C. — COMPLICATIONS TARDIVES: SUITES DE LA ROUGEOLE
Certaines ne sont qvie le passage à l'état chronique d'une complication survenue dans le cours de l'éruption, évoluant le plus souvent sur un terrain préparé; tels sont le coryza chronique et l'ozène, la conjonctivite chronique, la kératite ulcéreuse, les écoulements d'oreille et la carie du rocher, l'adénopathie trachéo-bronchique qui est presque toujours tuberculeuse, enfin la bronchopneumonie chronique avec dilatation des bronches et abcès pulmonaires (Cadet de Gassicourt, Henoch).
D'autres, comme la tuberculose, sont la manifestation d'une maladie ou d'une diathèse latentes auxquelles la rougeole donne une évolution plus rapide. Elle est d'une extrême fréquence après la rougeole. Elle se localise tantôt sur le système ganglionnaire (engorgements ganglionnaires du cou, adénopathie Irachéo-bronchique), tantôt sur le poumon; elle revêt alors une marche aiguë ou subaiguë; dans le premier cas, on observe une bronchopneumonie d'allure vulgaire qui tue l'enfant pendant sa convalescence, et à l'aulopsie l'examen bactériologique seul révèle sa nature, ou bien on trouve une granulie; dans le second cas, l'enfant continue à tousser, on constate des râles plus ou moins localisés et bientôt tous les signes d'une pneumonie tuberculeuse ulcéreuse qui peut durer plusieurs mois. Trop souvent enfin, la tuberculose se manifeste sous la forme d'une méningite, quelques semaines après la guérison.
Chez les tout jeunes enfants, la rougeole laisse quelquefois un état de cachexie, d'amaigrissement auquel se joignent des abcès multiples de la peau et du cuir chevelu, et de l'ecthyma.
Maladies concomitantes. — Les infections aiguës, qui peuvent coïncider avec la rougeole, modifient plus ou moins son cours. On a étudié depuis longtemps (Faber, Barthez et Rilliet) la coïncidence de la coqueluche et de la rougeole, et G. Sée avait cherché à établir une parenté entre ces deux maladies; quand elles évoluent ensemble, elles aboutissent par le même mécanisme à la bronchopneumonie et à la tuberculose.
Diagnostic. — I" Période d'invasion. — La contagiosité extrême de la rougeole avant l'éruption donne une importance considérable au diagnostic, à cette période. Malheureusement, les symptômes sont souvent si atténués ou si peu caractéristiques que l'on ne pense à la rougeole qu'à la vue de l'éruption. Il va sans dire cependant que le mqindre signe de catarrhe oculo-nasal a une grande importance et doit faire toujours soupçonner la maladie. La rougeur de la conjonctive, avec écoulement nasal, chez un enfant jusqu'alors sain, est un bon signe. La rougeur pointillée du voile du palais qui précède l'exanthème de 1 à 2 jours (Sevestre) est encore un signe de première importance ; malheureusement elle manque souvent.
La grippe présente le même début que la rougeole. En pareil cas, la marche de la température est utile au diagnostic; dans la rougeole, la température monte avec irrégularité; elle n'est pas aussi nettement rémittente que dans la grippe, il se produit souvent au 2'^ ou 5'^ jour une chute durable, qui fait défaut dans la grippe.
ROUGEOLE
La laryngite simple avec faux croup ne produit qu'un malaise passager, el pendant le jour qui suit Taccès, la voix s'améliore, la fièvre est nulle, le catarrhe oculaire fait défaut.
La fièvre iyplioïde, au début, s'accompagne d'un malaise plus intense, la céphalée est plus vive : le vomissement chez l'entant est presque la règle, tandis qu'il est rare dans la rougeole; la toux est plutôt sèche ou sibilante, sans raucité; le catarrhe oculo-nasal fait défaut; la gorge est d'un rouge plus diffus, elle est plus gonflée que dans la rougeole; la température monte régulièrement tous les soirs d'environ un demi-degré avec une rémission matinale légère, de façon à osciller entre 59" ou 40" vers le 4'^ jour.
