E. CLEF
constriction des veines, plus forte que le resserrement artériel, ne détermine le reflux du sang en amont et par suite la distension passive des artères. Cette supposition montre qu'il faudra tenir compte des cas où les deux appareils nerveux, fonctionnant dans le même sens, n'auront pas une activité d'égale valeur ou d'égale durée. On conçoit, en effet, que, si l'excitation de l'un des deux systèmes vaso-moteurs dure plus longtemps que celle de l'autre, cette condition suffise pour que des troubles circulatoires se produisent. Mais un autre cas peut se présenter, et c'est le plus simple d'ailleurs, celui du fonctionnement isolé de l'un des deux appareils; d'autres inconvénients sont alors possibles; ainsi, les vasoconstricteurs veineux agissant seuls, il surviendra certainement de la congestion avec stase.
Des expériences que l'on ne tardera sans doute pas à entreprendre permettront apparemment de résoudre d'une façon sûre ces diverses questions qu'il est seulement possible, à l'heure présente, de poser théoriquement. Dès maintenant, cependant, on est amené à penser que la complexité des réactions vaso-motrices s'accroît encore ; ce ne sont plus seulement les resserrements et les relâchements artériels directs et réflexes, les dilatations artérielles ou veineuses, passives ou actives pour les artères, passives pour les veines, qui sont à considérer; ce sont aussi les constrictions et les dilatations actives, directes ou réflexes, des veines et les effets multiples des diverses associations ou dissociations qui peuvent résulter de l'activité synergique ou antagoniste des deux systèmes vaso-moteurs, artériel et veineux.
CONTRA CTfLITÉ DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES