ACTION DES TOXINES. — ORGANISATION SCLÉREUSE. — LA CELLULE
se trouvent atteintes dans un nombre considérable d'infections, dans la pyohémie, la blennorragie, la tuberculose, la syphilis, la morve, la scarlatine, la variole, la rougeole, la dotliiénentérie, l'érysipèle, les septicémies, les oreillons, la malaria, la dysenterie, la diphtérie, la pneumonie, etc., et dans des pyrexies mal définies, telles que des septicémies, les pseudorhumatismes de Bouchard, etc.
Les altérations anatomiques sont attribuables à Faction directe des germes ou aux propriétés de leurs sécrétions. — De même qu'il existe des inflammations séreuses rattachées, chez les brightiques, à des poisons non excrétés, à la tendance que manifeste l'organisme, dit Baumes, à se débarrasser par diverses voies des surcroîts de la masse liquide qui fatiguent un viscère, de même il peut se faire que des principes d'origine microbienne jouissent d'une action irritative ; quelques auteurs italiens admettent d'ores et déjà des pleurésies pour ainsi dire chimiques. Des essais expérimentaux personnels me conduisent à cette conclusion; irritez une synoviale du genou à l'aide du nitrate d'argent, puis injectez une toxine : vous pourrez, en multipliant les essais, voir l'arthrite se développer.
A côté des influences générales qu'on peut étendre au cancer, dont la nature demeure obscure, prennent place des mécanismes locaux ; parmi eux se rencontrent les thromboses, les embolies, les phlébites.
Ces mécanismes divers aboutissent à des infiltrations; les plus fréquentes, en dehors de celles de la peau, siègent dans le poumon, dans les séreuses, dans les espaces sous-méningés, dans le muscle cardiaque, dans la trachée, au niveau des cordes vocales, tout autour des amygdales, etc.
Ces sérosités, quoique dépourvues, suivant Baylac, de toxicité, ont pendant l'infection une importance qu'elles ne comportent pas dans les affections d'un autre ordre ; elles peuvent servir de bouillon de culture ou constituer des milieux bactéricides, anti-toxiques; le rôle des humeurs chez les infectés, confère à ces œdèmes une toute spéciale signification.
Ces infiltrations, surtout les plus aiguës, assez souvent se résorbent, disparaissent avec leur cause, à la manière de certains troubles de cette catégorie qui frappent le larynx, la glotte, etc. ; on peut rencontrer des poussées rapides au cours de la morve, de la variole, de la fièvre typhoïde, de la scarlatine, dont le virus est spécialement hydropigène.
Quand ces épanchements persistent durant un certain temps, ils deviennent parfois le point de départ d'une organisation scléreuse intéressant le poumon, le rein, etc.; dans ces conditions, l'œdème peut devenir chronique, en raison de l'action du viscère lésé. — À la phase infectieuse, à l'influence chimique fait suite la pathologie cellulaire ; l'élément étiologique, après avoir été le primum movens, disparaît plus ou moins vite.
En dehors des processus généraux diathésiques, nerveux, réactionnels, ou infectieux, en dehors des influences locales, une obstruction veineuse,
[A CHARRIN.J