La scarlatine débute plus violemment; la température atteint brusquement un niveau inconnu à cette période de la rougeole; l'accélération du pouls à 150-140 et plus, la sécheresse spéciale de la peau, la rougeur et le gonflemeni considérables de la gorge, la dysphagie toujours intense la distinguent suffisamment de la rougeole.
12" Période d'éruption. — L'exanthème morbilleux normal et complet, avec catarrhe d'invasion, prête difficilement à l'erreur. La forme boutonneuse peut simuler la variole pendant quelques heures, dépendant les papules varioliques sont plus petites que celles de la rougeole et ont une saillie acuminée centrale ((ue n'ont pas celles-ci; elles sont plus régulières, ne forment pas de croissants ou de plaques déchiquetées; on ne tarde pas d'ailleurs à reconnaître la formation des vésicules; l'éruption envahit le corps beaucoup plus vite que dans la rougeole; enfin l'absence de catarrhe et l'intensité de la rachialgie suffisent à la distinction.
Plus souvent on commet l'erreur contraire : on prend pour la rougeole une éruption quelconque à caractère morbillifoi-me.
Le rash variolique s'en distingue par ce fait qu'il envahit d'emblée le tronc el tout le corps en respectant la face: par son apparition précoce au 2" jour de l'invasion, par sa topographie inégale, par l'intégrité des mu(iueuses nasale et oculaire, enfin par l'élévation de température.
La scarlatine dans sa forme dite variet/ata^ forme des taches arrondies régulièrement, sans tendance à foi-mei- le croissant; la peau qui les sépare n'est pas partout absolument saine; l'exanthème débute par le tronc vl les aines. La face et les muqueuses sont intactes, la température est plus élevée, enfin la gorge présente un gonflement et une rougeur foncée spéciale.
Qnand la rougeole et la scarlatine sont confondues sur le même sujet, ou peut encore distinguer les deux élénu-nls éruplifs, à la face pour la rougeole, aux cuisses pour la scarlatine.
La suelte miliaire dans sa forme morbilleuse, fréquente chez l'enfant (Brouardel, Honlang), se sépare très difficilement de la rougeole avec laquelle elle peut coïncidei- (C.iiédevergne); la distinction repose alors sur la brièveté des prodromes (2 ou 3 jours au plus), sur l'exislence de vésicules miliaires qu'on ne peut voir qu'à la loupe au début, sur la coexistence de taches scarlatiniformes en certaines régions, l'abondance des sueurs, l'existence d'accidents nerveux (étouffements, intermittences cardiaques), l'absence de (•onii)licat!ons pulmonaires. Si la confusion a pu persister pendant toute l'éruption, elle cessera ave*la desquamation (pii prend en quel([ues points le caractère scarlatiniforme à
[LOUIS GWWOW ]
FIEVRES i:ruptives.
i^rands lambeaux; le rclovir de poussées uouvelics, la bricveié de rincubatiou des cas ultérieurs élimineront tout à l'ait la rougeole.
La i-ubéole a une invasion plus courte ou nulle, son exanthème est polymorphe, à la fois morijilleux et scarlatineux ; les taches morbilleuses sont plus larges; le catarrhe oculaire et nasal est peu intense malgré une vive éruption; la toux manque très souvent; des adénopathies se manifestent au cou, la fièvre est minime et courte, l'état général est à peu près intact.
La roséole mdorak a des prodromes beaucoup plus courts que la rougeole, purement fébriles, sans traces de calarrhe; les éléments éruptifs ne font aucune saillie, ne se réunissent pas, et sont légèrement prurigineux; l'éruption n'a pas dans son apparition et son évolution la régularité de la rougeole; elle s'accompagne de transpirai ion, elle dure 24, i8 heures au plus, et disparaît sans laisser de traces de son passage, mais elle peut reparaître dans la suite.
