‹ Traité de médecine ... [electronic resource] (volume 3)Chapitre 117 sur 153 · partie de la lace dorsale du pied · texte numérisé non relu

partie de la lace dorsale du pied

sacrée. ...

Muscles du périnée

Périnée, organes génitaux externes, aire en l'orme de selle à la partie postérieure de la cuisse.

saci'ée. . . .

Vessie et recluiu

VII. Compression hémilatérale de la moelle {Hymlrowe de Broion-Séijuanl). — II est à peu près impossible, en général, de dire, d'après la symplomalologie, si la compression de la moelle porte sur ses faces antérieure ou postérieure. En revanche, lorsque la lésion siège sur les parl ies latérales et n'atteint qu'une moitié de la moelle, il se produit un ensemble de signes toni à fait caractéristique, étudié ])ar 15rown-Séquard, qui lui a donné son nom. On appelle c(^ syndrome hémiplégie spinale avec liémlane><thésie croisée, (|uand la lésion siégeant à la région cervicale, la paralysie, comprend à la fois les membres supérieur et inférieur d'un même côté, et liémiparaplégie ^'jnnale avec hémiaiiest/iésie croisée quand la compression porte

sur les parties dorso-lombaires et que le membi-e inférieur seul est atteint. Ce syndrome est constitué de la manière suivante : Du coté correspondant à la lésion, on observe :

l" Lne paralysie motrice plus ou moins complète, portant sur les muscles dont l'innervation est fournie par des nerfs émanés de la moelle au-dessous de la lésion. Cette paralysie comprend, à l'occasion, tous les muscles du tronc du côté malade. Elle s'accompagne, dans certains cas, d'exagérations des réflexes tendineux et cutanés.

Fio. r,oït.

l' iG. 5011. FiG. 310.

'iHt. — Compreshiioli de la moitié ilroile di par une tumeur. (D'après Charcol.i

l.i Miiiclle

[G GUINON.;\

MALADIES EXTRINSÈQUES DE LA MOELLE ÉPINIÈRE

2" Dans certains cas, une absence complète de troubles de la sensiijililé, qui reste absolument normale. Dans d'autres cas, au contraire, il existe dans tout le côté paralysé une hyperesthésie quelquefois assez considérable. Le sens musculaire peut être, suivant les sujets, conservé ou diminué dans les parties paralysées.

5" Une zone étroite d'anesthésie plus ou moins marquée, juste au-dessus du territoire hyperesthésique. Cette anesthésie est due à la lésion des racines racliidiennes postérieures du côté lésé, qui sont en rapport avec l'agent de la compression, dont elles subissent les effets directs.

4" Une autre zone supérieure à la précédente, dans laquelle on constate un certain degré d'hyperesthésie. Cette dernière est généralement bilatérale el sous la forme d'une ceinture à peu près complète.

5" Dans les parties paralysées, des troubles trophiques de la peau, des muscles (atrophie muscvdaire), des articulations, le décubitus aigu, etc., et enfin des troubles vaso-moteurs : l'ougeur de la peau, élévation de la température locale.

Du coté opposé à la lésion, on trouve:

1" L'intégrité absolue de la motilité, des réflexes, etc., en un mot l'absence de tous les signes qui viennent d'être énumérés du côté correspondant à la lésion.

2" Une anesthésie généralement complète, portant sur tous les modes de la sensibilité, avec conservation habituelle du sens musculaire. Cette anesthésie est quelquefois bordée en haut par la ceinture d'hyperesthésie dont nous venons de parler. Son niveau supérieur est en rapport avec le siège de la lésion dans le sens vertical. Au-dessus on observe l'état normal des deux côtés.

r3rown-<Séquard a remarqué que, lorsque l'altération siège vers la troisième paire sacrée, il y a perte de la sensibilité des deux côtés de l'aine, au périnée, aux genoux. Les arthropathies, l'atrophie musculaire, siègent alors du côté de la lésion, avec les troubles trophiques. L'escarre, au contraire, se produit du côté des troubles de la sensibilité.

Il est absolument exceptionnel que le syndrome de Brown-Séquard se maintienne ainsi pur et typique pendant toute la durée de l'évolution de la lésion qui produit la compression de la moelle. A ce degré de pureté il résulte de la section hémilatérale de l'organe. Mais dans le cas de compression on comprend que les symptômes qui le composent puissent ou bien être plus ou moins mal indiqués en partie, ou bien se mélanger d'autres phénomènes dus à l'extension de la compression ou à des dégénérations secondaires('). Malgré tout, il présente une grande valeur diagnostique dans bien des cas.

