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[CH. BOI/CH^jRD.]
TROUBLES PRÉALABLES DE LA NUTRITION
normal, que lo quart du carbone de Falhumine élaborée. Si on fait, à l'état de régime carné exclusif, en même temps que la récolte de l'urine le dosage de l'acide carbonique expiré, on pourra savoir par différence quelle quantité de carbone élaboré a été excrétée par l'intestin. On aura les éléments suffisants pour apprécier l'intensité et le degré de perfection de la nutrition. L'azote rapporté au kilogramme d'albumine fixe dira la rapidité de la destruction; l'acide carbonique pulmon^iire et le carbone fécal diront le degré de perfection de cette destruction et la part qui revient à la respiration ou à l'action hépatique dans cette perfection.
Le tableau de la page '255 donne la valeur des divers coefficients urinaires dans 17 cas normaux et les moyennes.
A ces coefficients il conviendra d'ajouter le coefficient urotoxique.
CONCLUSIONS RELATIVES A LTIISTOLYSE
L'intensité de la vie se mesure à la consommation de la substance constitutive de forganisme, de l'albumine fixe. Cette quantité d'albumine détruite doit être rapportée à la masse de la matière active, de l'albumine des tissus. La fraction de l'albumine vivante qui se détruit dans l'unité de temps varie suivant les âges. Elle varie aussi, mais pour une part moins importante suivant les besoins de l'énergie ; et l'étendue de surface allouée au kilogramme d'albumine fixe pour l'émission du calorique qu'il dégage est l'une des conditions de ce besoin d'énergie. L'estimation de ce rapport entre rall)umine détruite et l'albumine constituante du corps, si l'on suppose ramenées à la normale toutes les circonstances provocatrices du besoin d'énergie, c'est la mesure de l'intensité de la vie.
L'appréciation du degré de perfection suivant lequel cette destruction s'accomplit permet de se rendre compte, si je puis ainsi dire, de la qualité de la vie. Cette qualité se mesure, en quelque sorte, par la recherche de la proportion des corps urinaires incomplètement élaborés, et, plus simplement, par le dosage du carbone urinaire, par le dosage de la toxicité urinaire, par la détermination des coefficients urinaires, par la mesure du poids de la molécule élaborée moyenne.
On comprend que ce n'est là qu'un côté de la nutrition, le moins important peut-être : car ce n'est que l'étude de la destruction et il y aurait au moins autant d'intérêt à se renseigner sur la contre-partie du phénomène. Il est bon de savoir si l'albumine est bien détruite; il serait mieux encore d'apprendre à découvrir si l'albumine est bien formée, si la substance constitutive des tissus ou des humeurs ne s'éloigne pas de la normale.
Dans quelques études cryoscopiques sur le sang, où je me suis engagé après beaucoup d'autres, j'ai recherché non sa tension osinotique, ce dont je suis loin de contester l'importance, mais le nombre des molécules autres que celles de falbumine et des substances analogues. Je
C0>CLLS10>S RELATIAES A L'HISTOLYSE.
connaissais ainsi le degré de pollution ou de défont de dépuration du sang, et le poids de ces molécules autres que les grosses molécules protéiques, ce qui, comme le poids de la molécule ur inaire élaborée moyenne, me renseignait sur le degré de perfection de Télalioration dans une phase antérieure à l'excrétion. Mais c'était toujours l'étude de la destruction.
Pour la connaissance des matières protéiques et de leur constitution, la cryoscopie ne peut rien nous dire d'utile; mais j'ai des raisons de penser qu'une autre méthode, dont je donnerai plus loin quelques résultats, est capable de nous fournir d'utiles renseignements. L'albumine constitutive des tissus n'est pas une dans toute la série animale. L'extrême complexité de son énorme molécule permet de supposer que d'une espèce à une autre, d'un individu à un autre, quelque modification puisse s'introduire dans le nombre ou dans l'arrangement des atomes constitutifs de la molécule sans que cette molécule perde les caractères spécifiques de son activité, mais non sans que quelque changement survienne dans tel ou tel domaine de cette activité. S'il y a de telles altérations que la chimie ne puisse pas nous indiquer, sur lesquelles la cryoscopie ne puisse rien nous révéler; si tout se borne à une modification dans l'architecture de la molécule, l'examen de ses propriétés optiques pourra peut-être nous renseigner. Déjà on possède quelques données sur l'influence que la maladie exerce sur ralbuminc au point de vue de la déviation qu'elle Mi subir à la lumière polarisée.
Les progrès récents de la physique générale nous promettent de nouvelles applications à la connaissance des changements que peut subir la matière organisée dans son stade de formation. Parmi les médecins qui s'adonnent à l'examen radioscopique des malades, il n'en est pas, je crois, qui n'aient remarqué combien dilfèrent les individus au point de vue de la perméabilité de leurs tissus pour les rayons obscurs. A ces différences dans l'une de ses propriétés physiques correspondent certainement des changements dans la composition chimique ou dans la constitution moléculaire de la matière organisée. Je ne doute pas que la pathologie puisse quelque jour utiliser l'étude de ce caractère.
On le voit, pour la connaissance des variations dans la qualité de la matière dans sa phase d'organisation, nous n'en sommes guère qu'à la période des espérances. \