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ACOUSTIQUE : SIMPLE UYPKRESTQÉSIE GALVANIQUE

Oreille armée

8 Eleni.

KaFT" KaDToo

KaO — An F — AnD — AnOt >

Too

Les sensations sonores alternent donc dans les deux oreilles et l'on peut, avec la main, en choisissant tel ou tel pôle, à volonté, faire tinter une oreille ou l'autre en ouvrant ou en fermant. Gela se produit avec une ponctualité mathématique et s'adapte particulièrement à des démonstrations étonnantes.

Mais si cette hyperesthésie élevée n'existe que d'un côté, si l'autre oreille est bien portante, il peut se faire qu'après avoir constaté, sur la partie malade, la formule régulière de l'hyperesthésie, en armant et en sondant l'oreille bien portante, celle-ci reste entièrement muette aune certaine force de courant, tandis que se manifestent déjà à l'autre oreille hyperesthétique les sensations de son paradoxales. On trouve alors bien surprenant que l'oreille directement armée ne réagisse pas, tandis que l'oreille non armée réagit. J'ai souvent décrit des cas sem-

Si, dans des cas à réaction paradoxe on examine en môme temps es deux oreilles avec deux électrodes identiques, toutes deux réagissent parfaitement.

Cette hyperesthésie simple et galvanique de l'acoustique, est en tout cas un phénomène très ordinaire ; je l'ai trouvé bien souvent, d'une manière tout à fait fortuite, chez les gens qui savaient à peine que leur organe auditif n'était pas normal. Elle se manifeste peut-être déjà bien des fois, lors d'une perturbalion médiocre de la faculté auditive, avec des modifications très faibles mais sensibles de l'oreille (opacité et rétrécissement du tympan, atrophie partielle de celui-ci, etc.); or très souvent, dans toutes les vieilles affections possibles de l'organe auditif, écoulement prolongé de pus, inflammations purulentes de l'oreille moyenne, destruction du tympan, catarrhes chroniques de l'oreille moyenne avec difficulté d'entendre et bourdonnements ; de plus dans la carie du rocher, à la suite des plaies par armes à feu et autres lésions de cet os, après des fractures du crâne, dans des paralysies faciales rhumatismales et traumatiques, etc.

Brenner a de plus insisté sur une coïncidence excessivemet fréquente de cette réaction et d'autres réactions pathologiques du nerf auditif, avec des troubles paralytiques centraux ou intracrâniens, dans le domaine de V organe visuel, fait qui a été confirmé par Hagen et aussi par moi, dans toute une série de cas, comme par exemple paralysies du

blables.

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muscle oculaire, mydriase, parésie d'accommodation, clc, à la suite de fractures du crùne et de maladies intra-crâniennes de diiïérentes espèces. Il est certain que bien des fois ce n'est qu'une pure coïncidence ; mais, dans bien descns, il existe aussi une corrf^dation directe, formée par une altération centrale servant de base aux deux perturbations.

iîfl'ectivement, on rencontre aussi çà et là et dans des mala'lies centrales (affection du cerveau et de la moelle épinière, tabès, myélite chronique et encéphalite, méningite cérébro-spinale, tumeurs, etc.), une liyperesthésie galvanique (et au.ssi d'autres anomalies) de l'acoustique. Les relations plus intimes de ces maladies avec l'altération centrale ne sont pas encore bien établies ; il serait possible que la maladie centrale modifiât directement l'excitabilité galvanique du nerf auditif, observation que l'on a faite souvent à propos des nerfs moteurs (dans le tétanos et le tabès) ; il se pourrait aussi que, comme dans la névrorétinite et la papillite optique, des troubles trophiques se produisent dans le nerf auditif lui-même par suite de la maladie centrale, troubles qui causent les anomalies de la réaction; ou en fin il se pourraitque. par la même voie, des troubles fussent amenés dans l'oreille moyenne, troubles qui ne détermineraient que secondairement l'hyperesthésie du nerf auditif. Mais toutes ces possibilités réclament une étude plus approfondie. Très intéressante est finalement aussi la présence, plusieurs fois démontrée par Jolly, de l'hyperesthésie galvanique de l'acoustique (sans ou avec les anomalies qualitatives de la formule, chez les hallucinés de l'ouïe) .

