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point sur l'anneau précédent. Lors de la distension de l'utérus, l'anneau s'est allongé dans toutes ses parties, mais surtout dans sa moitié postérieure : il en est résulté que le canal déférent et le vagin, d'abord exactement transversaux, décrivent maintenant une courbe oblique d'arrière en avant et de dedans en dehors.
Tel est l'état sous lequel les derniers anneaux du Ténia armé se séparent du reste de l'animal. On ne les voit que par exception se séparer un à un, mais le plus habituellement lu
Fig. 2a0. - Anneau mûr de Tœnia solium, Fig. 251. - Fragment de Tœnià vu par la face dorsale, d'après Sommer. solium composé d'anneaux Les lettres comme dans la fig. 228. mûrs, d'après Laboulbène.
malade rend un chaînon formé de 4,6 ou 10 anneaux, et parfois davantage, attenant les uns aux autres. C'est là, au premier abord, un élément important de diagnostic; des indications non moins précises seront fournies par l'aspect général des anneaux, qui sont plus étroits, plus minces, moins forts et moins gros que ceux du Ténia inerme, et aussi par ce fait .capital que les pores marginaux alternent régulièrement d'un anneau à l'autre (fig. 281). Les chaînons ainsi constitués ne sortent jflmais dans l'intervalle des selles ou malgré la volonté
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du malade ; la motilité des anneaux est moindre que chez T. saginata, elle peut pourtant durer jusqu'à vingt-quatre heures.
Il a déjà été question des anomalies que peuvent présenter les Ténias; nous avons reconnu qu'elles étaient en général les mêmes chez Tœnia saginata et chez T. solium ; ce dernier peut pourtant offrir certaines malformations qui lui sont particulières et qui, à ce titre, méritent une menlion spéciale.
Les variations dans le nombre des ventouses semblent être assez fréquentes chez Tœnia solium, sans que celte anomalie coïncide forcément avec l'existence d'une crête longitudinale sur le corps : cela ressort du moins des observations de Laker, qui trouva deux Ténias à six ventouses parmi les cinquante-neuf Vers expulsés par sa malade. Lewin a figuré (1) un Cysticerque de l'Homme avec cinq ventouses ; cette observation est particulièrement intéressante à cause de l'absence totale de crochets, la ventouse surnuméraire occupant la place même de la couronne de crochets. Ceux-ci peuvent donc faire défaut, mais il est plus fréquent de les voir augmenter de nombre et se disposer sur trois rangs.
C'est évidemment à une anomalie de ce genre qu'il faut rapporter les Vers vésiculaires que Weinland a décrits sous le nom de Cysticercus acanthotrias.
En 1845, le Dr Jeffries Wyman, de Richmond (Virginie), faisait l'autopsie d'une femme de race blanche, âgée de cinquante ans, et ayant succombé à la phthisie : il trouva de douze à quinze Cysticerqucs disséminés dans le tissu conjonctif intermusculaire et dans le tissu sous-cutané, à l'exception d'un seul qui était situé à la face interne de la dure-mère, au voisinage de l'apophyse crista-galli; les muscles renfermaient en outre des kystes de Trichine. Ces Cyslicerques furent conservés dans les collections de la Bostori Médical Improvement Society, où ils furent étiquetés : Cysticercus cellulc-sx; quelques-uns furent donnés au Musée analomique de Cambridge, Mass.
Weinland eut l'occasion d'examiner ces Cyslicerques, en I8L17. A l'œil nu, ils semblent ne différer en rien de C. cellulosa.; mais l'examen microscopique permet de reconnaître l'existence d'une triple couronne de crochets à la base du rostre (fig. 952). En outre de deux rangées de crochets à long manche, a, b, ressemblant à ceux de T. solium, on trouve une rangée externe de crochets plus petits, c, dont le manche fait défaut. Malgré leur taille inégale, les crochets de ces trois rangées atteignent tous par leur pointe un même cercle
(1) Loc. cit., pl. m, fig. 8.
