EXCITANTS
Vinaigre, 30 (1 once).
Blanc d'œufs, n° 3.
Eau, q. s.
Mêlez à froid, de manière à faire une espèce de pâte que l'on étend sur de la toile, et que l'on saupoudre avec
Poivre pulvérisé, 30 gram. (1 once).
Teinture de Poivre.
Poivre noir, i part.
Alcool à 80° (30° Cart.), 4
Faites macérer pendant quinze jours et filtrez.
THÉRAPEUTIQUE
Il est déjà recommandé par Celse. Cet illustre écrivain, qui a excellé en hygiène et en thérapeutique, s'exprime ainsi dans son chapitre qui a pour litre : Curatio horroris in febribus. Si nec balneum quidem profecit antè accessionem allium edat, aut bidat cal/dam aquam chm pipere, siquidem ea quoquè assumpta calorem movent qui korrorem non udmittunt. La lecture de ce chapitre prouve que Celse ne confondait pas les fièvres intermittentes avec les continues. Dioscoride a aussi parlé très-explicitement de l'emploi spécial du Poivre dans ces circonstances. Le Poivre, dit-il, tant pris en breuvage qu'appliqué, guérit et ôte les frissons et tremblements qui précèdent les fièvres qui ne sont pas continuelles. Les faits rapportés par Van Swieten et Murray pour infirmer cette vertu du Poivre et détourner de son usage parle souvenir des accidents fébriles, inflammatoires, cérébraux, thoraciques qu'on l'a vu déterminer chez des malades atteints de fièvre intermittente, ces faits n'ont pas empêché des praticiens de nos jours d'en rajeunir l'emploi.
C'est Louis Franck qui le premier y est revenu à l'imitation de ce qu'il avait vu pratiquer chez les Orientaux , et a traité par le Poivre en grains cent soixante-dix malades, qui tous ont guéri aussi rapidement qu'avec le quinquina, et ont offert moins de disposition aux rechutes. La dose employée par ce praticien était de 30 à 50 centigrammes (6 à 10 grains), une, deux, trois et jusqu'à quatre fois par jour, sans considération pour l'époque présumée de l'invasion de l'accès. Il évacuait préalablement les premières voies lorsqu'elles étaient dans des conditions qu'on sait réclamer ce traitement préparatoire , et regardait le Poivre comme contre-indiqué dans les fièvres intermittentes vernales, à cause de la forme un peu sanguine qu'elles revêtent dans cette saison. Un grand nombre d'autres médecins étrangers ; ni suivi cette médication , et en ont rapporté de nombreux exemples de succès. L'un d'eux, le docteur Riedmiller, de Nuremberg, a traité ainsi fort heureusement plus de cinq cents malades.
Pris en grains, et c'est sous cette forme qu'il ost employé dans les fièvres