Les roséoles artifirAelles ou médicamente^ises simulent parfois la rougeole (aiitipyrine, chloral, quinine, iode, copahu, etc.). En général la fièvre manque; les macules sont plus nombreuses au tronc et aux membres, le catarrhe l'ait défaut; (puind il existe des accidents fébriles, il faut attendre le développement complet de l'éruption avant d'éliminer le diagnostic de rougeole; son caractère polymorphe suffit alors. J'ai vu l'antipyrine donner lieu chez une enfant à un catarrhe oculo-nasal et à une angine intenses, en môme temps qu'apparaissait l'éruption morbilleuse; mais le début était plus brusque et l'éruption beaucoup plus vite généralisée que dans la rougeole; en outre, dans les cas ordinaires, ( Ile domine aux membres; dans le dos elle prend l'aspect scarlatiniforme.
La roséole vaccinale débute autour des pustules ; plus lente à se faire et moins généralisée, elle suit l'inoculation de 8 à M jours; la roséole syphilitique ne peut prêter à la confusion.
J.es érythènies infectieux qui compliquent certaines pyrexies, comme la fièvre typhoïde, la diphtérie, la pneumonie, les angines, prennent parfois le type morbillifornie ; ils sont discrets, dominent aux membres et au tronc, respectent la l'ace et les muqueuses et se font en plusieurs poussées distinctes.
Les éryUiènies sérolliérapiques alfectenl souvent un type mixte; les accidents généraux qui les accompagnent n'ont rien de commun avec ceux de la rougeole et la topographie n'est pas la môme.
Les complications de la rougeole sont assez bruyantes pour attirer l'attention. Nous avons dit combien difficile est l'interprélation de quelques-unes, particulièrement des laryngites dont les dilï'érentes formes anatomiques, congestive, ulcéreuse, diphléricpie, i-evètent souvent le même aspect clinique. Il est important de reconnaître la bronchopneumonie dès son début, à une période où le traitement est encore efficace; on se l'appellera l'importance d'une élévation de température, de la respiration expirât rice, du vomissement, etc.
Les crachats purulents, nummulaires que présentent quelques adultes dans la convalescence, simulent quelquefois si bien l'expectoration tuberculeuse que la recherche des bacilles devient nécessaire.
Pronostic. — La mortalité varie considérablement, car trois grands facteurs dominent tout le pronostic de la rougeole ; Vâgc, l'hospitalisation, Vétat antérieur (lu malade.
La rougeole est d'autant plus grave <pie le malade est plus jeune, exception
ROUGEOLE
lailo pour les nourrissons; au-dessous de 5 ans, à riiôpital, la mortalité est incomparablement plus grande; après 0 ans, elle devient rare.
(liiez l'adulte, la mortalité est aussi très variable; dans la populalion civile, elle donne au plus T) décès pour 100; mais dans l'armée, elle a donné jusqu'à 7)'-2 pour 100 (Laveran).
La gravité de la rougeole à l'hôpital ne tient pas seulement au mauvais état de santé des enfants pauvres qui y sont admis, elle reconnaît une cause principale, l'encombrement qui rassemble dans un même espace les cas simples et les cas compliqués et entraîne l'infection bronchique des enfants qu'on y accumule.
Les maladies antérieures aiguës comme la coqueluche, la scarlatine, ou chroniques, comme la tuberculose, la gastro-entérite, aggravent à coup sûr la maladie. La grossesse est aussi une condition assez défavorable, surtout dans ses premiers mois où l'avortement est possible (Gautier, de Genève): toutefois la grossesse va fréquemment jusqu'à terme (Claverie, Audebert).
La rougeole accélère la marche de la tuberculose pulmonaire; la bronchite morbilleuse est l'occasion de poussées nouvelles et favorise le ramollissement des nodules caséeux.
En France, la mortalité par rougeole est supérieure à celle de la scarlatine, de la variole et de la fièvre typhoïde. En Angleterre, la scarlatine donne une inortalilé devix fois plus élevée que la rougeole.
