‹ Traité de zoologie médicale [electronic resource]Chapitre 43 sur 86 · OIS SOUS-EMBRANCHEMÊNT DES VERTÉBRÉS · texte numérisé non relu

OIS SOUS-EMBRANCHEMÊNT DES VERTÉBRÉS

conséquent, qu'une dépendance de la colonne vertébrale : elle renferme la portion antérieure des centres nerveux ou encéphale, qui n'est elle-même qu'une modification secondaire de la moelle épinière.

Tous les Vertébrés présentent un double appareil circulatoire, un double système musculaire et un double système nerveux.

Le sang est un liquide alcalin, formé d'un plasma incolore ou légèrement citrin, qui lienten suspension un nombre immense de globules ou hématies ;\mv forme etleur taille varient, mais ils sont tou jours colorés en rouge par une substance albuminoïde cristallisable, Y hémoglobine. Celle-ci semble toujours présenter un môme spectre, qui est caractéristique; sa constitution chimique est néanmoins sujette à certaines variations, comme le prouvent son affinité variable pour l'oxygène et la diversité de ses formes cristallines. Elle emprunte, au milieu dans lequel vil l'animal, de l'oxygène avec lequel elle se combine chimiquement, puis qu'elle cède aux tissus. Ceux-ci respirent, c'est-à-dire comburent leur propre substance et rendent au sang de l'acide carbonique qui se dissout dans le plasma ou plutôt se combine avec le carbonate de soude qui entre dans la composition de ce dernier.

Le sang circule dans un système de vaisseaux clos de toutes parts; il est mis en mouvement parles contractions du cœur. Les vaisseaux qui mènent le sang vers les organes sont les artères; ils renferment généralement du sang oxygéné; ceux qui emportent le sang des tissus sont les veines, chargées généralement de sang pauvre en oxygène et riche en acide carbonique. Le sang veineux n'est renvoyé dans les organes qu'après avoir traversé l'appareil respiratoire (branchies ou poumons), qui est en rapport avec le milieu ambiant et dans lequel, par de simples phénomènes d'osmose, il rejette son acide carbonique et se recharge d'oxygène.

En outre de l'oxygène, le sang porte encore aux tissus les aliments élaborés par les sucs digestifs. Ces aliments proviennent de deux sources : il a lui-môme puisé les uns (peptones, glycose) dans l'intestin prèle, par l'intermédiaire des veines ; les autres (émulsions graisseuses) lui sont apportés par les vaisseaux chylifères.

Ces vaisseaux représentent la portion intestinale du système lymphatique, qui prend naissance dans les interstices du tissu conjonclif du corps entier. Les lacunes par lesquelles il naît n'ont d'abord pas de paroi propre; mais elles s'organisent bientôt en vaisseaux qui, en se réunissant successivement les uns aux autres, finissent par former un petit nombre de gros troncs qui se jettent clans le système veineux. Ces vaisseaux renferment la lymphe, liquide incolore, coagulable, constitué essentiellement par la concentration du plasma sanguin qui

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a diffusé à travers les parois des capillaires sanguins et s'est ainsi répandu dans l'intimitédes organes : la lymphe renferme néanmoins des Eucocwtes, ceUulesatniboïdesqutlui sont particulières et qui sont déversées dans'lo sang, où on les retrouve en petite quantité ; elles jouissent dans l'organisme d'une certaine autonomie.

Les muscles moteurs ou de la vie de relation sont tous formés de lires striées, à contraction rapide et volontaire. Ceu.v des organes delà vie végétative (appareil digestif, vaisseaux sanguins et lymphatiques, muscles intrinsèques de l'appareil respiratoire et des organes génitourinaires) sont, au contraire, constitués par des fibres-cellules ou fibres lisses, à contraction lento et réflexe; le cœur, dont les mouvements se répètent un grand nombre de fois par minute, est, par exception, formé de muscles striés.

A chacun de ces systèmes musculaires correspond un système nerveux particulier.

Les nerfs sensitifs ou centripètes transmettent au névraxe ou système nerveux central les impressions reçues ; celui-ci émet d'autre part des nerfs moteurs ou centrifuges, qui vont se terminer dans les muscles par les plaques motrices ou plaques de Rouget. Ces deux sortes de nerfs, distincts au point de vue fonctionnel, ont une structure identique; chacun de leurs filets est formé de trois parties : un filament nerveux ou cylindre-axe (cylindrus-axis), prolongement d'une cidlule nerveuse renfermée dans les cenlres; un manchon de myéline, interrompu de place en place et jouant le rôle de corps isolant; une enveloppe extérieure ou gaine de Schwann, mince et homogène, mais présentant encore ça et là des noyaux à sa face interne, comme preuve de son origine cellulaire. La myéline est spéciale aux nerfs des Vertébrés ; elle est constituée par de la lécilhine, graisse phosphorée biréfringente.

Les organes de la vie végétative sont innervés par le système nerveux grand sympathique ou système nerveux viscéral, analogue au slomalogastrique des Annélides, des Mollusques et des Arthropodes. Le grand sympathique est formé de filets nerveux sans myéline ou fibres de Remak, qui vont se distribuer aux viscères, ainsi qu'à certaines glandes et à certains organes des sens (œil). Ces nerfs présentent sur leur trajet des amas de cellules nerveuses constituant des ganglions et forment en quelques points des plexus plus ou moins riches. Ils naissent du névraxe par quelques rameaux, plus nombreux à la moelle qu'à l'encéphale, et se séparent de celle-ci en même temps que les nerfs rachidiens. Les filets d'un môme côté se jettent dans une série de ganglions portés par un long cordon qui passe tout le long de la colonne vertébrale, de chaque côté et à la face inférieure des corps vertébraux; de ce cordon principal se séparent tous les nerfs du système.

Sauf de rares exceptions, les sexes sont séparés.

Suivant que le crâne manque ou non d'appendices constituant les mâchoires, on divise les Vertébrés en deux groupes fort inégaux: les Gyclostomes ou Agnalhea ne comprennent qu'un seul ordre, qui rentre dans la classe des Poissons; les Gnathostomes comprennent tous les autres Crûiiiotes, savoir : la plupart des Poissons et quatre autres classes (Batraciens, Reptiles, Oiseaux et Mammifères). Les Cyclostomes méritent le nom de Monorhiniens : leur organe olfactif consiste en une seule fosse nasale, développée sur la ligne médiane. Les Gnathostomes sont, au contraire, des Am/j/iirhiniens : ils ont deux fosses nasales, qui s'ouvrent en arrière dans le pharynx.

Les Poissons sont des animaux aquatiques, à respiration exclusivement branchiale et généralement dépourvus de métamorphoses. Ils possèdent toujours des nageoires impaires et le plus souvent des nageoires paires, représentant deux paires de membres; le cœur est veineux et formé de deux cavités, l'oreillette étant en arrière et le ventricule en avant. On les divise en cinq sous-classes.

Sous -classe des Cyclostomes.

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