‹ Traité de zoologie médicale [electronic resource] (volume 2)Chapitre 50 sur 77 · L'EN! A SOLIUM · texte numérisé non relu

L'EN! A SOLIUM

logie und Thérapie, III. l«« Autlage, p. 333, 1871; 2" Auflage, p. 360, 1870.

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Les Cysticerques se rencontrent fréquemment dans l'œil ou dans ses annexes; depuis la découverte de l'ophthalmoscope, les cas s'en sont considérablement mullipliés, surtout dans la chambre postérieure et sous la rétine. Jusqu'en 1866, A. von Gràfe a observé 80 000 individus atteints de maladies des yeux : 80 avaient des Cysticerques. La distribution de ces derniers était la suivante :

Sous la conjonctive 5 fois.

Dans le tissu conjonclif de l'orbite 1 —

Dans la chambre antérieure 3 —

Dans le cristallin 1 —

Dans le corps vitré 70 —

- De son côté, Poncet a publié en 1873 une statistique relative à 54 cas de Cysticerques de l'œil relevés par lui dans les auteurs; la publication de von Gràfe semble lui être demeurée inconnue. Les parasites se répartissaient ainsi :

Dans les paupières 3 fois.

Dans le tissu conjonctif de l"orbite 10 —

Sous la conjonctive et dans la cornée 13 —

Dans la chambre antérieure 9 —

Dans le corps vitré 19 —

D'après Berlin, de Stuttgart, les Cysticerques seraient très rares dans le tissu conjonctif de l'orbite : cet auteur n'en connaît que 3 observations authentiques, dues à von Gràfe, Horner et Higgens. C'est là, sans aucun doute, un chiffre trop faible : Poncet en a réuni 10 cas, parmi lesquels figure celui de Horner, ce qui nous amène à un total de 12 observations. Le parasite se voit plus fréquemment au-dessous de la conjonctive, Blanchabd. — Zool. méd. 26

Wl ORDRE DES CliSTODES.

comme le montrent les statistiques précédentes, ainsi que les observations plus récentes de Lainati et de Manfredi.

Le premier cas de Cysticerque du globe oculaire est dû à Portai, qui écrivait, en 1803 : « J'ai trouvé des Hydatides entre ces deux membranes (la choroïde et la rétine). » Puis viennent les observations de Schott et de Logan, en 1830 et 1833, relatives

Fig. 244. — Cysticerque de la chambre antérieure de l'œil. A, têle du Cysticerque.

à des parasites de la chambre antérieure de l'œil (fig. 244). Les premiers auteurs qui aient signalé des Cysticerques dans le corps vitré sont Coccius en 1853 et von Grâfe en 1854; depuis lors, des observations analogues ont été faites bien des fois, grâce à l'emploi de l'ophthalmoscope.

Le Cysticerque du cristallin s'observe très rarement en France : on n'en connaît que quelques cas, relatés par Follin, Desmarres, Sichel fils, Poncet, de Wecker; ce dernier ne l'a vu qu'une fois sur 60000 malades. 11 semble être également très rare en Autriche, où Mautbner n'en a pas vu un seul cas sur 30000 malades. En revanche, il estassez commun en Allemagne : von Grâfe et Hirschberg en ont publié des séries d'observations.

Le parasite se voit bien plus souvent sous la rétine ou dans le corps vitré (fig. 245) et, toute proportion gardée, on l'y observerait plus fréquemment dans le nord de l'Allemagne qu'en Suisse, en France ou dans l'Allemagne du sud.

Le Cysticerque qui siège dans les chambres de l'œil est. presque toujours libre, c'est-à-dire dépourvu de membrane d'enveloppe : il nage dans le liquide et change de place suivant jd

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