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acquis, en ce qui concerne une série d'affections qui font le désespoir de tant de gens de l'art, une expérience suffisante pour poser certaines conclusions, que des médecins qui n'ont pas constaté les laits que je rapporte taxeront seuls d'exagérées.
Je l'affirme hautement, car ce langage est celui de la vérité, j'ai rendu à la lumière un grand nombre d'amaurotiques, dont la plupart s'étaient infructueusement soumis à de longs traitements et dont plusieurs avaient été déclarés atteints d'une cécité incurable. J'ai franchement exposé la voie que j'ai suivie pour arriver à ces résultats. L'électricité galvanique, que j'applique suivant un procédé qui m'est propre, et que j'associe souvent à l'introduction de topiques entre les paupières, m'a paru jouir d'une haute valeur dans la médication des amauroses torpides.
Parmi les médecins et étudiants en médecine qui m ont fait l'honneur de fréquenter mes consultations, je citerai MM. Anjou, chirurgien-major au 27cde ligne; Delavallade, représentant du peuple; de l'Isle, ancien interne des hôpitaux; Georges, Hamel, Hervé, Hubert, Hubsch, Marchai, Peschaud, Thomas, Varry, Willems, etc. Je mentionnerai plus particulièrement M. Otto Rœhrig, lauréat de l'Institut de France, ophthalmologiste très expérimenté, opérateur habile ; outre quelques faits curieux recueillis par lui-même, il a bien voulu nous en communiquer d'autres dont plusieurs de ses amis d'Allemagne lui avaient fait part.
Le Annales d'oculistique, que publie, à Bruxelles, notre savant confrère M. Florent Cunier; plusieurs journaux de médecine, français et étrangers; les ouvrages d'Ammon, de Beer, de Fischer, de Jungken, de Rosas, de Walther,
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nous ont fourni des documents dont nous avons été heureux de profiter.
M. Dugué, jeune médecin de grande espérance et interne des hôpitaux, nous a communiqué quelques documents intéressants, recueillis à la Salpêlrière, sur les troubles visuels susceptibles de s'associer à la paralysie générale des aliénés. M. Kosztulski nous a fait part de ses observations sur l'amaurose pliqueuse, qu'il avait étudiée en Pologne. M. le docteur Visinier nous a donné de précieux détails sur l'amaurcse des buveurs et sur celle produite par le sulfate de quinine à hautes doses, variétés dont il avait rencontré des exemples pendant son exercice à la Louisiane.
« L'amaurose est un sujet entouré de difficultés, dit » M. Mackenzie (Traité pratique des maladies des tjeux); il » faudrait considérer à loisir, et sous toutes ses faces, cha- » que cas individuel, et en faire, en réalité, un objet d'é- » tude. Il n'est que trop évident que plusieurs des auteurs » qui ont écrit sur l'amaurose, dégoûtés probablement » d'une tâche qu'ils trouvaient pénible, l'investigation » de phénomènes compliqués, se sont efforcés de cou- » per court, et d'introduire, dans un sujet qui ne le » comporte point, quelque arrangement, simple et facile, » de leur propre création. Ils ont ainsi réduit les phéno- » mènes de l'amaurose à des notions rélrécies qui leur » étaient propres ; se contentant de quelques distinctions » artificielles, ils n'ont pas eu le courage de suivre la na- » lure avec la persévérance sans laquelle, dans un sujet > pareil, on ne peut faire aucun progrès réel. » Le lecteur impartial jugera si le vœu formulé par l'ocu-
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liste de Glascow a été réalisé dans ce travail. Mon but sera surtout atteint, si, ajoutant quelques matériaux au grand édifice ophtalmologique, je contribue au soulagement de malheureux que la privation du plus précieux de nos sens rend à charge à eux-mêmes et à la société.
Je terminerai en priant MM. les rédacteurs du Bulletin général de thérapeutique, de la Gazette et de la Revue médicales, de la Gazette des hôpitaux, des Annales d'oculistique, etc., qui ont rendu un compte si bienveillant de mon Traité de chirurgie oculaire (un vol. in-8, avec planches), de vouloir bien recevoir mes remercîments. Je prierai surtout un éminent praticien, le docteur Gaillard, qui a consacré à cet ouvrage un lumineux rapport 'devant l'Académie de Poitiers, d'accepter une large part de ma gratitude.
DE LAMAUROSE
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