FRÉQUENCE DES CONGESTIONS. — CONGESTIONS PASSIVES, ACTIVES
moelle. — Modifications circulatoires nerveuses et désordres morbides; phénomènes physiologiques. — Hyperémie des nerfs périphériques. Congestion de
la peau ; influence des substances toxiques, des sécrétions microbiennes, des bactéries. — Congestions facilitant l'infection. Irritations nerveuses; hyperémies
réflexes. — Expériences de Nothnagel, de Lowe, de Vulpian. Intervention des
centres, des nerfs, des états névropathiques. Congestions des extrémités. —
Éryihromélalgie ; ses caractères: douleur, coloration de la peau, intermittence, etc.
— Troubles secrétaires. Influence des variations des circulations superficielle
ou profonde sur la fièvre, les échanges, etc. Le frisson; son rôle. La
révulsion. Congestion et inflammation. Hyperémies périphériques et circulation générale. — Modifications circulatoires dans l'insuffisance aortique. — Les oscillations capillaires. — Les compensations.
Dans tous les viscères il peut se produire une rupture d'équilibre entre l'apport et le départ du sang; c'est ainsi que les congestions du rein, par exemple, ne sont pas chose rare; on les observe au cours des infections, au cours des intoxications d'origine externe ou interne, aux périodes ultimes des maladies de cet organe urinai re, dans les brûlures, dans les affections cutanées, à la suite de certains désordres nerveux vaso-moteurs ; on les observe encore comme conséquences des compressions portant sur les veines émulgentes, compressions que peuvent occasionner des tumeurs abdominales liquides ou solides, etc.
Ces congestions, en raison de l'intimité du contact des conduits sanguins et des canaux urinifères, aboutissent à des troubles fonctionnels que Nussbaum, Péris, Overbeck, Weisselsberg, etc., ont nettement mis en évidence : l'albuminurie peut en résulter.
Des conditions contraires, telles que l'anémie rénale engendrée par l'obstruction pathologique ou voulue de l'artère, provoquent des accidents analogues; dans ce sens agit également la rétention des principes urinaires, ainsi que le prouve la ligature de l'uretère : on doit à von Platters, à Max Hermann, à Zielonko des expériences plaçant en lumière l'influence de ces oblitérations artérielles ou urétériques.
Les stases passives, les engorgements veineux dépendant d'un affaiblissement cardiaque, d'une cachexie, d'une dyscrasie, de l'athrepsie, d'après Parrot, d'une série de causes propres à engendrer des thromboses, tous ces éléments conduisent, plus rarement que dans le foie, à l'organisation fibreuse ; cette organisation atteint exceptionnellement à ce niveau, sous cette unique influence, un développement considérable. On observe là ce qu'on enregistre dans le poumon, à savoir un tissu conjonctif en général peu abondant, en dépit de l'ancienneté des hyperémies.
Ces désordres n'en mettent pas moins en lumière l'action du cœur sur le rein, comme les hypertrophies du brightisme révèlent celle du rein sur le cœur.
Il est à peine besoin de faire remarquer les conséquences désastreuses, pour l'économie entière, de pareils troubles circulatoires. — Ces congestions modifient la composition de l'urine; non seulement l'albumine parfois apparaît, mais l'urée, les sels, les matières extractives, les prin-
ce. CHARRIN]
CONGESTIONS RÉNALES.