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H\'PERÉMIES CUTANÉES ET SÉCRÉTIONS

position déclive, la chaleur du lit, le poids des draps, etc. Habituellement, les malades souffrent moins l'hiver; par contre, ils redoutent le retour de l'été : de là des périodes d'exacerbation et de rémission.

La durée de l'affection, toujours longue, est indéterminée, d'autant que la plupart des sujets observés ont été perdus de vue; à l'heure de leur rencontre la maladie persistait depuis plusieurs années; deux cependant ont été suivis jusqu'à la guérison survenue chez l'un au bout de trois mois, chez l'autre après deux ans. — Dans des cas graves, suivant quelques auteurs, des symptômes médullaires pourraient se développer; ces faits mériteraient d'être confirmés, car ils feraient intervenir, si leur existence devenait indéniable, des éléments pathogéniques plus complets, en reportant jusqu'aux centres les interventions nerveuses.

Cette entité est surtout l'apanage du sexe masculin, particulièrement chez les adolescents ou les adultes; le tempérament excitable, les fatigues excessives, l'impression du froid humide, les pyrexies antérieures, de préférence celles qui ont une certaine durée, paraissent prédisposer l'économie.

Cotte affection est provisoirement rangée dans le cadre nosologique à côté de la maladie de Raynaud ; en dépit des variétés il s'agit, semble-t-il, d'une névrose des extrémités susceptible de revêtir deux formes, l'une angio-spastique, gangrène symétrique, l'autre angio-paralytique, érythromélalgie. — Cette paralysie des extrémités, qui constitue cette érythromélalgie, résulterait soit d'une diminution du pouvoir excitomoteur des centres médullaires, soit d'une modification directe ou réflexe des ganglions situés sur le trajet des fibres vaso-motrices, près de leur terminaison dans les parois vasculaires : Straus a émis l'hypothèse d'une parésie a frigore des filets innervant les capillaires.

Des troubles sécrétoires sudoraux, sébacés, accompagnent quelquefois les flux sanguins cutanés, bien que, d'après Luchsinger, il y ait une indépendance partielle entre ces sécrétions et cette vascularisation ; on a même signalé, en particulier chez les névropathes, des sueurs rouges, des hématidroses : les observations de Magnus Huss, de Chauffard, de Parrot, etc., en font foi. — Au niveau des muqueuses du nez, du larynx, des bronches, ces fluxions tantôt congestives tantôt spasmodiques engendrent par réactions nerveuses des crises asthmatiques, des accès de coryza, de laryngite, de bronchite, etc.

L'étendue, l'intensité, la durée de ces vaso-dilatations sont des plus mobiles; or, ces caractères ont leur importance; c'est qu'en effet une peau totalement hyperémiée entraîne des déperditions de calorique, un rayonnement intense, au point que Traube, que Marey, à propos des théories de la fièvre, font jouer un rôle à cet état des réseaux superficiels.

L'épuration, les échanges de l'économie subissent également l'influence de ces désordres ; les circulations profondes n'échappent pas à leur action. Le frisson, avec ses alternatives de pâleur et de coloration, offre le type de ces congestions intermittentes; il y a là des processus perturbateurs

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