‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 72 sur 166 · PO^K^H · texte numérisé non relu

PO^K^H

(P04)2Cair*

(P0'^)2Ca'^IJ--^

Phospliate neutre de magnésium. . .

. (P04)2Mgnp

AzO-'Na"^

Acide siliciqiie

. Si(OU)*

J'ai introduit dans la nomenclature qui précède, parmi les substances organiques, immédiatement après l'urée, Facide oxyprotéique dont l'importance a été mise en liunière par un récent travail de Fritz Pregl(^), substance dont le poids moléculaire dépasse 1500 et dont la masse pourrait atteindre le dixième de celle de Uurée.

La méthode adoptée pour la détermination du poids de la molécule élaborée moyenne comprend : 1" le dosage des matières solides en dissolution dans l'urine ; 2° le dosage des chlorures comptés comme chlorure de sodium; 5° le dosage, s'il y a lieu, du sucre et de Talbumine ; 4" la détermination du point de congélation de l'urine.

Le plus souvent on a calculé et non mesuré le poids des matières solides en dissolution. On l'a déduit de la densité en multipliant par 2,20 le nombre formé par les deux derniers chiffres de cette densité. Quand on l'a pu, on a fait la pesée après évaporation à froid dans le vide, en présence de l'acide sulfurique. Dans ces cas on a fait simultanément le dosage d'après la densité, à titre de comparaison.

Les chlorures ont été dosés volumétriquement par la solution titrée d'azotate d'argent en présence du chromate neutre de potasse.

Le sucre a été dosé par la liqueur de Lehling; l'albumine par le procédé d'Esbach.

Pour la détermination du point de congélation, on a toujours refroidi au préalable l'urine dans la glace, en ayant soin de la diluer s'il s'était formé un précipité par refroidissement. La plus forte dilution a été de 4 d'eau distillée pour 1 d'urine. L'urine ainsi diluée était versée dans \\n tube à essai en cristal un peu épais dans lequel était introduit le thermomètre cryoscopique. La (juantité de liquide employée était suffi-

(') Uebcr die Ursaclicu dcr liolicn Wcrthc des ^ Quoliciiten des normalen mcnschlichcn liâmes [Ârcli. fur die ges. Physiol., LSIK», VA LXXV).

l'ATIIOLOGIE GÉNÉP.ALE. — III. IG

TROUBLES PRÉALABLES DE LA NUÏRITJON

santé pour iuuuei-ger complètement la cuvette du thermomètre. Ce premier tube était introduit dans un tube plus lar<»e et dans l'espace annulaire intermédiaire aux deux tubes était versé de l'alcool dont le niveau ne devait monter qu'à 5 millimètres au-dessous du niveau de l'urine. Le tout était fixé soit dans un mélange réfrigérant, soit dans un récipient contenant de l'étlier et traversé par un courant d'air. On agitait à l'aide du thermomètre le liquide urinaire. On notait d'abord le point critique, puis, quand, après l'ascension de la colonne mercurielle, le thermomètre ne semblait plus varier, on faisait successivement trois lectures et on adoptait la température la plus rapprochée de zéro, sans pousser l'approximation au delà du centième de degré. On nudtipliait par le quotient du taux de la dilution et on avait le point de congélation de l'urine totale pure.

On avait soin de n'employer pour ces recherches que des urines qui ne contenaient pas de substances médicamenteuses, surtout pas d'iodure ni de bromure.

Cela fait, on procédait de la façon suivante au calcul des poids moléculaires.

Du poids des matières solides contenues dans un litre d'urine on retranchait le poids du chlorure de sodium et, s'il n'y avait dans l'urine ni sucre ni albumine, la différence donnait le poids des matières élaborées.

S'il y avait du sucre, oh ajoutait son poids à celui du chlorure de sodium; on retranchait la somme du poids des matières solides et on avait le poids des matières élaborées.

En effet, si le sucre peut dériver de Falbumine, il ne peut apparaître dans les urines qu'à la condition de ne pas être élaboré, puisque, quand il subit la transformation normale, il s'élimine à l'état de C0^ par le poumon. Le sucre ne doit donc pas être compté comme matière élaborée.

S'il y avait de l'albumine, on ajoutait son poids à celui du chlorure de sodium et, s'il y avait lieu, à celui du sucre; on retranchait la somme du poids des matières élaborées.

On multipliait par 0,6 le poids de chlorure de sodium contenu dans 100 centimètres cubes d'urine, le produit était la température de congélation qu'aurait la solution de cette quantité de chlorure dans 100 centimètres cubes d'eau.

Si l'urine était sucrée, on nudtipliait par 0,092 le poids de glycose contenu dans 100 centimètres cubes d'urine, le produit était la température de congélation q l'aurait la solution de cette quantité de glycose dans 100 centimètres cubes d'eau.

On retranchait du point de congélation de l'urine totale pure la température de congélation dépendant du chlorure de sodium et, au besoin, la température de congélation dépendant du sucre et on avait la température de congélation des matières élaborées.

On ne prenait pas la peine de faire une correction en cas d'urines albu-

mineuses. Une urine renfermant 10^'", 6 7 d'albumine avait pour point cl e congélation 0^52. On la cliautYe dans un vase clos muni d'un long col qu'on refroidit afin d'éviter la déperdition d'eau; on coagule de cette façon toute l'albumine : le point de congélation est encore 0°,52. C'était à prévoir, car, en raison de l'énormité de sa molécule, l'albumine en solution aqueuse à 1 pour 100 a pour point de congélation 0",005 et nous ne poussions l'approximation que jusqu'à C'jOlO.

Connaissant le poids des matières élaborées et l'abaissement du point de congélation attribuable à ces matières, on en déduit le poids moléculaire M d'après la formule M = ~ où P est la quantité de matières élaborées contenues dans 100 centimètres cubes, o l'abaissement du point de congélation dû à ces matières et K la constante 18,5.

Cette méthode a été appliquée à 98 urines. Dans 4 cas, le poids de la molécule élaborée moyenne a été notablement inférieur à 60, ce qui ne pouvait être que le résultat d'un accident ou d'une erreur. Dans un cas, le chiffre obtenu était énorme, ce qui ne pouvait être que l'effet d'une erreur dans les mesures. Je n ai pas tenu compte de ces 5 faits. Dans les 95 autres, le poids moléculaire a été 91 fois supérieur à 60, 2 fois seulement inférieur, mais d'une si petite quantité qu'elle ne dépasse pas l'approximation admissible dans une opération où tant de petites erreurs peuvent se surajouter.

Ces 95 cas se divisent en 10 individus normaux, 50 malades fébricitants, 55 malades apyrétiques. Je les reproduis dans le tableau suivant :

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