Brenner a fait une tentative d'interprétation très attrayante pour l'apparition de l'hyperesthésie galvanique, chez les malades atteints d'affections de l'ouïe. Il prend pour point de départ le fait bien connu que nos nerfs cérébraux, quand on leur retire pour longtemps les excitations convenables, tombent dans un état d'excitabilité intense (ont faim d'excitation) ; voilà pourquoi nous apprenons, après avoir longtemps séjourné dans un endroit obscur, à distinguer peu à peu les objets qui nous entourent, nous sommes éblouis par la clarté ordinaire du jour, et nous reconnaissons des images lumineuses électriques dans l'obscurité plusnettement qu'en pleine lumière. 11 en est de même du nerf auditif ; si par des maladies de l'appareil conducteur des sons, les excitations ordinaires lui arrivent difficilement, ou lui sont retirées complètement, il tombe dans l'état de faim d'excitation, qui se décèle par une facilité de réaction plus grande pour l'excitabilité galvanique. Si cet état de choses dure un peu longtemps, d'autres modifications peuvent se produire dans le nerf auditif (troubles de nutrition), modifications qui s'expriment par une réaction tout à la fois augmentée et perrertie du nerf auditif, et qui peuvent peut-être finalement aboutir

BOURDONNEMENTS d'OREILLE NERVEUX 215

à la perte de l'excitabilité. Ainsi s'expliqueraient aussi les anomalies, dontilseraquestionplus tard, de la réaction galvanique de l'acoustique.

11 est certain que cette jolie tentative d'explication ne peut avoir de valeur que pour les cas oi:i l'hypereslhésie galvanique se rencontre simultanément avec des troubles de l'ouïe, avec des maladies de l'appareil conducteur du son, et ces cas forment certainement la majorité. Mais il existe sans aucun doute des cas d'hyperesthésie galvanique de l'acoustique (y comprj-3 ceux avec modification de la formule normale), dans lesquels on ne peut démontrer aucune trace de trouble de l'ouïe ; j'en ai vu plusieurs et je lésai fait contrôler par des médecins aurisles ; à ceux-ci, il faut cependant concéder un autre mode d'origine de l'hyperesthésie. Il n'y a en effet aucun obstacle à ce qu'on cherche à se rendre compte pourquoi ce trouble de nutrition n'entrerait pas aussi primitivement par différentes voies dans le nprf auditif, trouble qui constitue l'essence de l'hyperesthésie, et que nous rencontrons si souvent dans différentes régions du système nerveux. Reste, il est vrai, à examiner quelles sont ces voies et ces troubles de nutrition,

On constate d'une façon très fréquente et comme un fait pratique, de la plus haute importance, la simultanéité de Chijperesthésie simple avec le bourdonnement d'oreilles n^'rveux, souffrance des plus pénibles, qui brave si souvent toutes les tentatives de guérison des spécialistes et dont on ignore généralement l'exacte pathogénie : Brenner a traité ce point avec sa clarté et sa précision ordinaires. J'y reviendrai dans la partie thérapeutique de mon ouvrage. Disons seulement qu'une partie de ces bruits subjectifs, semble naître dans le nerf lui-même. Dans un grand nombre de ces cas, existe une simple hyperesthésie du nerf auditif et ils se distinguent, particulièrement en ce que le courant électrique exerce une influence calmante sur les bourdonnements d'oreille. Ordinairement il arrive que, par l'AnF et l'AnD le bruit subjectif cesse immédiatement et complètement; mais à AnO, il revient avec sa force antérieure ou même avec une force encore plus grande. La KaF et KaD augmentent considérablement lea bourdonnements, tandis que la KaO n'amène qu'une cessation momentanée. Mais bien des fois le bourdonnement n'est que diminué et non complètement supprimé par l'AnF ; cela se remarque surtout dans les revirements de Ka à An. — Enfin Brenner a trouvé des cas, dans lesquels les bourdonnements pouvaient être diminués par la KaF, KaD, et AnO, ainsi précisément par les excitants qui provoquent des sensations acoustiques.

Pour un autre groupe de bruits subjectifs, il faut chercher la cause de leur production complètement en dehors du nerf; ces bruits restent complètement insensibles au courant galvanique, quelles que soient sa direction et sa force.

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Il existe en outre un 3° groupe, dans lequel se trouvent s'mullanétnent des hruils différenls, do;il l'un obéit à l'influence calmante du courant, tandis que l'autre s'y montre complètement rebelle. Ici encore il y a ordinaircmonl de l'iiyperesthésie, bien que la forme n'en soitpas toujours pure. Le premier de ces i)ruits émane probablement des nerfs.

