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LÉSIONS DES OLIVES BULBAIRES

Pierre Marie et Georges Guillaiu (') ont noté, au contraire, dans une de leurs observations, l'atrophie macroscopique et la diminution du nombre des cellules nerveuses de l'olive bulbaire. Ces altérations des olives expliquent les atrophies (les fibres cérébello-olivaires souvent constatées dans des faits semblables. (^<omme le dit très justement Thomas, il y a entre le faisceau central de la calotte, l'olive bulbaire et le corps resliforme de telles connexions qu'ils consli- Uient un véritable système anatomique.

Les altérations histologiques des olives existent dans cette affection décrite par Déjerine et Thomas ('-) sous le nom tValrop/ne olivo-ponto-céréheUeu^e. 11

FiG. 1 10. Cas Re>>.... — Scirroso de l'olive biilliiiin' ilroilc. Ou rcmMri|iie l'iiypoiiropliic nppiirenlc de l'olivo, sa (lémyt'linisalioii absolue. Oi. Olive bulbaire; P\ . Pyianiide; Rm. Rulian de Reil. (Colleclion PieiTC Marie.)

s'agit d'une maladie caractérisée analomiquenient par l'atrophie de l'écorce du cervelet, des olives bulbaires et de la substance grise du pont, par la dégénérescence totale du pédoncule cérébelleux moyen et par la dégénérescence partielle du corps restiforme, par l'intégrité relative des noyaux gris centraux : c'est une atrophie primitive, dégénérative, systématique, ni scléreuse, ni inflammatoire. Cliniquement elle est moins bien caractérisée, elle se manifeste par le syndrome cérébelleux commun à toutes les atrophies cérébelleuses. Elle n'est ni héréditaire, ni familiale, ni congénitale, elle survient à un âge avancé, son éliologie est obscure. Elle rentre dans le cadre des atrophies cellulaires primitives.

Pierre Marie et Georges Guillain ('■) ont observé une sclérose double des olives sans lésions du faisceau central de la calotte ni du cervelet. Les auteurs décrivent ainsi cette curieuse lésion : « Sur les coupes intéressant la région supérieure

(') Pierre Marie et Georges Guillain. Lésion ancienne du noyau rouge. Dégénéralions secondaires. Nouvelle Iconogr. de la Saipèlrièrc, 1905, p. 80.

C^) DÉJERINE et Thomas. L'atrophie olivo-ponto-céréhelletise. Nouvelle Iconograpliie de la Salpèlrière, 1000, p. 350.

(') Pierre Marie et, Georges Guillain. Sclérose des olives ])ulljaires. Soc. de neurol. de Paris, séance du '2 juillet 1005. — Revue neurol., 1005, p. 7.50.

IGEORGES GUILLAIN l

PATHOLOGIE DU HLLBK.

(les olives, on constate une hypertrophie apparente de lolive droite avec déniyélinisation aljsokie de celle-ci (fig. H!)). Les fibres périolivaires, les fibres du bile sont totalement déinyélinisées, mais dans l olive on aperçoit encore des

cellules bien conservées. Sur les coupes de la réo-ion olivaire moyenne, 1" olive droite el les noyaux juxta-olivaires paraissent toujours hy- ])erliophiées ; Folive a perdu sa structure normale, les circonvolulions sont presque invisibles, la démyélinisalio.n des difflerenles fibres olivaires est' toujours absolue. Sur les coupes de la région olivaire inférieure apparaît une lésion identique au niveau de l'olive gauche .

aussi voit-on la totalité des deux olives démyélinisée (fig. 120).»

La sclérose des olives observée dans ce cas donnait l'impression d'une sclérose en plaques, mais ni dans la moelle ni dans le bulbe, n'existaient de lésions semblables. .

Oppenheim(') a signalé la dégénération des olives dans l'artériosclérose des artères de la base du cerveau.

Il convient, en présence de la rareté de pareils faits, de conserver ces observations dans un chapitre d'attente. L'anatomie pathologique et la symptomatologie des lésions olivaires sont presque enlièremenl à créer.

FiG. 120.

baires.

Cas Reg.... Sclérose el déniyéliiiisalion des deu.x olives biil- - Oi. Olive bulbaire; Vy. Pyramide; Rm. Ruban de Reil.

(Collection Pierre Marie.)

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