‹ Traité de pathologie générale [electronic resource] (volume 5)Chapitre 28 sur 131 · Y. — MODIFICATIONS DU SÉRUM SANGUIN · texte numérisé non relu

Y. — MODIFICATIONS DU SÉRUM SANGUIN

J'ai dit que la simple piqûre de la pulpe du doigt peut fournir 2 ou 5 centimètres cubes de sérum. Cette petite quantité permet de prendre connaissance de ses qualités physiques et de sa réaction ; elle permet de le soumettre à l'examen spectroscopique ou môme à quelques autres manipulations. Mais, à la vérité, laplupart des notions que nous possédons sur les altérations du sérum dans les maladies, sont dues aux méthodes chimiques d'analyse qui exigent une quantité notable de sang et remontent aux temps de la saignée.

Le sérum normal est d'une teinte jaune verdàtre clair; il devient d'une

(*) G. Hayeji et A. Gilbert, Note sur deux cas de pneumonie typhoïde. Archives générales de médecine, mars 1884.

(-) Si je ne m'étais de parti pris astreint, dans la rédaction de cet article, à écarter toute discussion théorique pour demeurer exclusivement dans le domaine des constatations positives fournies par l'examen du sang, j'aurais au passage fixé la réilexion du lecteur sur la fréquence de l'hyperlibrinose dans les maladies infectieuses ainsi que sur ses connexions avec la leucocytose. Rapprochant ce phénomène des exsudations fibrineuses dont les surfaces des muqueuses, les alvéoles pulmonaires, les cavités séreuses et les mailles du tissu cellulaire sont si communément le siège au cours des processus infectieux, j'aurais aisément étahli qu'il représente un moyen réactionnel de défense au même titre que la leucocytose elle-même sur laquelle l'attention s'est portée d'une façon trop exclusive. Il s'agit là d'ailleurs d'un sujet de pathologie générale du plus vif intérêt par lecjuel depuis longtemps j'ai, avec mon interne Fournier, poursuivi des expériences que j'espère pouvoir faire connaître prochainement.

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