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ORDRE DES ASCIDIES SIMPLES

branchial présente les deux plis hypopharyngiens, qui délimitent le canal dorsal, appareil de déglutition aboutissant à une fossette vibratile située entre les deux siphons : l'une de ses lèvres est souvent ornée de lamelles contournées en hélice ou languettes de Lisler.

Au fond du sac branchial s'ouvre l'œsophage, muni d'un sphincter ; il se continue bientôt par un estomac ovoïde, auquel fait suite un intestin, qui se recourbe sur lui-même et remonte à la face dorsale du sac branchial, pour venir déboucher dans le fond de la cavité cloacale. L'intestin porte souvent des appendices variés, dont la nature est encore inconnue.

Le cœur à la (orme d'un sac allongé; il est renfermé clans un péricarde et silué à l'extrémité postérieure de la branebie. Les contractions dont il est animé se font alternativement dans un sens ou dans l'autre, par intervalles irréguliers.

Le système nerveux est représenté par un gros ganglion silué entre les deux siphons et vers l'extrémité delà gouttière dorsale. 11 présente comme annexe une glande que Julin considère comme analogue à l'hypophyse des Verlébrés et qui s'ouvre dans le sac branchial par un ou plusieurs orifices pourvus de pavillons vibraliles.

Les sexes sont toujours réunis chez un seul et môme individu, mais le leslicule et l'ovaire fonctionnent rarement en môme temps. Ce sont des glandes en grappe, enveloppées d'ordinaire par l'anse intestinale. Le canal déférent et l'oviducte sont étroitement juxtaposés, longent le rectum, s'ouvrent dans le cloaque ou atrium, puis rejettent leurs produits au dehors. L'œuf est parfois pourvu d'un appareil de dissémination, qui résulte d'une transformation des cellules du follicule ovarien ; dans d'autres cas, il séjourne dans le cloaque et y subit son entier développement.

Les Ascidies simples sont répandues dans toutes les mers. Les genres principaux sont Ascidia, Phallusia, Ciona, Molguia, Cynthia, Boltenia, etc. Chez Clievrculius cullensis de Lacaze Uuthiers, des côtes d'Algérie, le corps est protégé par un opercule mobile. Plusieurs espèces de grande taille sont comestibles : telles sont notamment, sur les côtes de la Méditerranée, Cynthia papillosa et divers Microcosmus {M. vulgaris, M. polymorphus, M. Sabaticri), qu'on connaît à Marseille sous le nom àe violet; on mange les organes internes, dont le goùl rappelle celui des glandes génitales de l'Oursin.

Ici se placent le trois ordres des Ascidies agrégées ou sociales {Clauellina, Perophora), des Ascidies composées ou Stnascidies {Bolryllus, Amarœcium) et des Ascidies salpifohmes (Pyrosoma).

6'1* SOL'S-EHBRANCHEMENT DES ACHAMENS.

Sous-classe des Thaliacés.

Les Thaliacés ont l'aspect de petits cylindres ou de tonnelets: leurcorps est transparent comme le cristal et de consistance gélatineuse; ; l'orifice d'entrée esta l'extrémité antérieure, l'orifice de sortie à l'cx? trémité opposée. Ces animaux sont tantôt solitaires, tantôt réunis eu chaînes régulières; ils nagent à la surface de la mer, grâce aux contractions rythmiques de larges bandes musculaires disposées autour de la cavité respiratoire comme des cercles autour d'un tonneau. Leurs alternatives de contraction et de relâchement rétrécissent et élargissent successivement celle cavité : l'eau qu'elle renferme est violemment chassée par l'orifice postérieur et projette le corps en avant. L'organisation interne est plus parfaite que chez les Ascidies.

La reproduction se fait toujours par la succession de deux générations très distinctes, différant par la taille, par la forme générale et: par certains délails déstructure. De l'œuf provient un individu, asexué qui se reproduit par bourgeonnement; chacun des individus qui en résultent est hermaphrodite prolêrogyne et pond des œufs; ces . phénomènes de génération alternante ont été découverts par le poète Chamisso.

