DIAGNOSTIC DES INFECTIONS DUES AUX MICROBES SAPROPHYTES
Le diagnostic bactériologique des infections dues aux saprophytes est facile lorsqu'on constate la présence de ces microbes dans le sang ou bien dans une cavité close normalement aseptique comme les diverses séreuses ; les règles qui président au diagnostic des maladies spécifiques, ducs à des microbes exogènes, trouvent alors leur application et il suffit d'isoler le microbe et de le différencier pour porter à bon droit le diagnostic.
11 n'en est pins ainsi lorsqu'il s'agit d'infections de régions ouvertes, comme la peau ou les muqueuses, ou bien, même alors que le microbe a été trouvé dans le sang de la circulation générale ou dans les viscères, lorsque le prélèvement a été fait pendant la période agonique ou, vingtquatre heures après la mort, à l'autopsie.
La constatation de la présence du microbe ne suffît plus ici pour affirmer qu'il est l'agent morbide, et toute la difficulté du problème va consister précisément à définir la part qu'il faut lui attribuer dans le déterminisme de la maladie.
Ce sont, en effet, les mêmes germes saprophytiques qui vivent à l'état normal dans le tube digestif ou les voies aériennes supérieures qui sont aussi les agents les plus habituels des infections de ces cavités, et d'autre part, les microbes ordinaires des infections agoniques et cadavériques.
L'isolement du microbe sur les tubes de culture ne suffit pas à assurer le diagnostic de la maladie ; la recherche de la virulence ne donne le plus souvent que des résultats incertains; et seuls, témoignent du rôle joué par le. microbe dans l'infection, la constatation par l'examen direct de sa présence en nombre beaucoup plus considérable qu'à l'état physiologique et le développement dans le sérum du malade de propriétés agglutinantes vis-à-vis du microbe incriminé.