‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 4)Chapitre 77 sur 166 · DESTRUCTION DES PRINCIPES NON AZOTÉS · texte numérisé non relu

DESTRUCTION DES PRINCIPES NON AZOTÉS

De tout ce qui précède, il résulte que s'il y a un type pour la destruction de l'albumine, cette destruction n'est pas invinciblement enchaînée à une formule invariable. Il y a des rapidités plus ou moins grandes dans la succession des étapes par où passe cette destruction, il y a des persis-

TROUBLES PRÉALABLES DE LA NUTRITION

tances plus ou moins longues de certains tenues intermédiaires, il y a des oxydations finales plus ou moins complètes.

C'est surtout sur la partie non azotée du dédoublement de l'albumine et plus particulièrement sur le glycogène que va porter cette combustion.

Le connnencement de l'élaboration de rallrunûne est nécessaire, inévitable, aussi obligatoire que la vie. La phase terminale est contingente, aléatoire ; elle ne se fait pas ou elle se fait suivant des types divers, et ces variations sont, à l'état normal, déterminées par le besoin d'énergie. Suivant les circonstances, la métamorphose se fait par oxydation ou par fermentation, sans oxydation. Cette possibilité de métamorphoses diverses n'appartient pas seulement au glycogène ou au sucre dérivés de l'albumine ; on peut la constater dans l'élaboration des hydrates de carbone alimentaires. Enfin la graisse qui, elle aussi, peut provenir de l'albumine, subit à son tour des transformations diverses, des oxydations soit complètes, soit incomplètes, et cela indifféremment, qu'elle provienne de la destruction de l'albumine des tissus ou qu'elle soit introduite en nature par ralimentation.

Il ne s'agit plus ici de l'histolyse. Ce n'est plus la substance agissante qui se détruit pour se renouveler, ce sont les dépôts de matières non azotées, les réserves, ou simplement les substances ternaires circulantes, venues des tissus ou venues des aliments, qui se transforment ou qui se détruisent. Pour le sucre comme pour la graisse il y a des modes directs rapides de destruction complète avec mise en liberté de toute l'énergie ; il y a aussi des destructions partielles qui ne livrent qu'une partie des calories. Ici encore, autour du type normal moyen, on canstate des oxydations intenses ou des destructions ralenties. Ici encore l'activité de la destruction varie comme quantité et comme qualité. Le besoin d'énergie, ai-je dit, domine ces métamorphoses ; l'obligation de fournir le combustible pour le travail uuisculaire, la lutte contre la réfrigération imposeront, dans le premier cas, la transformation du glycogène, dans le second cas, l'oxydation du sucre ou de la graisse. Mais dans les cas pathologiques le besoin d'énergie pourra n'être pas suffisant pour provoquer la destruction complète. Les exercices corporels violents, les soustractions de calori([ue ne réussissent pas toujours à amener la combustion de la graisse chez l'obèse, l'utilisation du sucre chez le diabéti(jue. Il y a donc lieu de chercher à mesurer la destruction des corps non azotés, non pour mesurer l'intensité de la vie comme quand il s'agissait de l'albumine, mais pour estimer la perfection des métamorphoses destinées à fournir l'énergie.

Ce qui permettait de mesurer la quantité d'albumine détruite, c'était la détermination de l'azote urinaire. Ce qui permettra de mesurer la quantité du sucre ou de la graisse élaborés, ce sera en partie l'acide carbonique éliminé, en partie l'oxygène consommé. L'examen de l'urine ne sera plus que d'une utilité indirecte ; c'est sur les échanges gazeux que devra porter l'exploration, c'est la composition de l'air expiré qu'on devra étudier. Je me hâte d'ajouter que cette étude ne permettra pas à

VARIATIONS DU POIDS DU COUPS

elle seule d'arriver à la solution d'un proljlème qui porte sur des corps assurément plus simples, mais sur deux corps et non sur un seul ; et sur deux corps qui peuvent subir chacun des métamorphoses multiples.

