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RÉSULTATS DANS LES TROUBLES DE CIRCULATION

action indirecte, vaso-motrice encore plus problématique, obtenue par la galvanisation de la peau ou d'une façon réflexe à partir de la peau; ainsi l'hypérémie et l'anémie du cerveau et les diiïérents états morbides, qu'on en a déduits, en partie à tort.

Ici viennent s'ajouter les épanchemenls de sang dans la substance cérébrale et les foyers de ramollissement déterminés par la thrombose ou l'embolie, oii naturellement on ne doit plus s'attendre de la part du courant électrique à un rétablissement des éléments nerveux détruits, déchirés ou tombés en nécrose. On peut cependant s'attendre, de la part de l'action catalytique et vaso-motrice de ce courant, à une influence très favorable sur la résorption des épanchements, sur le rétablissement de la circulation collatérale, sur la disparition des états secondaires et consécutifs (perturbations circulatoires et inflammatoires), sur le relèvement de la nutrition et la rét}pparition de la fonction des éléments nerveux qui n'ont pas été entièrement détruits.

On peut enfin espérer aussi de l'action catalytique des courants électriques une influence bienfaisante sur toute sorte de processus chi'onico-in/lammaloires et dégénératifs du cerveau, sur la méningite et l'encéphalite chroniques, sur les péhnomènes sclérotiques, sur les différentes formes d'atrophie et de dégénérescence des éléments nerveux.

Mais àpriori il nous semble qu'il faille exclure une action favorable sur les tumeurs et néoplasmes du cerveau, sur les processus déjà fort avancés de la dégénérescence grise et de la sclérose, sur les épaississemenls des méninges, sur les formes plus graves de l'atrophie et du ramollissement sénile, etc. Mais ici encore, surtout quand il s'agit de formes pouvant se guérir d'une autre manière, comme par exemple de gommes syphilitiques, etc., le traitement électrique peut souvent agir d'une manière tout à fait favorable sur les états secondaires et consécutifs à ces accidents, qui en dérivent, d'où proviennent, en partie, les symptômes (tels que maux de tête, insomnies, lourdeur de tête, trouble visuel, paralysie, anesthésie, déglutition difficile, etc.).

MALADIKS DU CEHVP.AU

DIX-SEPTIKME LEÇON

SoMMAiiiu : IJt'-voloppoiiioiitdes niid\iudi!Hi-h-cU'iaUi:i-upituiU\tii:H. -Ti-aU/-Mfml direct du cerveau: actions caLalyliqiics el vaso-niolrices elle» mcHlioilcs pour le» produire. — ElTets excilaiils cl inotiiOaiils, — Tecknif/ue de l'emploi des courants galvanique et Taradiqnc dans le traitement des maladies ci-rébrales. — Traitement indirect du cwiw/!< .-galvanisation du sympathique; actions réflexes provenantVle la peau. — Traitement sijmptnmali</ne .

ï'Jectrodiiifpwslic dans les maladies cérèljrales. — lileclrotliérapie des différentes formes morbides : néirosthénie cérébrale, insomnie, liypérémie, anémie, hémorragie cérébrale, ramolissemciit du cerveau, inflammation, dégénérescence, sclérose, etc. — Maladies Imlbo-irea. — Aflections incurables du cerveau.

Une réflexion pins approfondie nous apprend maintenant que, dans les formes morbides énumérées ci-dessus, nous pouvons compter en première ligne, sur les effels vaso-moteurs et catalyliques des courants électriques, inais que nous avons moins à espérer de leur action simplement excitante et modifiante. C'est-à-dire que, pour le courant galvanique, dans les maladies du cerveau, il s'ouvre une sphère d'action plus grande que pour le courant faradique, bien qu'À p7'iori on ne jouisse refuser à ce dernier toute activité. Lowenfeld ne va-t-il pas jusqu'à prétendre qu'en faradisant la tête, il a obtenu un élargissement des vaisseaux cérébraux !

Il résulte simplement de nos études antérieures sur la pbj'^siologie et la thérapeutique générale que, pour atteindre notre but, nous pouvons disposer de différentes voies et méthodes, dans l'électrolhérapie des maladies cérébrales. Nous pouvons essayer d'agir sur ces affections par vpie '^^"'ec/c^ par une application, autant que possible immédiate du courant, sur le foyer de la maladie ; nous pouvons aussi tâcher d'atteindre le même but, par voie indirecte, à l'aide dé l'action vasomotrice et principalement par la gai vaii i s^t i on du^^SNOTijoat hk} u e . Nous pouvons aussi amener une modification favoraljTéT^g?' voiej'éjkxe, par l'excitation périphéiique des voies centripètes. Finalement, une action par le traitement spécial des différentes parties périphériques, troublées dans leurs fonctions (nerfs sensibles, des sens, nerfs et muscles moteurs, etc.,) n'est pas interdite.

La méthode plus spéciale pour tous ces modes d'application est, sans doute, encore assez peu développée aujourd'hui. En général, on a procédé jusqu'ici d'une manière exclusivement empirique et ce n'est que depuis peu, qu'il semble possible de trouver, pour la science qui nous occupe, des bases physiologiques un peu plus solides. Mais, quand même la solidité de ces bases serait suffisammeni démontrée, assez pour y édifier une méthode rationnelle, on n'aurait pas encore beaucoup gagnéàcela, tant nos connaissances sont encore défectueuses

MÉTllODICS laKCXRÛTUÉUAl'EUTlQUlîS IJDl

sur le processus inlime des diflurenls phénomènes palhologiqiies du cerveau ; nous restons donc condamnés à un empirisme circonspect, malgré les méthodes phis récentes et plus claires.

