savoir que la sensation minima faradique marcherait parallèlement à la sensation au toucher et que par conséquent on pou rrait employer l'exploration faradique comme un moyen commode d'apprécier l'analgésie, cet espoir, je le répète, ne s'est pas réalisé ; mais l'examen faradique permet de découvrir des anomalies, qui peuvent aisément échapper aux autres moyens d'en animer la sensibilité. Je ne cite qu'un cas comme exemple :
Tabès dorsal. Homme de 30 ans, 14 février 1879. Les chiffres pour les deux côtés, qui se comportèrent à peu près de la même façon, sont réunis.
SENSIBILITÉ FAHADOCUÏANÉE DANS LE TABÈS 207
d'excitation Minimum en Mm.
Douleiu' en Mm.
Dév . de l'aiguillo,
Joue
Cou
uo
Bras
iiO
Avant Bras
lb2
Dos de la main
Exlr. des doigts
Abdomen
Cuisse
Jambe
Dos du pied
Plante du pied
Une comparaison avec les tables normales fait reconnaître nettement la diminution générale delà sensiblité farado-cutanée.
Jusqu'ici je n'ai trouvé qu'un seul cas de tabès dans lequel j'ai reconnu une évidente analgésie farado-cutanée alors que pour la sensation du toucher et de la température, avec une analgésie complète, les chiffres ont à peine baissé. Cet homme a conservé tant bien que mal la sensation du toucher et de la température avec une analgésie complète. Les chiffres de la sensation farado-cutanée minima varient, chez lui entre 203 millim. (joue), 170 (bras et avant-bras), 163 (extrémités des doigts), 177 (cuisse) etloO (plante des pieds), tandis que, sur tout son corps, y compris le visage, môme quand les bobines d'un très grand et très fort appareil à chariot étaient complètement poussées les unes par-dessus les autres, il n'éprouve absolument aucune sensation de douleur. Voilà, en vérité, une analgésie convenable! Toutefois dans les tabès aussi, ce processus paraît toutefois constituer une exception.
Il y aurait de l'intérêt à poursuivre plus loin l'étude de ces questions, mais, pour cela, il faut (jne la méthode soit perfectionnée et que l'on obtienne une base physiologique plus large pour l'appréciation des résultats. Jusqu'ici toutes ces recherches ont été impuissantes à conquérir une place assurée dans l'éleclro-diagnostic pratique.
Depuis quelque temps on ne parle plus du tout de l'examen de la sensibilité far ado musculaire, à laquelle Duchenne accordait une si grande valeur pour le diagnostic. Cette st^nsibilité peut être supprimée, dans des circonstances pathologiques, sans qu'il existe une altération de la sensibilité cutanée (dans l'hystérie, Duchenne) ; mais le plus souvent on est en face de troubles simultanés de la sensibilité de la peau. Mais bien des fois aussi la sensibilité faradomusculaire est conservée à côté d'une anesthésie cutanée (comme p. ex. dans une lésion spinale hémilatérale, Lanzoni). Mais tous ces faits, quel que puisse être l'intérêt général pathologique, n'exercent aucune intluence pratique sur le diagnostic.
ÉLIiCTKODIAGNOSTIC