DEUXIÈME PARTIE
CONSIDÉRATIONS PRÉLIM I NAIRES
Par H. ROGER
olesseur agrégé à la Faculté de médecine de Par Médecin de l'hôpital de la porte d'Aubervilliers.
La maladie, suivant la définition classique que nous devons à M. Bouchard, est caractérisée par l'ensemble des phénomènes que présente un organisme subissant l'action des causes pathogènes et réagissant contre elles. Nous avons envisagé la première partie de ce double processus. Nous avons recherché dans quelles conditions et par quel mécanisme les agents morbifiques peuvent troubler l'équilibre instable de la santé, et nous sommes arrivés à cette première conclusion que, dans la plupart des cas, plusieurs causes s'unissent pour triompher de la résistance de l'organisme : il y a association étiologique et, par conséquent, association palhogénique.
À la série de causes qui l'attaquent, l'organisme oppose une série de réactions dont l'étude constitue la physiologie pathologique.
Mais, avons-nous dit, les causes qui provoquent la maladie; ne sont pas essentiellement distinctes de celles qui expliquent le maintien de la vie : ce sont les mêmes agents qui interviennent dans les deux cas. Les différences portent sur l'intensité et la direction des excitations et non sur leur nature. 11 en est exactement de même pour les manifestations réaetionnelles : si elles paraissent différentes, c'est qu'elles se produisent