Nous possédons en conséquence, dans l'exploration galvanique de l'appareil auditif, d'une part dans la constatation de l'hyperesthésie galvanique de l'acoustique, d'autre pari, dans l'examen de l'influence calmante ou surexcitante des différents agents galvaniques sur le bourdonnement nerveux des oreilles, un moyen de diagnostic très important, pour reconnaître la nature nerveuse de certaines formes de cette maladie impoi'tune et les séparer des autres. Vous apprendrez plus tard quels points d'appui importants, sous le rapport pronostique et thérapeutique fournit cette exploration.

Comme degrés de développement ultérieurs de l'hyperesthésie simple comme phénomènes généralement un peu plus rares, on doit signaler :

b. Les hyperesthésies galvaniques, avec anomalie et même changement

de la formule normale.

Ici aux sensations normales de la sonorité, se joignent d'autres sensations pathologiques et d'abord ordinairement la sensation de l'AnF et de l'AnD plus tard la sensation de la KaO, tout cela avec les symtômes caractéristiques de l'hyperesthésie. Ici se présente presque exclusivement le phénomène, d'après lequel ces nouvelles sensations pathologiques de son diffèrent, parleur caractère et leur timbre, très nettement des sensations produites par les agents d'excitation normaux. Entre elles, les sensations pathologiques de son s'accordent aussi complètement que les sensations normales chez les personnes bien portantes, ou que les sensations de KaF et d'AnO dans l'hyperesthésie simple.

Prenons pour exemple le cas suivant : Homme de S4 ans, ancienne surdité incomplète, bourdonnement d'oreille, épaississement, rétrécissement du tympan.

Oreille gauche. Mode extérieur d'exploration : B sur la main

10 lîlém. KaFSi' Sifflement haut, bruyant. KalJSi 00 Sifflement prolongé.

KaO: br Bruit bref, bourdonnant.

Aiil'':Br' Bruit retentissant et bourdonnenienl.

AnD Br > Bruits s'éteignant peu à peu,

AnOSi Siftlement comme dans KaF.

Les sensations de son peuvent être, dans les difTérenls cas, de nature

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très diverse : Siffler, sonner, bruire, bourdonner, frémir, sibiler, murmurer, etc., mais toujours la KaF et l'AnO et la KaO et l'AnF, produisent des sensations sonores égales entre elles mais différentes des autres.

Mais à présent on observe aussi que ces nouvelles sensations pathologiques deviennent de plus en plus fortes, nettes et claires: de plus elles se manifestent plus tôt et jdIus facilement que les sensations provoquées par les agents d'excitation normaux, sensations qui par contre diminuent de leur côté, s'affaiblissent et deviennent de plus en plus difficiles à provoquer. Il peut en résulter finalement que les sensations normales disparaissent complètement et qu'il ne reste plus que les sensations pathologiques, avec une excitabilité de plus en plus forte ; on est arrivé alors à l'hyperesthésie avec revirement complet de la formule normale.

Que l'exemple suivant emprunté à mes observations, serve d'exemple : Dame âgée de 60 ans, à droite, simple hyperesthésie ; à gauche hyperesthésie, avec revirement de la formule, surdité incomplète à droite ; surdité complète à l'oreille gauche. Bourdonnements d'oreille, particulièrement à gauche. — Mal d'oreille invétéré, auparavant écoulement d'oreilles considérable ; épaississement considérable et rétrécissement du tympan des deux côtés.

Mode extérieur d'exploration, B sur la main OreilleD. 4. Elém. KaFSi Oreille G. 6. Élém. KaF —

KaDSi a. KaD —

KaO — KaO Si >

AnF — AnFSi' AnD— AnDSi oo

AnOSi > AiiO -

"Ainsi à gauche, strict renversement de la formule normale, à droite, hyperesthésie un peu moindre. A l'oreille gauche, le bourdonnement des oreilles disparaît par l'effet de la KaF, à l'AnF le bourdonnement persiste insensiblement.

On peut ici signaler l'évidente analogie de la marche des modifications d'excitabilité galvanique dans le muscle, au moment de la réaction de dégénérescence, avec le cours des anomalies de l'acoustique.

La série des différents degrés de l'hyperesthésie simjDle jusqu'au renversement complet de la formule peut être, à l'exemple de Hagen, représentée dans la schéma abrégé suivant :

KaF:

KaD:

KaO:

AnF:

Ti".

Ti'.

Ti".

Ti.

ti.

