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MALADIES DES MÉNINGES

épidémique, par renvahisscment simullané des méninges crâniennes cL rachidiennes, devait constituer une espèce à part. Nous lui consacrerons donc un (•hapitre particulier.

L'inflammation aiguë des méninges, comme celle des autres séreuses, reconnaît toujours ou presque toujours pour cause une infection microbienne. C'est du moins la notion à laquelle ont abouti toutes les recherches microbiologiques les plus récentes. Ces recherches ont encore montré que, de môme qu'il y a, non pas une endocardite, mais des endocardites, non pas une pleurésie, mais des pleurésies, etc., il y a, non pas une méningite, mais des méningites. C'està-dire que l'inflammation méningée n'est pas déterminée par un agent unique toujours le même et en quelque sorte spécifique, mais qu'elle peut l'être par un certain nombre de microbes très dift'érents. Ces microbes divers exercent, à quelques nuances près, la même action : ils réalisent le même processus, de telle sorte qu'il n'est guère possible, actuellement du moins, de donner une description clinique spéciale pour chacune de ces espèces de méningites et de les classer d'après la nature de leur cause organisée. Les données microbiologiques récentes n'ont pas modifié ici les groupements nosologiques anciens. La méningite aiguë, quel que soit l'agent pathogène qui la provoque, se traduit cliniquement par un ensemble symptomatique à peu près uniforme et bien défini, qui suffit à lui assurer l'autonomie nosographique.

L'inflammation méningée qui est produite par le bacille de Koch est bien différenciée anatomiquement par l'existence de la néoplasie luberculeuse et cliniquement par sa marche subaiguë et son évolution. Elle constitue donc un type clinique, légitimement distinct de celui de la méningite aiguë infectieuse que l'on désignait autrefois, en raison de l'absence des tubercules, sous le nom de méningite simple.

Quant à l'étude des pach^^méningites, elle trouvera sa place, pour le cerveau, dans la description des hémorragies méningées, à l'histoire desquelles elle se rattache intimement; pour la moelle, nous en parlerons avec les méningites spinales chroniques.

En résumé, nous adopterons, dans l'étude des maladies des méninges, le plan suivant :

Chap. I. Méningites cérébrales aiguës.

Chap. H. Méningite tuberculeuse.

Chap. III et IV. Hémorragies méningées. — Phlébile el Ihrombosedessinus cérébraux.

Chap. V. Méningites spinales : aiguës et chroniques. Chap. VI. Méningite cérébro-spinale épidémique.

MÉNINGITES CÉRÉBRALES AIGUËS

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