CONGESTION ET RÉVULSION, INFLAMMATION, COMPENSATIONS, ETC
tant de la circulation que de la température, qui relèvent des actions centrales; ces processus défendent l'organisme contre les abaissements thermiques, en engendrant de la chaleur par les tressaillements musculaires.
La révulsion, appliquée en un point choisi, réalise une hyperémie localisée. — Avec Duclert j'ai montré que ces hyperémies favorisent, à leur niveau, l'accumulation des parasites; Volkmann, d'autre part, a reconnu que ces modifications s'accompagnent d'une diapédèse intense. Or, de telles constatations réhabilitent ces méthodes thérapeutiques, d'autant plus que ces changements influencent souvent dans un sens l'avouable la respiration, la pression, la vitesse du sang, etc.
Lorsqu'elles dépendent de l'action des virus, des bactéries pyogènes, du streptocoque générateur de l'érysipèle ou encore des lymphangites etc., ces vaso-dilatations ne sont ordinairement que le premier stade de l'inflammation; elles présentent, d'ailleurs, fréquemment les caractères de ce processus, rougeur, chaleur, gonflement, douleur.
On retrouve encore, dans ces réseaux cutanés, comme dans ceux du poumon, des diverticules destinés au trop-plein de la circulation générale. — Dans l'insuffisance aortique, dans des conditions d'hypertension, on s'aperçoit que, de temps à autre, il se produit des élargissements des artérioles périphériques succédant a des spasmes : le pouls capillaire traduit ces oscillations visibles dans certaines régions, en particulier au niveau des ongles, du front, etc.
Grâce à ces synergies il est relativement rare de voir une importante rupture de l'équilibre circulatoire; pourtant, dans certaines circonstances, on ne réussit pas à éviter l'action des agents propres à déterminer un trouble marqué aussi bien dans la vitesse que dans la pression du courant sanguin; les compensations s'établissent péniblement.