‹ Traité de médecine ... [electronic resource] (volume 4)Chapitre 32 sur 73 · AU PALAIS · texte numérisé non relu

AU PALAIS

41 détenus.

42 vagabonds,

1 greffier.

4 gardiens.

T> logeurs,

5 autres personnes.

Ces typhiques.

soignés dans les hôpitaux, infirmeries

spéciales, etc.,

. déterminent 25 cas intérieurs.

Des récidives du typhus. — Murchison dit expressément qu'au London Fever liospital, il n'a dans sa longue pratique « jamais rencontré un seul cas authentique d'une récidive, récidive qu'il considère comme plus rare encore que celle de la scarlatine ou de la variole ».

Les auteurs autorisés sont d'accord avec lui sur ce point essentiel, et les exemples de récidive se comptent vraiment dans la science. La statistique la plus chargée est celle de Barallier, qui, à Toulon, en aurait compté 9 sur 098 cas.

Incubation. — Jacquot, l'historien de la guerre de Crimée, admet qu'elle varie de 9 à 15 jours; Barallier en fixe la durée de 12 à 15 jours.

Murchison, analysant 51 cas de sa pratique, trouve que la durée ordinaire de l'incubation est de 12 jours, souvent moi?is, mais rarement plus : il cite quel-

TYPHUS EXANTHÉMATIOUE.

<iues rares faits de 13, l i, 15 et 21 jours et un plus grand nombre au-dessous de 12 : — 10, 6, 5, 4, 2 jours, — et même il admet pour un de ses cas une incul)ation de quelques heures. Dans l'épidémie parisienne de 1895, nous avons observé, avec H. Dubief, l i cas pour lesquels nous avons pu, non pas fixer la durée précise de l'incubation, mais resserrer celle-ci entre des limites maxima et minima très étroites, en écartant d'autre part toute cause d'erreur. Nous avons vu ainsi que la moyenne maxima était de 21 jours 1/2, et la moyenne minima de 12 1/2, et nous avons pu établir ce fait important que parmi nos sujets, aucun n'était tombé malade avant le 10'= jour à dater de la dernière exposition aux germes, aucun après le jour à dater <Je la première exposition, et la période d'exposition avait varié pour eux de deux jours au minimum à cinq jours au maximum.

Étude clinique du typhus. — 11 semble à qui n'a pas eu l'occasion de voir de près le typhus, et cherche à prendre connaissance des symptômes de cette afl'ection dans les livres classiques — et tel est le cas de l'immense majorité des médecins de notre pays — que la description est ardue et de difficile assimilation. Quelques traits se gravent dans l'esprit, la plupart échappent.

Nous croyons que pareille impression, que nous avions ressentie nous-mêmes avant d'avoir la bonne fortune d'observer la maladie, ne correspond pas à la i-éalité; les traits cliniques du typhus sont aussi nets, aussi tranchés que ceux de la pneumonie, de la variole, des maladies aiguës les mieux caractérisées, en un mot.

Les ouvrages classiques présentent ordinairement au lecteur un tableau général de la maladie que suit une analyse de chaque symptôme, relevé api)areil par appareil. Nous procéderons tout différemment, et notre description, peut-être plus schématique, gagnera, croyons-nous, en clarté.

Le typhus exanthématique, au même titre que toute maladie infectieuse, comprend trois ordres de symptômes :

1" Des symptômes propres, qui forment par leur réunion la caractéristique de la maladie.

2» Des symptômes qui se rencontrent dans cette maladie comme dans toute maladie infectieuse, et qui ne diffèrent pas dans le typhus de ce qu'ils sont ailleurs : déterminations jmlmonaires, rénales, cardiaques, splénicpœs, etc. flomme la plupart des maladies aiguës le typhus peut laisser des traces, des séquelles, et c'est là encore un chapitre commun au typhus et aux pyrexies infectieuses.

3" Le typhus enfin ouvre la porte à des infections secondaires, dont la liste est exactement celle qu'on trouve notée pour la plupart des autres maladies infectieuses.

Tel est le plan général suivant lequel nous rédigerons ce paragraphe, et que nous résumons dans le tableau ci-joint.

IL H. THOINOT.]

TYPHUS EXANTHÉMATIOUE.

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