Les Tuniciers, naguère réunis aux Brachiopodes et aux Bryozoaires • en un embranchement des Molluseoïdes, ne sauraient être classés désormais ailleurs qu'à la base de l'embranchement des Chordés;. toutefois leurs relations avec les types supérieurs sont encore très i obscures. Dohrn les considère comme des Poissons dégénérés; nous • croyons plutôt qu'ils ne dérivent pas des Céphalochordés, mais qu'ils i se sont séparés de bonne heure du tronc qui a donné naissance à i ceux-ci.

SOUS-K.UBHANCHEJIEXT DES ACil AXIENS

Les Acràniens ou Leptocardcs constituent le premier groupe des Céphalocliordés. Ils ne comprennent que deux espèces, Amphioxus laneeolatus Yarrel et Epiyionichlhys pulekeîlus Peters, toutes deux de ■ petite taille et marines. La première vit enfouie dans les bancs de sable qui ne découvrent qu'aux très basses marées : on l'a trouvée en France (Arcachon, Concarneau, Roscolf), en Angleterre, dans lu i Méditerranée, aux États-Unis, aux Antilles, au Brésil, au Pérou, . dans les îles de la Sonde, en Australie et en Tasmanie. La seconde • n'a encore été vue qu'en Australie, à Moreton-Bay.

L'Amphioxus est long de 3 à 5 centimètres, aplati latéralement, de i forme lancéolée, et si diaphane qu'on peut observer par transparence

S0US-EMUKANCI1EMENT DES ACRANIENS. 015

h nlupart de ses organes. L'extrémité postérieure du corps est ornée d'une nageoire caudale qui se continue sur la ligne médiane des faces dorsale et ventrale; les nageoires paires font défaut. Les masses musculaires sont divisées par des lignes obliques en une série de segments on myomères à fibres striées, mais sans sarcolemme.

[e squelette est constitué par une nolocorde persistante, s'étendant sur toute la longueur du corps. La tûte n'est pas distincte du tronc; les membres font défaut.

La bouche est sublerminale et percée obliquement, à l'extrémité antérieure de la l'ace ventrale : c'est une fente allongée, dépourvue do mâchoires, maintenue béante par des lèvres cartilagineuses et entourée d'une couronne de cirres mobiles. A sa suite vient une large poche pharyngienne, véritable sac branchial, comparable ù celui desTuniciers, revêtu intérieurement d'un épilhélium vibratile et parcouru suivant la ligne médio-ventrale par une gouttière ciliée analogue à l'endostyle. Les parois de ce sac sont soutenues par un grand nombre de petits arcs cartilagineux obliques, qui servent de support aux vaisseaux sanguins et dans l'intervalle desquels sont percées des fentes par où l'eau, venant de la bouche, passe pour tomber dans la caviW péribranchialc. Celle-ci est distincte de la cavité générale et dérive d'un repli du tégument; elle se vide au dehors par le pore branchial. La cavité est homologue à la ebambre branchiale des Téléosléens cl le pore correspond à l'ouverture des ouïes.

L'œsophage s'ouvre au fond du sac branchial : il est court et étroit. L'estomac est large et se continue en avant par un cœcum hépatique, dont l'épithélium est teinté, ^'intestin esta peu près rectiligne; l'anus s'ouvre un peu latéralement, vers les trois quarts de la longueur du corps.

L'appareil circulatoire est dépourvu de cœur, mais présente néanmoins une perfection relative : le sang renferme des globules incolores et circule dans un système de vaisseaux clos de toutes parts, sans tomber dans des lacunes ; certains vaisseaux sont contractiles.

Le système nerveux central est constitué par une moelle percée dans toute sa longueur d'un canal de Vépendyme et présentant une série de renflements ganglionnaires qui correspondent aux racines des nerfs. En avant, la moelle présente simplement une légère dilatation; la boite crânienne fait défaut. Les nerfs se séparent de la moelle à peu près régulièrement par paires. L'extrémité antérieure de la masse nerveuse est creusée supérieurement d'une fossette dans laquelle sont enchâssées une ou deux petites taches pigmentaires noirâtres, correspondanlà des yeux rudimentaircs. Dans la môme région, mais à gauche, se voit une fossette vibratile, qui sert à l'olfaction. Les sexes sont séparés. Les glandes génitales ont la forme de cap-

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