LA PRESSION ARTÉRIELLE DANS LES MALADIES ARTHRITIQUES
On a pu remarquer que l'artério-sclérose, maladie fréquente, ne figure pas dans mes tableaux. L'explication, c'est la difficulté où je me suis trouvé souvent d'en faire le diagnostic précis. Au lieu de faire le dénombrement d'artério-scléroses supposées ou vraisemblables, ou très probables, ou même certaines, j'ai préféré noter la pression artérielle, et je l'ai fait indistinctement pour tous mes malades.
J'admets connue pressions normales celles qui oscillent de 17 à 19 centimètres de mercure comptés à l'aide du sphygmo-manomètre de Potain. C'est une normale pour les hommes qui ont plus de 20 ans. Plus on se rapproche de la naissance, plus la normale s'abaisse. Je n'en ai pas teiui compte, et les normales des adolescents ou des enfants, qui sont de beaucoup les malades que j'ai observés le moins fréquemment, comptent indûment dans ma statistique comme pressions inférieures à la normale. Pour l'objet qui nous occupe, cela n'importe pas : car, comme on va voir, ce sont précisément ces pressions basses qui sont rares chez les arthritiques. Le tableau permet de comparer la fréquence des pressions inférieures à la normale, normales, et supérieures à la normale, chez l'ensemble de tous les malades d'une part, et chez les malades atteints de chacune des maladies arthritiques, d'autre part.
Deux maladies seulement, les névralgies et les migraines, ont les pressions faibles un peu plus fréquemment que l'ensemble de toutes les maladies, maladies arthritiques comprises, deux maladies qui, très souvent, ne relèvent pas de l'arthritisme, qui se relient dans des cas nombreux à la dyspepsie, à l'anémie, qui se rencontrent surtout chez les femmes et chez les jeunes sujets, toutes circonstances favorables aux faibles pressions. Dans les treize autres maladies, les pressions faibles sont rares ou très rares.
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