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DES INDICATIONS DE LA TÉNOTOMIE DANS LE STIUBISME LATENT

Pour comprendre combien l'insuffisance musculaire porte atteinte à la vision binoculaire, il suffit de lire pendant quelques instants avec de faibles verres prismatiques à base externe; la fatigue ne tarde pas à devenir considérable. Cette exagération continuelle de la tension des droits internes exerce, comme nous

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l'avons vu, une influence des plus fâcheuses sur le développement île la myopie progressive. G'esl pour remédier à ces inconvénients que dotiwefe a eu l'idée de combattre l'insuffisance de ces muscles par la ténolomio do leurs antagonistes : intervention délicate pour laquelle il importe de donner des règles précises. Pour que l'opération soit justifiée, l'insuffisance doit exister, non seulement dans la vision de près, mais encore dans la vision éloignée et le reculement du muscle le plus fort doit Cire proportionné à sa prépondérance fonctionnelle.

Voici comment de Grrefe a posé les indications de ce qu'il appelle le dosage de l'opération : Pour reconnaître de combien la puissance du droit externe dépasse celle du droit interne dans la vision éloignée, il met devant l'œil soupçonné atteint d'insuffisance musculaire, un prisme à base interne, un peu fort, de 18 degrés environ ; puis il place une bougie allumée à la distance de la vision distincte, pour l'éloigner ensuite petit à petit. A un moment donné, quand la déviation vers l'arête du prisme, allant toujours en augmentant au fur et à mesure qu'on écarte la bougie et que la convergence diminue, n'est plus compensée par la déviation du globe de l'œil en dehors, produite par la contraction exagérée du droit externe, le sujet accuse des images doubles homonymes. Il est évident que, moins grande sera la puissance d'abduction, pius la distance à laquelle apparaîtront les images doubles, sera courte. Aussi, si avec un prisme de 18 degrés, le dédoublement s'opère à 2 mètres, on recommencera l'épreuve avec un de 16 degrès; si c'est àl mètre, avec un de 14 degrés, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on atteigne le prisme le plus faible (prisme limite), qui donnera alors la valeur du strabisme latent pour l'éloignement.

Pour éviter ces essais successifs de verres prismatiques de plus en plus faibles, M. Crétès a eu l'ingénieuse idée de construire un prisme mobile à axe constant (fig. 71) dont voici le mécanisme :

Deux prismes étant superposés, base sur base (fig. 1), leurs réfractions s'ajoutent, 8° + 8° = 16".

S'ils sont placés base sur arête, elle s'annule (fig. 2) ; entre ces deux extrêmes, on peut obtenir une série ascendante de réfractions prismatiques.

Dans une monture disposée à cet effet, sont placés les deux prismes, qui peuvent tourner l'un sur l'autre en sens inverse et d'une quantité égale; cette disposition permet d'avoir l'axe du prisme, obtenu par la combinaison, dans une direction constante (AB).

Quand l'indicateur est au point zéro, les deux prismes sont

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