Traitement. - 1" Hygiène. — Elle se résume en deux mots : aération et /iroprctr ; l'aération doil être pratiquée le plus largement possible. On réalisera la seconde par des frictions alcooliques ou à l'eau chaude, par un bain tiède; on lavera avec le plus grand soin au moyen de liquides antiseptiques (acide borique, eau naphtolée, coallar, créaline, etc.) tons les orifices du corps, conjonctive, bouche, vulve; on s'allachera particulièrement à prévenir les complications buccales en lavant plusieurs fois par jour (surtout quand l'enfant aura pris un aliment), les dents, la bouche et la gorge; quand il existe de l'angine, l'usage de la glycérine phéni([uée à 2 ou -l poui' 100 est très utile; les lèvres ne doiveni jamais être sèches, la vaseline boriquée suffit à l'éviter.
Dans un enthousiasme prophylactique loua]>le mais exagéré, on a proposé r(''cemmerd de faire le lavage du nez et de la gorge de tout morbilleux, à grande eau, avec une solution antiseptique; c'est un procédé excessif avec les enfanis cl (|u'on peu! remplacer avantageusement en versant dans les narines, de l'Iiuilc de vaseline boriquée à I.') pour 100 ci en lavant la goi'ge avec un tampon de c')ton aseplique trempé dans la solulion choisie. Il faut se garder de trop couvrir les malades et de clierclier à oljlenir une I lanspii'ation inutile et p.'iiible (').
2" Traitement proprement dit. — (a) Rougeole simple. — Les boissons lièdes, les précautions hygiéniques déjà indiffuées, les lav<>ments, pour éviter la constipation ou pour laver l'intestin dans le cas de diai-rhée, suffisent aux indications ordinaires; si la laryngite est un peu intense, les inhalations de vapeur d'eau calnieid la ioux et la doideur; contre l'agitation du début, il faut prescrire le chhjral à petites doses; les ventouses sèches répétées diminuent l'intensité de la bionchite.
(') M. Clialinièie a n'ccininent proposé (Presf:c méd., 10 sept. 1808) d'appliquer à la rougeole la rnclhodp de Einsen pour la variole; il en aurait eu de bons résullals.
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FIÈVRES ÉRUPTIVES
{b) Rougeole maligne, iiyperpyrétique, nerveuse. — L'hydrothérapie est le seul moyen actif; il faut administrer le bain froid à 22 ou 24" s'il s'agit d'un enfant, 18 à 20" s'il s'agit d'un adulte; on y laisse le malade de 5 à 10 minutes suivant l'état du pouls et de la respiration et on doit le renouveler toutes les 5 heures, avissi longtemps que la température remontera et que les accidents nerveux menaceront (Dieulafoy, Juhel-Rénoy). M. Sevestre conseille les bains tièdes à 50 ou 52". Le bain froid ou mitigé chez l'enfant (22 à 24") diminue l'agitation nerveuse, il régularise la respiration, abaisse la température pendant quelque temps. Quand l'adynamie est profonde, l'affusion froide rend des services. Contre les ronvulslons, le bain tiède avec afîusion froide de la tête est à recommander(') ; on donnera en même temps le chloral à doses répétées, soit en potion, soit en lavement.
(c) Rougeole hémorragique. — Le bain froid est inapplicable ou dangereux ; les excitants, vins généreux, alcool, éther, trouvent là leur indication.
('/) Rougeole secondaire, éruption incomplète, forme pulmonaire. — Il faut recourir aux ventouses sèches, aux sinapismes répétés, aux excitants diffusibles, éther, camphre, acétate d'ammoniaque, à la caféine; la poudre de Dower rend des services. Les bains froids sont mal tolérés dans ces conditions; l'enveloppement (hi Ihorax avec les compresses mouillées et fréquemment renouvelées, comme le conseille Le Gendre, est plus efficace. On peut encore employer, suivant la méthode de Renaut (de Lyon) le bain chaud à 58" d'une durée de 10 minutes et renouvelé toutes les 3 heures. J'en ai obtenu, après Marfan, de bons etïets. On y ajoute quelquefois la sinapisation.