En première ligne, j'ai à parler de l'action directe sur le cerveau. Spécialement en ce qui concerne les acLions calalyliques et leur portée, l'essence des différents troubles pathologiques est, le plus souvent aussi peu connue de nous que les actions corrélatives des courants, dont nous attendons une guérison. C'est particulièrement sur le mode d'action de l'un ou de l'autre pôle ou l'action de telle ou telle direction de courant, que plane encore une déplorable ignorance. On ne peut donc rien savoir de positif ici que par l'essai thérapeutique.

Par contre, en ce qui regarde les actions vaso-motrices, la modification de la circulation du cerveau, lors de l'électrisation de la tête, les indications et les expériences de LOwenfeld paraissent du moins nous fournir quelques points d'arrêt. Mais il faut se rappeler qu'il n'a opéré que sur des lapins et que les résultats obtenus peuvent bien n'être pas les mêmes que chez l'homme ; encore ces résultats ne sont-ils ni constants ni indubitables et ne peuvent-ils être acceptés comme positifs et absolus. Avant tout, d'ailleurs, quand même nous serions certains de pouvoir amener à volonté telle ou telle modification (suractivité ou an'aiblissement) de la circulation dans le cerveau, nous resterions encore souvent dans l'incertitude et nous nous demanderions ce qu'il faut désirer ou effectuer dans tel ou tel cas pathologique. Qui oserait certifier que, chez un hémiplégique, après une hémorragie cérébrale, ou une embolie, il vaut mieux provoquer une hypérémie ou une anémie de la moitié malade du cerveau ? Tant que la question ne sera pas complètement élucidée et, à mon avis, nous sommes encore loin de compte, surtout quand il s'agit de pareilles lésions cérébrales, nous ne devrons, malgré les indications de Lowenfeld, pas aller plus loin que ne le permet une expérience prudente.

En tenant compte de ces difficultés et en ayant conscience des éventualités, nous pouvons, en marchant sur les traces de Lowenfeld, choisir le mode de traitement pour agir sur la circulation dans le crâne et dans le cerveau :

Pour ixgiv diffusément et uniformément sur l'ensemble du cerveau, vous ferez suivre au courant la direction longitudinale, avec de grandes et larges électrodes, en difi'érentes directions, suivant le but qu'on se propose. Si vous voulez augmenter t afflux du sang vers le cerveau, hâter la circulation, vous mettez le pôle positif sur la nuque, le pôle négatif sur le front; mais si vous voulez diminuer cet afflux du sang et ralentir la circulation, vous appliquez le pôle positif sur le front et le pôle négatif sur la nuque.

Pour les foyers locaux de maladies, on recommande de préférence

•J"-* MALADIES DU ClîRVKAi;

la direciion Ivansvcrsale (ou oblique) du courant, en clioisif^saril convenablemenl les poinls d'applicalioii, de telle sorte que le foyer de la maladie se trouve sur la ligne qui relie les deux électrodes. Le choix du pûle, pour la partie malade, s'eflectue d'après l'indication que voici : si vous voulez afT/îlércr la circulation et élargir les vaisseaux, laites agir le pôle positif sur la partie malade ; si vous désirez le contraire, mettez le pôle négatif sur la partie malade !

Par rapport à l'action excilanle et modifiante des courants électriques sur le cerveau, nous n'avons guère dépassé le terrain des conjectures et de faibles expériences; ce que nous possédons de meilleur en ce genre a été découvert empiriquement. Qui peut en efl'ct considérer les états du cerveau, dans les différentes névroses, comme résultant d'une excitation, d'une compression ou d'une paralysie? Qui peut les attribuer comme tels à une augmentation ou une diminution d'excitabilité? Qui oserait affirmer que, dans le cerveau, se manifeste aussi l'action anéleclrotonisante des pôles et, dans ce cas, jusqu'à quel point elle se fait sentir ? Tant que nous n'aurons pas dépassé le point oii nous en sommes aujourd'hui, les expériences thérapeutiques ne seront qu'un mélange de tâtonnement et de circonspection.

D'après ces considérations nous en sommes donc réduits à ces conclusions : que nous ferons agir le courant avec une intensité suffisante et une assez grande densité sur lensemble du cerveau, c est-à-dire sur le foyer de la maladie, pour obtenir des résultats thérapeutiques. Lors du premier choix de l'application des pôles et des directions des courants, nous nous laisserons naturellement guider par nos conceptions théoriques, étayées sur un si petit nombre de faits positifs; quant au reste, notre tâche consiste à recueillir avec prudence les expériences dûment constatées, de développer ensuite peu à peu les différentes méthodes et de fixer ainsi lentement mais sûrement, le meilleur procédé à suivre dans chaque catégorie de maladies.

Le plus souvent il sera ici question du courant galva7iique. Il faudra, en première ligne, choisir les électrodes les plus convenables et les points les plus avantageux pour l'application des pôles. En général, on fera bien d'employer de grandes électrodes, ce qui augmente la force des courants, sans accroître leur densité outre mesure. Pour la direction transversale, j'ai antérieurement toujours choisi les électrodes « moyennes », pour la direction longitudinale, le plus souvent, les a grandes » électrodes. Depuis peu, je me sers, presque exclusivement, des grandes électrodes à tête (voir pages 37-39), particulièrement pour la direction oblique.

Les méthodes d'application, que j'ai suivies jusqu'ici, sont :

a) Pour agir sur l'ensemble du cerveau ou bien depuis le front jusqu'à la nuque, ou bien obliquement depuis la tempe du front d'un côté,

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