H Y DRU RE D'AIGLE
L'hydrure d'amyle C10H14H a été découvert par M. Frankland, de Manchester, et proposé par M. Simpson, d'Edimbourg, comme anesthésique.
MEDICAMENTS ANESTHESIQUES.
On l'obtient par la réaction de l'iodure d'amyle et du zinc en présence de l'eau. C'est un liquide incolore, transparent, d'une odeur analogue à celle du chloroforme ; sa densité n'est que de 0,0385 à + 14,2. C'est donc le plus léger des liquides connus, il bout à + 3o°et esteneore liquide à — 24°. Jl ne se dissout pas dans l'eau, mais il est soluble dans l'alcool et dans l'éther.
ÉTHYLÈNE PERCHLORÉ.
Syn. Protochlorure de carbone.
Ce corps, découvert en 1821 par Faraday, a été étudié par MM. Reynauit et Kobbe; c'est un liquide irès-lluide, sa densité est de 1,019 à + 20°; il bout à 122°, il est insoluble dans l'eau, il se dissout dans l'éther, l'alcool et les huiles, sa formule est C4C14. Au soleil, il absorbe le chlore sec et se transforme en chlorure à'éthylène perchloré, ou sesquichlorure de carbone, dont nous avons déjà parlé.
Le protoxyde d'azote, ou gaz nitreux, gaz hilariant, l'acétone, ou esprit pyroacétique, l'esprit de bois, ou alcool mélhylique, ont encore été proposés comme anestliésiques.
KÉROSOLÈNE.
Un nouvel agent anesthésique, la Kérosolène, a été assez récemment découverte à Boston. Selon le professeur Bigelow, ce fluide est fade comme l'eau, volatil et inflammable comme l'éther, quoique brûlant avec une flamme blanche et épaisse. 11 a une légère odeur de Chloroforme qui, par l'évaporation, se transfoime en sel de goudron et disparait ensuite entièrement, à tel point qu'un linge imbibé de ce liquide n'a plus aucune odeur en quelques minutes et dès qu'il est sec, la chambre où il était n'indique en rien sa présence. La Kérosolène diiïère en cela de l'éther et du Chloroforme qui laissent, à différents degrés, un arôme fade, persistant et fort après l'évaporation. A ce titre, la Kérosolène serait plus agréable à inhaler. D'après quelques expériences, un petit nombre d'inhalations .suffiraient à produire l'action anesthésique; de plus son luage ne serait suivi ni de mal de téte, ni de vertiges, ni autres symptômes incommodes; et on ajoute que ce nouvel agent serait exempt de tout danger, comme l'éther. Si ces avantages divers étaient bien réels, ils ne tendraient à rien moins qu'à conférer à la Kérosolène la prééminence sur la plupart des agents anesthésiques connus; mais avant de proclamer cette prééminence que les premiers expérimentateurs, dans leur enthousiasme, n'hésitent pas à lut reconnaître , nous croyons qu'il est nécessaire d'attendre des faits plus nombreux et des preuves plus décisives. (Union, sept. 18G1.)