T/ENIA SOLIUM. 4,5 extérieur, par suite de leur insertion à des hauteurs diverses sur le
r°Uneseul de ces Cvsticerques fut rapporté par Weinland en Europe, et Leuckart a pu Examiner. D'après le premier de ces observateurs chaque rangée renfermerait 14 crochets, soit un total de 42 crochets ; l'exemplaire étudié par Leuckart avait 16 crochets dans chaque rangée soil un total de 48 crochets. Le rostre, comme les ventouses, était large de. 350 a. La longueur des trois sortes de crochets est, d'après Weinland, 153 114 p et 63 Leuckart leur attribue une
Fig. 252. — Couronne de crochets de Cysticercus acanthotrias, d'après Weinland.
taille un peu plus grande : 196 140 et 70 p.. Les deux prolongements radicaux (manche et garde) présentent à leur extrémité un écartement de 100 (/., 70 \>. et 35 ^. ; la distance entre l'extrémié de la garde et celle de la lame est de 100 [*, 80 y. et 45 y.. Le manche est donc proportionnellement plus long que celui des crochets de T. solium; la forme générale du crochet est également plus élancée.
V, einland et Leuckart considèrent ces Cysticerques comme la larve d'un Ténia distinct de T. solium et encore inconnu, mais qui peutêtre serait capable de se développer dans l'intestin de l'Homme; à l'état larvaire, il doit être normalement parasite d'un animal de boucherie. "Weinland avait décrit le Cysticerque sous le nom de
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C. acanthotrias; Leuckart donne au Ténia supposé le nom de T. acanthotrias.
Kiichenmeisler admet au contraire qu'il s'agit ici d'une simple variété de C. cellulosse : à l'appui de son opinion, il rappelle que T. eehînococcus présente fréquemment dans la forme, la constitution et le nombre de ses crochets, des différences considérables qui s'expliquent par des variations individuelles autant que par la diversilé*des hôtes chez lesquels il se développe. Davaine et Cobbold sont également de cet avis; ce dernier ajoute que le Rev. W. Dallinger possède un C. cellulosse armé d'une triple couronne de crochets et trouvé dans le cerveau de l'Homme. Ajoutons encore que, sur une centaine de Cysticerques examinés par lui, Redon eu a rencontré un dont la tête portait 41 crochets disposés sur trois rangs.
On doit aussi considérer, au moins provisoirement, comme une simple variété de Taenia solium, le Ténia humain décrit par Cobbold sous le nom de T. tenella (nec T. tenella Pallas, 1781; nec T. tenella Pruner, 1847). Celte espèce nominale a été établie d'après des exemplaires de petite taille, dépourvus de tête, à anneaux longs de 7mm,62 et larges de 3mm,80; l'utérus était rempli d'œufs et ses branches étaient tellement contournées qu'il était difficile d'en dire exactement le nombre; les pores marginaux étaient irrégulièrement alternes. Cobbold pense que ce Ténia provient du Mouton : dans le but de donner de cette opinion une démonstration expérimentale, il fil prendre à un Agneau, pendant l'automne de 1872, des anneaux d'un Ténia qu'il rapportait à l'espèce T. tenella. Le 22 janvier 1873, l'animal fut mis à mort, mais l'examen des muscles n'amena la découverte d'aucun Cysticerque. Il n'en est pas moins certain que le Mouton héberge un Cysticerque armé, que Cobbold appela Cyslicercus ovis : des observations de J. Chatin, communiquées en 1880 à la Société nationale et centrale d'agriculture de France, mais demeurées inédites, ont montré qu'il s'agit simplement, dans ce cas, de C. tenuicollis, larve de Tsenia marginata.
Guzzardi Asmundo a décrit récemment sous le nom de T. solium var. minor, un Ténia long de lm,35 et qui nous semble se rapprocher beaucoup de la variété précédente. La tête et le cou faisaient défaut ; a part cela, l'animal était complet et ses derniers anneaux étaient remplis d'œufs; les pores marginaux alternaient. Les derniers anneaux étaient les plus longs et mesuraient J2mm sur 2mm,5. Les anneaux mûrs occupaient une longueur de 30cm, les branches de l'utérus, au nombre de 15 à 20 et non parallèles entre elles, se subdivisaient dendritiquement et se renflaient à leur extrémité. Les œufs étaient ovoïde?, longs de 36 larges de 31 p.: quelques-uns étaient arrondis.