Cette dernière proposition montre combien la question se complique. La complication est telle que le problème, à vrai dire, n'a jamais été résolu. Les recherches expérimentales ont été depuis longtemps, par les plus habiles physiologistes, poursuivies chez l'animal, chez l'homme sain, chez l'homme malade, on n'a pas donné une solution inattaquable à cette question : combien y a-t-il eu chez tel sujet, pendant un temps donné, destruction ou transformation des substances dont les produits s'éliminent par l'expiration, deglycose et de graisse, pour simpliher la question?

Mais si on n'a pas dit : tant de sucre a été brûlé, tant de sucre a subi une autre métamorphose moins complète et tant [de graisse a également été élaborée, on a cru pouvoir affirmer que l'action prédominante avait été tel acte chimique ou tel autre. On a cherché les quotients respiratoires. On a insisté sur le rapport entre l'acide carbonique exhalé et l'oxygène consommé. Il y a théoriquement un rapport pour la combustion du sucre, et un pour la combustion de la graisse. Mais il y a aussi d'autres transformations, deux au moins, sans compter une part minime d'inlluence que l'hydratation de l'albumine amène dans la composition de Tair expiré. En éliminant tout ce qui peut être éliminé, il y a quatre opérations chimiques intra-organiques, qui peuvent influencer le quotient respiratoire. Il est très probable que les quatre opérations ne marchent pas simultanément, mais il est assez probable que souvent il y en a trois (pii peuvent coïncider. Trois inconnues pour la détermination desquelles on possède seulement deux données : l'acide carbonique formé et l'oxygène consommé. Cette seule remarque suffit pour montrer la vanité de beaucoup de solutions qu'on a crues vraies. On n'a pas actuellement le moyen de dire quelle quantité de telle substance a été détruite et je montrerai bientôt, par la critique des quotients respiratoires, qu'on n'a pas le moyen d'affirmer que telle opération s'est accomplie ou telle autre. 11 faut donc multiplier les données du problème si l'on veut quelque jour arriver à déduire de ces données quelle quantité de glycosea été élaborée, quelle quantité de graissQ a été élaborée, et suivant quels modes se sont opérées ces élaborations, et dans quelle proportion intervient chaque mode.

Les variations du poids du corps semblent au premier abord pouvoir être une source d'information utilisable dans ce but ; la détermination des calories dégagées en sera certainement une autre.

VARIATIONS DU POIDS DU CORPS

Quand un homme est assis sur une balance, le plateau sur lequel il repose se relève graduellement. Il perd de son poids. De tenqjs à autre les évacuations amènent une diminution brusque de poids par rejet soupathologie GÉNÉRALE. III 17

TROUBLES PRÉALABLES DE LA NUTRITION

dain d'une matière qui avait quitté graduellement l'intimité de l'organisme mais qui était restée dans l'intérieur de quelqu'une de ses cavités. La perte de poids que le corps subit incessamment est supérieure à celle des urines et des matières fécales. Pour l'ensemble de plusieurs jours, dans les saisons tempérées de nos climats, chez un homme plus sédentaire qu'actif, avec nos habitudes de vêtements, cette perte de poids est à peu près égale à celle qui se fait par les émonctoires rénal et intestinal.

C'est par le poumon et par la peau que s'échappe la matière dont l'issue diminue graduellement notre poids. De temps à autre, le poids augmente par l'ingestion d'aliments et de boissons et, sans que la quantité en soit intentionnellement réglée, la somme des pertes de poids subies par les quatre surfaces est équilibrée très sensiblement par les ingesta dont l'instinct règle la quantité.

Chez un homme âgé de 56 ans et pesant 87 kilogrammes, la perte par heure moyenne et par kilogramme était 0^',72 parla voie pulmo-cutanée, 0^%ll par la voie urinaire. J'ai trouvé par heure moyenne de jour et par kilogramme une perte de 0^'\77 par la voie pulmo-cutanée et de 0°' ,58 par les urines, et, pendant l'heure moyenne de nuit, 0^'',65 par la voie pulmo-cutanée et 0^'',74 par les urines.

J'ai fait Fétude comparée des deux déperditions pendant les heures matinales qui ont pour nous, d'après ce que j'ai dit précédemment, un intérêt particulier, et je les ai déterminées dans des conditions variées.

