‹ Traité d'électrothérapie [electronic resource]Chapitre 95 sur 210 · MALADIES DU CERVEAU · texte numérisé non relu

MALADIES DU CERVEAU

énergie siiffisanle, une inleiiKilé et une durée croissaule.'j (mais avec prudencej), l'aclion grandissante el unipolaire du courant galvanique sur la irjle, la nuque, le sympalhiqne, etc., tandis que le pôle indifl'érent est nppliqu(; aux pieds et à l'abdomen (c'est donc à peu près « la galvanisation centrale » de Beard, voir i)a;;e 251). Le choix de l'électrode difl'érente dépendra alors particulièrement de la qualité des troubles somatiques en présence (principalement vaso-moteurs, circulatoires et respiratoires) et de la direction, exaltation ou dépression des anomalies psychiques. Dans des états d'excilation prononcée i c'està-dire surtout dans des périodes initiales) choisissez le pôle positif; dans les états accentués de dépression et de marasme, dans les phénomènes de faiblesse vaso-motrice et de paralysie (c'est-à-dire particulièrement dans les périodes finales, comme par exemple dans la mélancolie secondaire, dans la mélancolie slupide), prenez au contraire le pôle négatif. Mais n'oubliez pas alors que l'essai décide d'abord de tout et que, maintes fois, c'est précisément le pôle contraire à vos présuppositions théoriques qui se montre le plus efficace.

On ne sait pas encore au juste si des résultats de l'exploration électrique, on peut déduire des règles pour le choix thérapeutique du pôle différent ; quand l'excitabilité s'accroîtra sous vos yeux (élévation quantitative, apparition prématurée de la secousse de fermeture du pôle positif, faible apparition de la secousse d'ouverture du pôle positif), il faudrait alors choisir le pôle positif; si l'on constatait leur dépression, on choisirait le pôle négatif. Nous possédons, à vrai dire, un recueil d'expériences approfondies sur l'excitation électrique des aliénés (fait particulièrement par Bénédikt et Von Tigges), mais ces expériences ont présenté une telle variété de phénomènes et datent encore du temps oii l'épreuve d'excitabilité quantitative n'était pas encore bien connue, si bien que l'on ne peut en déduire des conclusions péremptoires.

Si les méthodes précitées ne conduisent pas au but, on peut en essayer encore d'autres. Quand il y a stupeur, état presque slupide ou simple dépression, on peut aussi employer le courant faradique, sous forme d'excitation électrocutanée, sur plusieurs points, ou mieux encore, sous forme de faradisatioii générale.

Dans la mélancolie périodique, il y a, outre le traitement de l'accès même (traitement qui d'ordinaire ne mènera pas au but), celui qui concerne les intervalles lucides pour les prolonger, en d'autres termes, pour empêcher le retour de l'accès; je vous prie instamment de faire des expériences à cet effet. Comme méthode de traitement, en pareil cas, je vous recommande tout d'abord la galvanisation de la tèle, peut-être aussi le port régulier, sur la tête , d'un simple élément galvanique (voir la page 257). Dans la démence paralytique, il faut traiter

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