Ti 00

Ti 00

Ti 00

Ti>

ti >

ÉLECTHOrJlAGNOSTlC

AiiU : — s > S > S y> S co S oc

AuO: Li > li> U' ti — —

Ti sigiiilio ici « liiiLeineut », S si;,'iii(ie » sinieiiienl » qui peut finaieinent cil augineiilaiil triiileiisilf'!, se Iraiisformor en LialcmeiiL ou siffleineiil aigu .

Naliirellement ; on ne pourra pas démontrer, dans chaque cas distinct, toute la marche du développement ni en fixer chaque degré à un temps déterminé ; cependant il i-ésiilte de nomljreuses observations que, du moins, dans une série de cas, la marchr- do ces modifications est celle qui est représenlée ici.

Ces formes d'hyperesthésie, avec modification et revirement de la formule normale, ne se manifestent, à ce qu'il paraît, que dans les plus vieilles affections d'oreille, dans des destructions graves de l'oreille moyenne, dans des maladies du labyrinthe, etc. Il sera du devoir des spécialistes de déterminer les rapports plus intimes qui peuvent exister entre ces dernières et les diflerentes anomalies de la réaction galvanique.

Mais, dans de semblables cas, l'hyperesthésie peut aussi diminuer et disparaître ; il ne reste plus alors que des anomalies de la formule. On parle alors de

c. Anomalies qualilalives de la réaction galvanique de l'acoustique,

sans hypereslhésie.

A cette désignation appartiennent toutes les anomalies possibles, qui ne coïnci'dent pas avec une facilité d'excitabilité particulière du nerf acoustique et pour lesquelles Brenner, Enlenburg, etc. ont fourni de nombreux exemples.

Depuis la réaction contre tous les six agents d'excitation jusqu'au simple revirement de la formule, tous les phénomènes possibles peuvent se manifester : apparition de telle ou telle réaction pathologique, absence de telle ou telle réaction normale, etc., de sorte qu'il se produit les formules les plus diverses, pour lesquelles il n'est pas nécessaire de citer d'autres exemples.

Mais il n'est nullement certain que toutes ces anomalies résultent d'une simple hyperesthésie antérieure ; cela n'est même pas probable ; bien au contraire une série entière d'observations (par exemple dans les paralysies rhumatismales de la face, dans les affections centrales, les lésions du crâne, etc.) nous apprennent qu'à Toccasion, des troubles, des désordres de nutrition peuvent influersurlenerfacouslique directement, de telle sorte que celui-ci réagisse, sans plus de façon, d'une manière anormale. Enfin il ne faut point passer sous silence le fait que des modifications qualitatives de la formule peuvent être provoquées par des modifications anatomiques, dans les parties extérieures entourant le nerf auditif, de telle sorte que des traînées de courant (c'est-à-

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dire des pôles virtuels), arrivent au nerf auditif d'une autre manière et par d'autres voies que sur l'appareil auditif normal.

Ces modifications se manifestent ordinairement dans des maux d'oreille invétérés qui durent depuis^le longues années et sont plus ou moins sérieux ; mais on les a vus aussi, très fréquemment, dans les paralysies faciales rhumatismales et parfois aussi dans les affections centrales.

Comme les hommes possèdent deux oreilles qui ne sont pas toujours affectées de la même manière, il va de soi que l'on peut rencontrer aussi, pour chaque oreille, une autre forme de la réaction galvanique acoustique; que la maladie soit unilatérale ou bilatérale, elle peut présenter un mode, une intensité et une durée différents. Lorsque donc il existe par hasard une hyperest.hésie élevée, de telle sorte qu'on se trouve en face de la « réaction paradoxe », il se peut qu'en procédant à l'exploration d'une certaine manière, il se manifeste une confusion et une irrégularité des sensations de tintement qui paraît absolument déplorable et cela particulièrement quand, à une oreille ou même à toutes les deux, il- existe des modifications qualitatives ou un revirement de la formule normale. Le médecin expérimenté n'éprouve pas de difficultés à débrouiller ce chaos : en examinant avec soin et rigueur, en étudiant isolément autant que possible chaque oreille, en explorant avec une électrode partagée, en employant toute sorte d'autres expédients, il saura bientôt à quoi s'en tenir. Il est vrai que, dans beaucoup de cas, il est impossible d'établir une régularité parfaite ; c'est particulièrement chez des personnes ignorantes, incapables d'observer, dont l'extrême surdité entrave de plus l'intelligence, que cela peut se présenter. Mais il ne faut pas prendre de pareils individus pour l'étude de faits scientifiques ; encore moins peut-on se baser sur leurs données pour révoquer en doute et critiquer d'autres faits bien constatés et entourés de toutes les garanties.