Marche. Durée. Terminaisons. Pronostic. — L'évolution de la compression médullaire et par suite des signes qui la caractérisent, ainsi ([ue le pronostic qui s'y attache, dépend essentiellement de l'agent producteur de la compression. Il est facilement compréhensible que la marche de la maladie devra différer notablement dans le cas de tumeur bénigne des méninges, dans celui de pachyméningite tuberculeuse consécutive au mal de Pott, et dans celui de carcinose vertébrale.

Dans bon nombre de faits, il y a lieu de remarquer la longue durée des phénomènes douloureux de la période initiale, qui rend souvent le diagnostic assez

(') LoNDE. Double syndrome de Brown-Séquard dans le mal de Polt. Revue ncuroL, 1898, p. 350.

COMPRESSION LENTE DE LA MOELLE

«liriicile. (k's phénomènes douloureux peuvent quelquefois subir des exacerbalions, tanlôt sans raison apparente, tantôt en connexion avec certains états. C'est ainsi que dans certaines tumeurs vasculaires, siégeant en particulier dans la région lombo-sacrée, on observe quelquefois une aggravation notable des douleurs pendant la période menstruelle. Cette exacerbation est due à la congestion des vaisseaux pelviens et rachidiens reteniissant sur le système vasculaire de la tumeur et augmentant momentanément la compression.

La durée est extrêmement variable. Elle dépend absolument de l'agent qui produit la compression.

La terminaison fatale peut survenir, soit par l'aggravation graduelle des symptômes, les escarres, les troubles urinaires, soit par le fait du trouble général résullant de la nature de l'agent de la compression (carcinose vertébi^ale, tumeurs malignes des méninges), soit par quelque affection intercurrente, pneumonie, tuberculose, etc.. En tout cas, on paraît mourir moins souvent de la moelle elle-même que de phénomènes étrangers à cet organe. C'est ainsi (ju'un individu atteint de mal de Pott avec paraplégie succombe plus ordinairement à la généralisation de la tuberculose ou à son extension aux poumons ([u'aux troubles résultant de la compression médullaire. Il en est de même en ce qui concerne le cancer vertébral ou les tumeurs méningées malignes.

Nous avons mentionné chemin faisant la possibilité d'une guérison réelle dans certains cas. Dans le mal de Pott, par exemple, le pronostic est relativement moins terrible qu'il pourrait paraître au premier abord. Dans les néoplasmes, lorsque la lente évolution des symptômes, leur stricte localisation et leur absence d'extension pourront faire penser à une tumeur bénigne, le pronostic est rendu plus favorable par la possibilité d'une intervention chirurgicale.

Il est presque inutile d'ajouter, entin, que le pronostic varie avec la région de la moelle atteinte. D'une façon générale, plus le siège de la compression est élevé, plus les phénomènes sont graves. A la région cervicale supérieure, ils sont d'une extrême gravité et peuvent entraîner rapidement la mort. Au contraire, les lésions et en particulier les tumeurs de la queue de cheval comportent le pronostic le plus bénin, en ce qui concerne la vie du malade, sinon au point de vue de l'inlensité des manifestations doidoureuses.

Diagnostic. — I. Diagnostic de la compression. — a) Le terme de pseudonévralgies qui sert à caractériser les douleurs de la première période de la compression de la moelle, montre qu'il faudra se garder au début de confondre cette maladie avec les diverses névralgies simples. Dans les premiers temps surtout, lorsque la compression n'affecte encore qu'un seul côté, il sera quelquefois diflicile de faire le diagnostic avec la névralgie cervico-bracliiale, la iii'vralgie intercostnie. le linubago, la se i a liqice. Mais, à moins de lésion strictement unilatérale de la moelle, ce qui est relativement rare, les phénomènes douloureiix s'étendront bientôt aux deux côtés, et alors on aura afl'aire à des nri:ralgic>' floublcs, lesquelles attirent tout de suite l'attention et font penser <pt il y a autre chose qu'une névralgie idiopathique, rhumatismale par exemple.

j\iais, dans ce cas, il faudra songer à éliminer toutes les causes de compression des filets nerveux hors de la colonne vertébrale après leur sortie des troncs de conjugaison (tumeurs, abcès, anévrismes). C'est surtout en ce qui concerne la sci.ali(/ue double ({ue l'on devra avoir l'attention en éveil. L^n examen minutieux permelira alors la plupart du temps de reconnaître la présence ou l'al)-

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