‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 61 sur 166 · I- — — C-1 ^1 CM · texte numérisé non relu

I- — — C-1 ^1 CM

^ ?i O ce c: ^ i"^ o

O 0O~Ci oc o oc OC

CM o CM o — o -M o o — ' — o

i- -71 ^Mt i~ — — ^ O i': O O ic i":

lïïlîl

îîKiîiî

illlJtJ:

IIJI

JîJîljilUîfîf

[CH. BOD^CHAlîD.]

TROUBLES PRÉALABLES DE LA NUTRLJiON.

semaines après la première expérience, ralimentation étant normale, le kilogramme (ralbiimine iixe élaborait, en vingt-quatre heures, 7 ^',934 d'albumine. Le calcul dit aussi que dans la première série le kilogramme d'albumine fixe livrait par heure aux urines 27"'^' , 8 d'azote de désassimilation et que dans la seconde série il n'en livrait que '25™^', 7. Or, dans les conditions habituelles de la vie, avec un exercice modéré et une alimentation normale, la perte un an avant la première expérience était, par heure moyenne, 49,5 ; quelques semaines après cette première expérience elle était, par heure moyenne, 49,2; et par herire matinale 46,6. De tout cela que faut-il conclure?

Que chez moi, sur 100 parties d'azote urinaire total éliminé pendant les heures matinales à jeun, il y en a 60 qui viennent de la désassimilation des tissus et 40 qui sont fournis par la matière circulante, et que, sur la totalité de l'azote urinaire des vingt-quatre heures, 56 viennent des tissus et 44 de la matière circulante. Si chez les jeûneurs professionnels la proportion m'a paru être :: 76 : 24, c'est parce que chez eux le jeûne absolu obligeait l'économie à prendre dans la substance des tissus et en particulier dans l'albumine l'énergie indispensal)le à l'entretien de la température et à l'accomplissement de quelques mouvements, tandis que dans mes expériences j'avais épargné en partie mes tissus par une légère alimentation azotée et par l'usage du sucre ad libitum.

11 y a donc une méthode qui ])ermet d'apprécier dans ime certaine mesure ce qui, dans les déchets azotés, provient delà désassimilation et ce qui provient de la matière circulante, laquelle n'est que la partie des aliments azotés qui ne s'assimile pas et qui se détruit sans avoir fait réellement partie de l'économie. Mais cette méthode api>licable chez riionnne dans des circonstances tout à fait exceptionnelles ne peut pas trouver encore sa place dans la pratique. Je ne ferai donc pas de différence entre les deux sources de l'azote urinaire, me contentant d'avoir réduit autant que possible les variations de la destruction de l'albumine circulante, et me croyant dès lors en droit d'attribuer les variations dans la (piantité des déchets azotés à la rapidité plus ou moins grande avec laquelle se détruit l'albumine fixe.

Les précautions dont.j'entoure la récolte des urines supposent que l'on doit éviter les variations de l'élaboration qui dépendent des variations dans l'ingestion alimentaire; elles supposent encore que des différences dans la destruction peuvent se produire même quand on a, chez tous les sujets, réduit à un même minimum le besoin d'énergie. J'ai peur que ces deux propositions semblent entachées d'hérésie.

Page 1