‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 3)Chapitre 94 sur 185 · DIAGNOSTIC DU CHANCRE MOU · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DU CHANCRE MOU

Le diagnostic bactériologique repose sur la constatation du bacille que, depuis les travaux de Ducrey et de Lima, on considère comme l'agent de l'infection et sur la reproduction expérimentale d'un nouveau chancre mou, par inoculation du pus chancrelleux au malade qui est porteur de cette lésion.

L'inoculation aux animaux de laboratoire n'est pas suivie de succès, à moins qu'on ne s'adresse à certaines espèces de singes (bonnet chinois), comme Ta montré M. Ch. Nicolle(1}.

Le bacille de Ducrey existe en assez grande abondance dans le pus chancrelleux, mêlé à de nombreux microbes d'infection secondaire; aussi faut-il, suivant les conseils de MM. Morax et Nicolle, examiner non le pus provenant de la surface, mais la pulpe du fond de l'ulcère.

Le microbe apparaît alors sous forme d'un bacille fin, un peu allongé, se colorant assez faiblement par les couleurs d'aniline et ne prenant môme la couleur qu'à ses deux extrémités. Il ne prend pas le Gram. Les bacilles sont tantôt isolés, tantôt réunis par deux, exceptionnellement en chaînettes dans le pus.

L'aspect du microbe est bien plus caractéristique, comme l'a montré Nicolle (*), si on étudie des coupes du chancre enlevé par biopsie; les bacilles se disposent alors en longues chaînettes formant des traînées caractéristiques.

(*) Nicolle, Congrès de Paris, 1900.

(*) Nicolle, Thèse de Paris. 1893.

Page 1