‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 2)Chapitre 51 sur 221 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

De même que les veines, les vaisseaux lymphatiques ont une innervation que l'on commence d'étudier. Cette étude conduira sans doute à l'explication de faits pathologiques restés assez obscurs. 11 importe, toutefois, de remarquer immédiatement que les explications auxquelles on arrivera seront à coup sûr plus complexes que celles des troubles vasculaires proprement dits. C'est que les troubles dépendant complètement ou en partie de la circulation lymphatique ne sont pas attribuables uniquement aux variations de calibre des vaisseaux où circule la lymphe; un autre facteur doit entrer ici en jeu, et c'est la quantité même de la lymphe; car celle-ci peut varier dans une grande mesure, et il ne s'agit pas, comme pour le sang, de différences de répartition du liquide dans les diverses portions du système lymphatique ; mais il s'agit bien de différences dans la quantité absolue du liquide circulant, la lymphe étant produite en plus ou moins grande quantité. Que l'on suppose un accroissement de production; en quelle relation ce phénomène est-il avec le désordre morbide, bien connu sous le nom d'œdème? Dans la genèse des troubles que l'on peut rattacher à la circulation lymphatique n'interviennent donc pas seulement des processus mécaniques d'ordre neuro-musculaire, mais aussi <les phénomènes physico-chimiques, pour autant que la production de la lymphe dépend de causes de cet ordre.

Celles-ci ne seront d'ailleurs pas étudiées dans cet article où l'on n'a à traiter que des phénomènes vasculaires proprement dits.

Page 1