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MÉTHODES DE LABORATOIRE PERMETTANT DE DÉCELER L'AGENT PATHOGÈNE

La méthode la plus simple, la seule que connaissaient les premiers bactériologistes, est celle qui permet de constater directement la présence de l'agent pathogène; cette méthode reste encore le procédé de choix pour le diagnostic d'un grand nombre de maladies infectieuses, de la diphtérie, de la peste, du choléra, de la blennorragie, par exemple; elle n'est cependant pas susceptible d'une application générale.

Bien que le champ des régions inaccessibles à l'investigation bactériologique se restreigne chaque jour, et que l'on puisse grâce à la ponction capillaire étudier ce qui se passe dans l'intimité des organes, même des méninges cérébrales, il reste encore des cas, dans certaines formes de tuberculose, pour ne prendre que cet exemple, où le microbe, restant caché dans la profondeur de nos tissus, n'est pas décelable par les procédés de recherche directe.

Une voie nouvelle a été ouverte au diagnostic bactériologique le jour où Koch a proposé d'utiliser la tuberculine pour le diagnostic de la tuberculose dans les cas où l'isolement du microbe est impossible. 11 ne s'agit plus ici de rechercher directement le bacille, mais de déceler indirectement sa présence en étudiant le mode de réaction thermique que détermine, sur un organisme suspect de tuberculose, l'inoculation de la tuberculine, c'est-à-dire d'un produit toxique extrait du bacille tuberculeux. Cette méthode a pu s'étendre au diagnostic de la morve (malléine), mais n'a pas été susceptible de généralisation à d'autres maladies et n'a pas réalisé, en médecine humaine tout au moins, toutes les espérances qu'on avait fondées sur elle.

Dans ces dernières années enfin, les discussions passionnées qu'a soulevées le problème de l'immunité ont conduit les expérimentateurs à une étude approfondie des propriétés du sérum des animaux vaccinés.

MÉTHODES DE LABORATOIRE

Ayant observé que pour l'infection éberthienne, certaines de ces propriétés, la réaction agglutinante, en particulier, ne sont pas l'apanage de l'état d'immunité, mais existent déjà à la période d'infection, l'un de nous en a tiré une méthode qui permet de faire indirectement le diagnostic de la fièvre typhoïde en cherchant simplement si le sérum d'un malade agglutine une émulsion de bacilles d'Eberth.

Ce procédé de sérodiagnostic, dont la valeur a été confirmée pour la fièvre typhoïde par tous les bactériologistes, a été bientôt généralisé à la plupart des autres maladies infectieuses, sans toutefois, comme nous le verrons dans la suite, que la clinique en ait retiré des éléments de diagnostic aussi précis que pour la fièvre typhoïde.

Quelle que soit la portée générale du sérodiagnostic, la technique variant avec la maladie à laquelle le procédé est appliqué, la méthode ne sera pas étudiée dans un chapitre distinct, mais décrite en détail à propos de la fièvre typhoïde, et complétée aux chapitres de la tuberculose, des infections à pneumocoque, etc.

L'étude de la tuberculine trouvera sa place logique au chapitre de la tuberculose.

Nous croyons par contre nécessaire, avant d'aborder le diagnostic des diverses maladies infectieuses, d'étudier dans un chapitre d'ensemble le procédé très général de diagnostic basé sur la recherche directe de l'agent pathogène, et de rappeler les diverses opérations qui permettent d'identifier une espèce microbienne et de la considérer comme l'agent de la maladie.

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