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DÉFAUT D'IRRIGATION DU SYSTÈME NERVEUX

toxications, de l'action de la pesanteur, etc., sont également capables de faire naître ces défauts de vascularisation : des vertiges, des syncopes, des paralysies, des anesthésies, des apoplexies plus ou moins passagères, des céphalées, des aphasies incomplètes, des désordres sensoriels, etc., traduisent ces souffrances passagères ou durables des hémisphères. Plus récemment, l'influence de ces états d'anémie sur le sommeil, sur l'activité de l'esprit, a été étudiée avec soin.

Les paracentèses trop brusques, les applications trop prolongées de ventouses étendues, telles que les appareils de Junod, les saignées trop abondantes, les vaso-dilatations abdominales excessives nées sous l'influence du nerf de Cyon, font partie des causes propres à réaliser ce manque de sang encéphalique. — Expérimentalement Kussner, Brown- Séquard, en liant les carotides, les vertébrales, ont étudié ce phénomène; Hayem, de son côté, a noté avec soin les réactions qui se développent au niveau des centres supérieurs, quand la mort survient par hémorragie.

Swammerdam, Willis, Cumins, Duchek, Gull, Stenson, Abercrombie, etc., ont produit l'anémie de la moelle, en comprimant, en obstruant l'aorte abdominale; des contractures, des douleurs, des pertes du mouvement, des paraplégies, des perturbations sensitives, sont la conséquence de ces compressions, de ces obtructions. — 11 est possible, d'après Marinesco, de faire naître, grâce à ce procédé, des lésions durables intéressant de préférence les cellules de la substance grise, de rendre ces cellules granuleuses; on voit, en outre, des activités karyokinétiques se développer dans la névroglie ; plus tard les faisceaux blancs participent à ces détériorations, à une époque où la cause première a disparu.

C'est là, d'ailleurs, une loi générale; supprimez dans certaines conditions la ligature de l'artère rénale ou hépatique, les modifications cellulaires poursuivent leur évolution. — Les organes des sens, la vision, l'audition, le goût, l'odorat, comme le tact, subissent ces influences.

Chose singulière, dans les centres nerveux on a parfois de la peine à distinguer les processus congestifs des accidents anémiques, aussi bien pour les hémisphères que pour l'axe médullaire. Il en est ainsi quand il s'agit de nerfs périphériques; le défaut de sang, comme une hyperémic trop considérable, occasionne une évidente diminution de la neurilité : Brown-Séquard l'a démontré. Des douleurs, des plaques d'anesthésie ou d'hyperesthésie, divers symptômes névralgiques peuventen résulter ; d'autre part, grâce à ces actions nerveuses, les réflexes sont aptes à transporter à distance ces effets d'ischémie, à les diffuser dans des mesures variables ou à déterminer ailleurs, par compensation, des accidents de congestion.

L'anémie des centres nerveux est assurément, parmi celles qui portent sur les viscères, la plus étudiée, la mieux connue, surtout dans le groupe des insuffisances circulatoires d'origine artérielle.

En revanche, dans la catégorie des privations de sang d'origine veineuse celle du poumon tient une place importante. — La petite circulation est le rendez-vous de tous les obstacles, caillots, embolies du

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