Enfin je dois ajouter que l'on a des motifs suffisants d'admettre une d. Torpeur du nerf auditif, une excitabilité galvanique amoindrie de l'acoustique. On ne peut alors exciter le nerf auditif qu'avec des forces de courant 1res considérables, et on n'obtient, avec ces courants, que de faibles sensations de KaF, souvent même pas de sensations du tout. Ici naturellement on doit exclure tous les obstacles accidentels s'opposant à la pénétration du courant, toute résistance plus intense de conductibilité, etc.

Vous savez, messieurs, que même dans des conditions normales, l'excitation galvanique du nerf auditif, ne réussit souvent pas ; il faut donc être très réservé pour admettre une pareille torpeur du nerf auditif. C'est dans les cas de maladie unilatérale que l'on peut le plus facilement établir le diagnostic, ou bien là où l'on peut poursuivre

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(lireclement la transition lente de l'excitabilité facile mais anormale à l'excitation plus difficile et pathologique, comme cela m'est arrivé dans lin cas.

La torpenr du nerf auditif ne se manifeste que dans des troubles intenses ol incurables de la faculté auditive, sans qu'on puisse constater de rapports déterminés avec les modifications anatomiques existantes ; ces modifications n'ont pas du tout besoin d'être d'un degré élevé. Mais en tout cas celte anomalie est rare et difficile à reconnaître.

3. En ce qui concerne l'excitation galvanique des nerfs du yoûl, on n'a jusqu'ici, en fait de pathologie, rien constaté de plus qu'une simple diminution ou perle de la sensation galvanique du goût, que l'on peut aisément établir et localiser à Taide des méthodes indiquées plus haut (page 147); mais jusqu'ici on ne sait rien en fait d'anomalie qualitative.

Réussira-t-on jamais dans des paralysies périphériques de conductibilité des nerfs du goût, par excitation centrale des voies périphériques elles-mêmes ou par irritation des organes centraux correspondants ou du moins de la conductibilité centrale dans le cerveau lui-même, à produire des sensations du goût et à établir par là le caractère périphérique de la lésion, au moyen de l'exploration électrique? Gela me paraît douteux, mais certainement ce ne serait pas impossible. En tout cas, il faut rencontrer pour cela des cas de maladie particulièrement favorables.

Il n'est encore, à notre époque aucunement question d'un électrodiagnostic des nerfs de l'odorat, pas plus que de celui des nerfs vasomoteurs et sécréteurs, du sympathique du cou, du pneumogastrique, du muscle cardiaque, de la vessie, de lutérus et des organes centraux du système nerveux, etc. ; les communications publiées sur ce sujet n'ont aucune valeur pratique. On peut citer comme dignes à tous égards d'être remarquées, les observations de Hitzig sur la réaction des muscles vasculaires paralysés. Ce savant trouva, dans de nombreux cas de paralysie du nerf axillaire, qu'exactement dans la zone d'anesthésie cutanée ainsi produite, la peau, lors d'une excitation avec des courants galvaniques forts et labiles, était complètement blanche, tandis que les parties cutanées avoisinantes et saines paraissaient colorées en poupre. Par contre des excitations d'une durée un peu plus longue, l'application d'un couVant galvanique fort et stable ou celle d'un pinceau faradique fixé sur un point, produisait une dilatation de vaisseaux moins accentuée. Hitzig fait abstraction, pour l'interprétation de ce phénomène, de l'existence de nerfs vaso-dilatateurs, existence qui n'était pas alors suffisamment établie et il rapporte les effets d'excitation exclusivement aux muscles vasculaires soustraits à

TORPEUR DU NERF AUDITIF — NERFS DE L'oDORAT, ETC. ;22d

laction nerveuse ; ceux-ci posséderaient, dans ces cas, une faculté de contraction plus élevée mais une faible faculté de dilatation. HiLzig a aussi vu, dans d'autres troubles paralytiques et trophiques, des phénomènes semblables mais assez difficiles à expliquer ; au reste cette question n'a pas été ultérieurement étudiée.

Les indications données par M. Rosenthal sur la torpeur cérébrale galvanique, me paraissent avoir besoin d'éclaircissement et de confirmation.

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