ZOOLOGIE MÉDICALE
FAMILLE DES FILARIDES
Les Filarides sont des Vers allongés, filiformes. La bouche est de forme variable : elle présente parfois deux lèvres, parfois encore six papilles, caractères dont Molin s'est servi pour établir une classification de ces animaux. L'œsophage est grêle et non renflé en un bulbe; il y a toujours quatre paires de papilles préanales, auxquelles s'ajoute parfois une papille impaire. Le mâle a généralement la queue enroulée; il a un seul spicnle ou deux spicules inégaux. La femelle possède deux ovaires; la vulve s'ouvre ordinairement vers la partie antérieure du corps.
Cette famille comprend les huit genres Filavia, Ichtâyonema ppiroptera, Spiroxys, Dispharagus, Jh/strichis, Hedruris et fetrameres Creplin (Tropidocercn Diesing). Tous sont parasites, mais le premier est le seul qui soit représenté chez l'Homme.
R. Molin, Versuch eincr Monographie der Filarien. Sitzungsber der Wiener Aknd. der Wiss., math.-naturw. Classe, XXVIII, p. 3G5, 1857. '
R. Blanchard, Hématozoaires. Diciionn. encyd. dos se. mëd U\ xui p. 43, 1887. Voir p. C7. ' 1 ;' '
k Blanchard. — Zool. méd. II. j
ORDRE DES NÉMATODES.
Filaria inermis f.rassi, 1 887.
Sïnonymie : ? Filaria palpebralis Pace, 1867.
F. peritonsi hominis Dabos, 1880.
F. cotijunctivx Addario, 1885.
La femelle seule est connue : c'est un Ver long de 16 centimèires environ, filiforme, blanchâtre ou légèrement brunâtre, un peu aplati; sa largeur est de 0mm,475 sur toute sa longueur, sauf aux deux extrémités; l'antérieure est légèrement effilée, la postérieure l'est beaucoup plus et se termine par une pointe ordinairement incurvée.
La cuticule est épaisse de 9 (i, ornée de stries transversales délicates et de stries longitudinales plus marquées ; elle s'amincit légèrement aux extrémités. Les stries résident dans la couche externe de la cuticule, mais l'extrémité antérieure en est dépourvue, rappelant ainsi l'écusson eéphalique de la Filaire de Médine. A moins de 1 millimètre en arrière de la bouche et du côté opposé à la vulve, on remarque un point où la cuticule est interrompue. Celle-ci s'amincit encore et s'interrompt môme à peu de distance de l'extrémité caudale; à chacun de ces deux points correspond un petit canal qui émane probablement d'une glande sous-cuticulaire.
Les champs latéraux sont à peine larges de 0mm ,2 etsontpourvus d'un cordon axile ; les lignes médianes ne se voient que sur des coupes transversales. Les muscles, construits sur le type des Polymyaires, sont disposés en deux grandes masses, l'une dorsale, l'autre ventrale.
La tôte est lisse, mousse, sans papilles. La bouche est terminale, très petite, inerme ; sa forme est im peu variable suivant les individus; c'est ordinairement une sorte de calice creusé dans l'épaisseur de la cuticule, au delà de laquelle il se dilate pour se continuer avec l'œsophage. Ce dernier n'a que 0mm,62 de longueur; sa lumière est triangulaire et dépourvue de dents; il se rende en arrière et porte, vers le milieu de sa longueur, un anneau qui est sans doute le système nerveux. L'intestin est très large chez les individus de petite taille, plus étroit chez ceux de grande taille; il court en ligne droite le long de la ligne médiane et se termine à 0miB,3 en avant de l'extrémité caudale. L'anus a la forme d'une fente.
L'appareil génital est constitué par deux tubes ovariens qui remplissent la plus grande partie de la cavité du corps et qui, dans la région caudale, se pelotonnent fortement sur eux-mêmes. En avant, mais avant d'atteindre l'union de l'œsophage et de l'intestin, les deux ovaires se réunissent pour former le vagin. La. vulve se trouve tout près de la bouche.
L'animal est ovovivipare : chez un individu de grande taille, les
P1ÏÀRJÀ INERMIS.
Ubes ovariens contiennent de, milliers d'embryons, Jes uns libres les autres encore renfermés dans l'œuf; ceux-ci sont long, de 15 u Ot larges de B,6, environ; l'extrémité antérieure est arrondie et léL remont amincie; la postérieure s'effile en une pointe très fine *
La Fihure merme vit chez l'JIomme, l'Ane et le fh^v,! ru deux derniers, où elle ne doit pas être rare elle a été in . *! CCS confondue avec Maria papilL, bien' ue ft*^» même à 'œil nu. Cette espèce est voisine de F. perfora s Z in '■ n sous la peau et dans les muscles de la Fouin [TSt^' ^
Le parasite a été vu trois fois chez VHamm* r • .
lion est due à Dubini : il s'agit d UI VeMon, uf'T'î °bSerVaencore parvenu à maturité sexuelle au S 18 ™*u»**«p "on Homme et gui figure «Jl^ïï^to^llî^ F" ?" logique de l'Ospedale maggioro à Milan. at°m'e palh°-
Le second cas est celui riV r .i.a,. r ! femme inconnue, sou^s Î ÏT?
alors assistant à l'Institut anatomn n ï , metJlc°-léga,e> V. iJabès, Budapest, renconte^dXaS?^,,î-.dB 1U"iversité de convexe, large de 16 millimétré e épais de 9 ' il ^ ^ Plan" était compris entre les deux feuillets do 1 i T ^ Ce n°dule et unissait intimement la aïe m àiJ^ P Sastr°-sP*"<>e une capsule de tissu conjo if d , se ' ' T »**
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La troisième observation est dui> h r I I «t connaître sous le nom de ïZtconlÏT ° Cel auteu«"
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