5" Traitement des complications. — {a) Laryngites. — L'antisepsie soigneuse du nez et de la gorge doit, en général, prévenir le développement de la laryngite. Quand elle apparaît, des évaporations chaudes d'infusions aromatiques (eucalyptus, bourgeons de sapin), et légèrement phéniquées sont utiles.
L'examen bactériologique du fond de la gorge est nécessaire aussitôt que siu'viennent des phénomènes de croup. S'il décèle le bacille de Lôffler, on fera des injections sous-cutanées de sérum antidiphtérique. Très souvent, les menaces d'asphyxie rendent une intervention chirurgicale nécessaire. Le tubage entre les mains de Netter, de Josias, a donné les plus mauvais résultats; il produit en effet rapidement des ulcérations de la muqueuse et se complique très souvent de bronchopneumonie (89 pour 100 de morts, d'après Retournard); la muqueuse laryngée est si profondément atteinte dans la rougeole que la moindre pression y produit le sphacèle. Aussi vaut-il mieux pratiquer la trachéotomie (Josias).
(6) Bronchopneumonie. — Elle ne comporte pas d'indications spéciales; cependant sa mobilité, ses assauts subits doivent maintenir le médecin et sa thérapeutique en haleine ; on emploiera, suivant les cas, les bains frais ou chauds, les enveloppements froids; on se gardera d'appliquer des vésicatoires ([ui ouvriraient une nouvelle porte à l'infection ; il faut avant tout éviter d'affaiblir l'enfant par la douleur. L'alcool, le vin, l'éther, la caféine, les ventouses aideront aux effets des bains.
(') CoHN (Die Warmwasserhelianfllung bei Morbilli. Arcli. /'. Kinde.rh., t. VII, fasc. 6, 1886) donne des bains de 28" à nO", aussilùl (|ue la tempéralui'e atteint 38" ou 38", 5; le bain dure 8 à 10 minutes, et on y joint des a])lulions d'eau froide sur la tète. Après le bain, la respiration est plus calme, et il s'établit une légère transpiration.
RUBÉOLE.
(c/) Complications oculaires. — Elles exigent les soins les plus minutieux : on lavera plusieurs fois par jour l'intérieur des yeux avec de l'eau boriquée chaude. Si la conjonclivite devient muco-purulente, on emploiera la solution de cyanure de mercure à 0,10 centigrammes pour lOOU grammes et au besoin, on pratiquera la cautérisation des paupières avec la solution de nitrate d'argent à 2 pour 100 (Trousseau).
Prophylaxie. — Elle est très difficile à réaliser avant l'éruption, en l'absence de signes certains. A l'iiopital, les morbilleux doivent être non seulement isolés, mais séparés dans de petites chambres de i ou 6 lits au plus (Rauchfuss, Sevestre) pour éviter ou au moins limiter la contagion des infections secondaires; des chambres distinctes doivent être réservées aux cas compliqués. Quand un cas de rougeole a éclaté dans une salle d'hôpital ou de collège, tous les enfants de cette salle doivent èire considérés comme suspects et maintenus en quarantaine pendant l.J jours, et s'il apparaît de nouveaux cas, jusqu'à l'extinction complète de l'épidémie, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il se soit écoulé un délai de 15 à 20 jours sans cas nouveaux et sans cas sorlant suspect (Bard).
A Vérole, tout morbilleux ne doit rentrer qu'après une période minima de 15 jours quand le cas a été normal et non compliqué; mais ce qui est plus important, les voisins de classe, et les frères ou sœurs des malades seront exclus, les premiers pendant 15 jours, les seconds pendant le même temps (|ue le malade.
Dam les familles^ l'isolement du malade, la simplification de l'ameublement de la chambre, la stérilisation des linges et objets pendant et après la maladie ne demandent pas d'indication spéciale, mais ses IVères et sœurs seront pendani 15 jours, après l'éruplion du malade, éloignés de toute réunion d'enfants.