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LES LÉSIONS TRAUMATIQUES ET LEURS CONSÉQUENCES

osseux qui cèdent aux moyens orthopédiques ou nécessitent la ténotomie. Les hydarthposes, les hydropisies des synoviales tendineuses sont communes chez les animaux moteurs; on y trouve parfois, en dehors de toute tuberculose, des grains riziformes.

Les contusions peuvent amener des épanchements de sérosité et d'huile, surtout fréquents chez les grands animaux aux régions qui supportent les harnais. Les plaies de la trachée, de l'ars, de l'aine, peuvent s'accompagner d'un emphysème traumatique, parfois fort étendu. L'emphysème dit spontané, qui survient sans cause appréciable chez les bêtes bovines, occupe d'ordinaire la région dorso-lombaire.

L'évolution des lésions traumatiques est identique chez tous les animaux ; la réparation se lait par des processus analogues. Contrairement à une opinion accréditée, les fractures guérissent aussi bien chez le cheval et chez le chien que chez l'homme ; la seule difficulté est d'obtenir l'immobilisation.

Les complications des plaies sont semblables, mais diffèrent par leur fréquence. Il est rare d'observer des réactions nerveuses graves; la syncope ne se produit que d'une façon exceptionnelle, le choc traumatique ne survient pas souvent. Les hémorrhagies se rencontrent surtout chez les animaux atteints d'affections dyscrasiques ; chez les chiens leucémiques, la moindre plaie, accidentelle ou opératoire, peut donner lieu à des pertes de sang parfois considérables et difficiles à arrêter.

Suppuration, pyohémies et septicémies. — De toutes les complications traumatiques, les plus importantes sont de nature infectieuse. L'antisepsie est difficile à réaliser chez les animaux ; aussi observe-t-on presque toujours des fièvres traumatiques, souvent de la suppuration, parfois des pyohémies, des septicémies, de la gangrène gazeuse ou septicémie gangréneuse, du tétanos.

La suppuration, fréquente chez le cheval, encore assez commune chez le mouton et le porc, est plus rare chez le chien, le chat, le bœuf et surtout chez les oiseaux. Dans tous les cas, elle est due aux mêmes agents pyogènes que chez l'homme, comme le montrent les chiffres suivants :

KARLINSKI

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