Chez l'homme levé et alimenté, la perte par heure matinale moyenne était par la voie pulmo-cutanée 0^'",6o, par la voie rénale 0^'',75. Chez l'homme couché et alimenté elle était par la voie pulmo-cutanée 0^',75, par la voie urinaire 1^',01. Chez l'homme levé, à jeun, 0^',57 par la voie pulmo-cutanée, 0^'',56 par l'urine. Chez l'homme couché, à jeun, 0^'',61 par la voie pulmo-cutanée, 0^',84 par l'urine. Chez l'homme levé, à jeun, mais prenant connue boisson du café sucré, 0^',75 par la voie pulmocutanée, 0^'',68 par Turine. Enfin chez l'hojume levé, à jeun, prenant de l'eau comme boisson, 0^'",55 par la voie pulmo-cutanée, 0^',77 par l'urine.

Si on limite l'étude de la variation de poids à une période pendant laquelle l'homme garde ses urines et ses matières fécales et ne prend pas d'aliments, la variation dépend alors exclusivement des pertes pulmocutanées, elle oscille autour de 0^\12. Je l'ai vu monter à 2 grammes par le travail corporel un peu actif, mais on sait qu'elle peut atteindre 20 grannnes dans les grandes sudations provoquées par travail excessif ou par le séjour dans un air chaud et très sec. C'est presque exclusivement alors une perte d'eau rapidement comblée par la boisson. J'ai vu cette perte pulmo-cutanée tomber à 0°M0, devenir même moindre, arriver à zéro; enfin, dans des circonstances très rares, j'ai vu la variation devenir positive, de négative qu'elle est presque toujours, et donner des augmentations de poids qui ont pu atteindre 0^'",47 par kilogramme. Je reviendrai plus loin sur ces faits exceptionnels et sur leur interprétation.

VARIATIONS DU POIDS DU CORPS

Quand on ne fait pas intervenir de causes perturbatrices, ({uand l'individu reste immobile, assis, modérément vétu dans une chambre à température moyenne et quand on prend les pesées d'heure en heure, on reconnaît ([ue la variation du poids est soumise à certaines lois, qu'elle augmente graduellement pendant certaines heures et diminue pendant d'autres. En réalité, ce sont moins les périodes astronomiques du jour qui exercent ces influences, que le temps écoulé à partir d'un repas.

La perte de poids moyenne pour les deux heures qui précèdent le repas de midi ayant été 1^' ,15 et le poids ayant été pris immédiatenumt après ce repas, puis d'heure en heure, j'ai noté les variations suivantes du poids par heure et par kilogramme :

Grammes.

Pendant la 1'° henre 0,17

— 5'^ — . . 0,ih>

Pendant tout ce temps la température du laboratoire avait varié de 17^5 à 16^8 et l'hygromètre (*) était monté de 68 à 69 degrés. D'autres expériences m'ont également montré que les plus grandes pertes pulmocutanées s'observent pendant la troisième et pendant la quatrième heure après le repas et que la diminution se fait rapidement à partir de la cinquième heure pour devenir très notablement inférieure à la moyenne, de même qu'elle est aussi très notablement inférieure à cette moyenne pendant les deux premières heures.

On se tromperait étrangement si l'on croyait pouvoir déduire de la variation de poids du corps, en un temps donùé, le poids de la matière ([ui a quitté le corps pendant le même temps. A part les quantités négligeables d'autres substances, le corps perd par la voie cutanée de l'eau et de l'acide carbonique.. Si l'eau qui s'évapore est de l'eau préformée, eau des boissons, eau des humeurs, eau de déshydratation, pour 1 gramme de cette eau (pii s'élimine il y a 1 gramme de perte de poids du corps. Mais il se forme aussi de l'eau par oxydation et nul ne peut dire si cette eau qui se forme reste ou sort. Supposons que l'eau qui s'élimine ait été formée par oxydation et qu'elle s'élimine au fur et à mesure de sa formation. Pour 18 grammes d'eau qui sortent dans ces conditions, l'organisme a fourni 2 d'hydrogène qui se sont unis à 16 d'oxygène de l'air, lesquels n'ont fait qu'entrer et sortir. Si donc on pèse l'eau exhalée, on pourra recueillir 18 grammes d'eau et le corps n'aura, de ce fait, perdu que

