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CHAPITRE Iï

EXPLORATION

1. Examen sans emploi d'instruments. — Pour examiner l'oreille sans emploi d'instruments, on place la personne à côté de la source lumineuse, de façon que les rayons lumineux tombent sur l'oreille, dans la direction de l'axe du conduit auditif externe. D'une main on attire en haut et en arrière le pavillon de l'oreille, on redresse ainsi l'angle que forme la portion cartilagineuse à sa réunion avec la portion osseuse du conduit auditif, en même temps le pouce de l'autre main, pressant sur le tragus, le ramène en avant.

PATHOLOGIE GENERALE. — Yï. 20

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SÉMIOLOGIE DE L'APPAREIL AUDITIF

Cette manière d'examiner est cependant tout à fait insuffisante dans l'immense majorité des cas.

2. Examen au spéculum avec lumière directe et réfléchie. — Laissant de côté tous les instruments et procédés employés autrefois, on ne se sert plus maintenant que de spéculums cylindro-coniques (en argent, maillechort, aluminium, en cellulose, mais surtout en caoutchouc durci. Politzer) de 3 à 4 diamètres divers, selon la largeur du conduit, au moyen desquels on écarte l'une de l'autre les parois du conduit auditif. On attire le pavillon de l'oreille avec l'annulaire et le médius de la main gauche en dehors et en arrière ; on introduit le spéculum de la main droite et on le maintient avec le pouce et l'index de la main gauche. Dirigeant le spéculum dans tous les sens, on examine les parties profondément situées. Le spéculum une fois introduit, on peut faire tomber la lumière directement dans le conduit auditif. Ceci cependant ne suffit pas d'habitude. 11 faut projeter la lumière dans le conduit au moyen d'un réflecteur concave, qui a de 15 à *20 centimètres de foyer et porte à son centre une ouverture de 1 centimètre de diamètre. 11 est pourvu d'un manche, qu'on tient de la main droite, ou fixé à la tete du médecin, le mieux au moyen d'une large bande en acier, flexible et élastique, reliée avec le réflecteur par une double articulation à boule, qui permet de le mouvoir en tous sens. Au lieu de le fixer à la tète, le médecin peut le maintenir à l'aide d'un petit appareil entre ses dents. Des lentilles biconvexes, adaptées soit au spéculum, soit au réflecteur, servent a obtenir des images agrandies, méthode dont on n'a pas encore tiré suffisamment parti jusqu'à présent.

Comme source lumineuse on emploie la lumière du jour, de préférence la lumière diffuse, provenant de nuages blancs, ou la lumière solaire réfléchie d'une muraille claire; elle présente le grand avantage de ne pas modifier la coloration du tympan.

On peut également employer la lumière artificielle d'une lampe à pétrole ou à gaz, dont on peut augmenter l'intensité en adaptant un cylindre d'Àuer, ou enfin l'éclairage électrique, en fixant une petite lampe incandescente soit au bandeau frontal, soit au réflecteur.

L'introduction du spéculum peut provoquer, surtout chez des individus âgés, par irritation du rameau auriculaire du nerf pneumogastrique de la toux, quelquefois des syncopes. On a même signalé la provocation d'un accès épileptique.

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