(*) Il est indispensable dans les étndcs de ce genre de tenir compte, à la fois, de la température et de l'état hygrométrique de l'air. J'ai constaté un jour, le 24 octobre, après une promenade entre 4'', 35 et 5'',55 du soir, le soleil s'étant couché à 4'', 55, une augmentation de poids de 10 grammes au lieu de la perte qui est la conséquence nécessaire du travail corporel un peu actif. Cette augmentation était due à une fixation d'eau dans les vêtements de laine sulis l'influence de la réfrigération qui avait amené la vapeur d'eau au point de rosée.

TROUBLES PRÉALABLES DE LA MîTREllON.

2 graniines. Quand racide carbonique est le produit d'une oxydation, pour 44 de CO^ qui sortent, l'organisme n'a Iburni que 12 de carbone qui se sont unis à 52 d'oxygène de l'air, lesquels n'ont encore fait qu'entrer et sortir. Mais il se fait aussi dans l'organisme des fermentations qui livrent CO^ par dédoublement sans oxydation. Cet acide carbonique de fermentation provient tout entier de l'organisme. Ainsi, suivant le mode de production, 44 grammes de CO^ récolté peuvent correspondre à une perte de poids du corps de 12 grammes ou de 44 grammes.

Des deux principales substances qui sortent du corps par la voie pulmocutanée, il y en a une qui n'est jamais préformée, qui s'échappe au fur et à mesure de sa production, qui ne peut jamais s'accumuler d'une façon appréciable : c'est l'acide carbonique. Les variations de son élimination disent exactement les variations de sa production. L'autre substance, l'eau, est préformée pour une part énorme. Pour une faible part, elle se forme incessamment, mais l'élimination de l'eau n'est pas parallèle à sa formation. L'eau éliminée ne peut pas renseigner sur l'eau produite. Ce qui domine l'élimination de l'eau, ce n'est pas l'activité de sa production, c'est l'activité des glandes sudoripares, c'est la rapidité et la profondeur des mouvements respiratoires, c'est la température et l'état hygrométrique de l'air extérieur. Un mètre cube d'air qui quitte les poumons en sort à 57 degrés et saturé de vapeur d'eau : il contient 45^'',508 d'eau. Si cet air était entré à la température de zéro, l'hygrouiètre marquant 50 degrés, il ne renfermait en entrant que 2^',454 d'eau. S'il est entré à la température de 24 degrés, l'hygromètre marquant 80 degrés, il renfermait 25^',246 d'eau. Le mètre cube d'air en traversant les poumons a enlevé à l'organisme, dans le premier cas, 41 granunes d'eau, dans le second 25 grammes. Et, si la ventilation pulmonaire varie du simple au double, la perte d'eau par le poumon varie également du simple au double. Par les temps froids la perte d'eau par la peau est presque nulle, elle peut dépasser I kilogramme en une heure sous l'influence de Télévation de la température extérieure.

Pour ces raisons, si l'on veut que l'étude de la variation du poids éclaire les données fournies par l'élimination de l'acide carbonique, il faut qu'on puisse savoir quelle part revient à la perte d'eau dans les variations du poids, il faut que, en môme temps qu'on recueille l'acide carbonique exhalé, on recueille l'eau évaporée. Il faut qu'on restitue en quelque sorte à l'économie l'eau qu'elle a perdue afin que cette eau n'intervienne plus dans la variation du poids du corps. Alors cette variation du poids du corps sera la résultante de la perte de carbone du corps qui en s'unissant à une certaine quantité d'oxygène de l'air a fait une partie de CO^ recueilli, de la perte d'acide carbonique de fermentation qui est l'autre portion de CO^ recueilli, de la fixation dans le corps d'oxygène qui a pu se combiner à de l'hydrogène et qui reste dans l'organisme à l'état d'eau, mais qui a bien pu aussi se fixer sur de l'albumine ou sur de la graisse.

Si. comme je l'ai fait, on place sur la bascule un homme enfermé dans

VARIATIONS DU POIDS DU CORPS

un espace clos que traverse un courant d'air privé, avant l'entrée, de vapeur d'eau et d'acide carbonique et qui, à la sortie, se dépouille de sa vapeur d'eau dans une éprouvette à acide sulfurique, de son acide carbonique dans une autre éprouvette à potasse, les deux éprouvettes étant placées à côté de riiomme sur la bascule, tout ce qui sort du corps de l'homme, hydrogène, eau, carbone, acide carb(mique, reste dans le système, dans l'une ou dans l'autre des éprouvettes, rien venu de I hoinme n'arrive à l'extérieur. Ce qui est rejeté à rextérieur, c'est l'air venu de l'extérieur, rien autre que l'air extérieur et tout l'air extérieur à l'exception d'une certaine quantité d'oxygène qui se retrouve ou à l'état d'eau dans la première éprouvette, ou à l'état d'acide carbonique dans la seconde, ou fixée dans le corps de l'homme. Quelque chose venu de Textérieur est resté dans le système, rien qui ait appartenu au corps n'est arrivé à l'extérieur. La variation de poids de l'ensemble du système est positive, toujours, nécessairement positive, et cette augmentation de poids est due exclusivement à l'oxygène consommé et représente tout l'oxygène consommé. Pendant que l'ensemble du système augmente forcément de poids, l'homme pris isolément a presque toujours perdu de son poids, mais ce qui lui manque se trouve avec une partie de l'oxygène dans les éprouvettes; et la perte qu'il a subie sous forme d'eau et d'acide carboni([ue est partiellement compensée par la fixation dans son intimité d'une autre portion de l'oxygène consommé. Il en résulte que si l'on additionne l'augmentation de poids de l'éprouvette à acide carbonique, l'augmentation de poids de l'éprouvette à eau et la variation de poids du corps qui est presque toujours négative, on a une somme qui est toujours positive et qui est exactement l'oxygène consommé. Cet oxygène consommé, on a pu le doser directement, mais ce n'est là qu'une opération de luxe qui ne peut servir que de contrôle.

Cependant, suivant les appareils dont on dispose, il peut être plus facile de doser l'oxygène consommé que la vapeur d'eau exhaléL'. L'appareil de Magnus Lévy, par exemple, qui est d'une si remarquable précision pour le dosage de l'acide carboni([ue et de l'oxygène, ne permet pas d'estimer les pertes en vapeur d'eau. Si on combine son emploi avec l'usage de la bascule, on pourra déduire de ces trois données, variation du poids du corps, CO^ dégagé, oxygène consommé, cette autre valeur, la quantité d'eau perdue à la fois par les poumons et par la peau. En effet, si comme je l'ai établi plus haut la somme de CO^ dégagé, de ti'O éliminé et de la variation de poitls qui est presque toujours négative donne un nombre toujours positif qui est le chiffre de l'oxygène consommé, on pourra obtenir le poids de l'eau évaporée en retranchant du poids de l'oxygène consommé le poids, de CO^ dégagé et la variation du poids du corps..

Mais de quelque façon qu'on procède, on n'a que deux données expérimentales, l'eau ne servant qu'à corriger la variation de poids du corps. On pourrait croire que, pour dégager les quatre ou au moins les trois inconnues du problème de la nutrition, en ce qui concerne les matières

m TROUBLES PRÉALABLES DE LA NUTROION.

tornaii'cs, nous avons trois données : l'acide carbonique exhale, l'oxygène consommé, la variation de poids du corps. En réalité, nous ne possédons toujours que deux données, puisque le cliillre de l'oxygène se déduit nécessairement de celui de l'acide carbonique et de celui de la variation de poids du corps. Le problème reste donc toujours insoluble. Quant à la détermination du poids de l'eau évaporée, elle est nécessaire pour corriger la variation du poids du corps, mais elle n'est pas fournie par la nutrition ou ne l'est que pour une part très médiocre et d'ailleurs inconnue; aussi lui faisons-nous faire retour à l'organisme et diminuons-nous d'autant, par le calcul, le chiffre trouvé pour la perte de poids du corps. Cette détermination n'est pas moins nécessaire si l'on veut aborder l'étude de la calorimétrie.

Page 1